Selon un rapport publié ce lundi 7 janvier par l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), les groupes armés utilisent la traite des êtres humains comme stratégie pour financer leurs activités ou augmenter leurs effectifs dans les conflits du monde entier.

Selon le rapport mondial sur la traite des personnes, le recrutement d'enfants à des fins militaires est largement documenté dans les conflits, entre autres en Afrique centrale et au Moyen-Orient. Ces groupes se livrent également au trafic d'adultes et d'enfants pour l'extraction minière ou autre ainsi que pour répandre la peur et contrôler la population locale. 

Les femmes et les filles sont victimes de la traite à des fins d'"esclavage sexuel". Dans les zones de conflit, non seulement les groupes armés mais aussi d'autres criminels se livrent à la traite des personnes fuyant le danger et les persécutions. Les populations déplacées de force ont été la cible de trafiquants, notamment des réfugiés syriens et irakiens, des Afghans et des Rohingyas. 

Le rapport souligne que les circonstances engendrées ou exacerbées par les conflits armés, telles que les déplacements, la faiblesse de l'Etat de droit, les difficultés socio-économiques, la fragmentation sociale et l'éclatement des familles, augmentent la vulnérabilité des personnes. 

Le rapport montre également que 70% des victimes détectées dans le monde de la traite sont des femmes. Environ la moitié d'entre elles sont adultes, tandis que les filles représentent un cinquième de toutes les victimes et leur part du total est en augmentation. 

L'exploitation sexuelle reste la principale fonction de la traite, avec 59% environ, tandis que le travail forcé représente environ 34% de tous les cas détectés. 

Au sujet des enfants, les tendances semblent légèrement différentes. Si les garçons sont principalement victimes de la traite à des fins de travail forcé (50%), nombre d'entre eux sont également victimes d'exploitation sexuelle (27%) et d'"autres" formes d'exploitation telles que la mendicité, l'implication dans les combats armés (enfants soldats) et les actes criminels forcés. Les filles victimes de la traite sont, dans 72% des cas, soumises à l'exploitation sexuelle et dans 21% des cas, au travail forcé. 

Qu'en est-il de la région MENA? 

Dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), notamment en Algérie, Maroc, Tunisie et Egypte, les adultes représentaient la majorité des victimes (86%) en 2016, avec un peu plus de femmes que d'hommes.

Le nombre d'enfants victimes de la traite est relativement faible par rapport aux autres régions, indique le rapport. Les garçons sont de loin plus nombreux que les filles.

En Afrique du Nord, la majorité des victimes sont des enfants, exploités pour la mendicité ou pour le prélèvement d'organes, tandis qu'au Moyen-Orient, la quasi-totalité des victimes sont des adultes.

Le rapport ajoute aussi qu'en Afrique du Nord, plus de 8 victimes de la traite sur 10 sont exploitées à l'intérieur de leurs pays. Les victimes d'Afrique du Nord sont également exploitées dans les régions les plus riches, comme au Moyen-Orient et en Europe occidentale.

Quant aux pays du Golfe, les victimes de la traite interne sont rares. Au contraire, cette partie du monde est une destination des victimes de la traite, originaires de l'Asie du Sud, d'Asie de l'Est, d'Europe de l'Est et d'Afrique du Nord.

Dans le reste du Moyen-Orient, les victimes viennent en grande partie de la Syrie, d'Europe et d'Afrique.

Il est à noter que le rapport mondial sur la traite des personnes est produit tous les deux ans par l'ONUDC.

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Selon le rapport mondial sur la traite des personnes, le recrutement d'enfants à des fins militaires est largement documenté dans les conflits, entre autres en Afrique centrale et au Moyen-Orient. Ces groupes se livrent également au trafic d'adultes et d'enfants pour l'extraction minière ou autre ainsi que pour répandre la peur et contrôler la population locale. 

Les femmes et les filles sont victimes de la traite à des fins d'"esclavage sexuel". Dans les zones de conflit, non seulement les groupes armés mais aussi d'autres criminels se livrent à la traite des personnes fuyant le danger et les persécutions. Les populations déplacées de force ont été la cible de trafiquants, notamment des réfugiés syriens et irakiens, des Afghans et des Rohingyas. 

Le rapport souligne que les circonstances engendrées ou exacerbées par les conflits armés, telles que les déplacements, la faiblesse de l'Etat de droit, les difficultés socio-économiques, la fragmentation sociale et l'éclatement des familles, augmentent la vulnérabilité des personnes. 

Le rapport montre également que 70% des victimes détectées dans le monde de la traite sont des femmes. Environ la moitié d'entre elles sont adultes, tandis que les filles représentent un cinquième de toutes les victimes et leur part du total est en augmentation. 

L'exploitation sexuelle reste la principale fonction de la traite, avec 59% environ, tandis que le travail forcé représente environ 34% de tous les cas détectés. 

Au sujet des enfants, les tendances semblent légèrement différentes. Si les garçons sont principalement victimes de la traite à des fins de travail forcé (50%), nombre d'entre eux sont également victimes d'exploitation sexuelle (27%) et d'"autres" formes d'exploitation telles que la mendicité, l'implication dans les combats armés (enfants soldats) et les actes criminels forcés. Les filles victimes de la traite sont, dans 72% des cas, soumises à l'exploitation sexuelle et dans 21% des cas, au travail forcé. 

Qu'en est-il de la région MENA? 

Dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), notamment en Algérie, Maroc, Tunisie et Egypte, les adultes représentaient la majorité des victimes (86%) en 2016, avec un peu plus de femmes que d'hommes.

Le nombre d'enfants victimes de la traite est relativement faible par rapport aux autres régions, indique le rapport. Les garçons sont de loin plus nombreux que les filles.

En Afrique du Nord, la majorité des victimes sont des enfants, exploités pour la mendicité ou pour le prélèvement d'organes, tandis qu'au Moyen-Orient, la quasi-totalité des victimes sont des adultes.

Le rapport ajoute aussi qu'en Afrique du Nord, plus de 8 victimes de la traite sur 10 sont exploitées à l'intérieur de leurs pays. Les victimes d'Afrique du Nord sont également exploitées dans les régions les plus riches, comme au Moyen-Orient et en Europe occidentale.

Quant aux pays du Golfe, les victimes de la traite interne sont rares. Au contraire, cette partie du monde est une destination des victimes de la traite, originaires de l'Asie du Sud, d'Asie de l'Est, d'Europe de l'Est et d'Afrique du Nord.

Dans le reste du Moyen-Orient, les victimes viennent en grande partie de la Syrie, d'Europe et d'Afrique.

Il est à noter que le rapport mondial sur la traite des personnes est produit tous les deux ans par l'ONUDC.

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