Depuis quelques mois, la DGSN, Direction générale de la sûreté nationale met progressivement en application une nouvelle stratégie, dont elle espère davantage d’efficacité et une amélioration du sentiment de sécurité au sein de la population. Médias24 dévoile les grandes lignes de cette stratégie.

Si le nouveau visage de la DGSN devait avoir un nom, ce serait celui de Abdellatif Hammouchi. Le discret patron de la DGST est également celui de la DGSN depuis le 15 mai 2015, date à laquelle le Souverain l’a nommé à ce poste.

Son nom revient plusieurs fois et spontanément dans la conversation que nous avons eue avec des sources sécuritaires autorisées. 

Après coup, la nomination paraît logique, dans la mesure où les deux instances servent le même objectif, qui est celui de la sécurité.

Un rapide diagnostic d’abord:

-l’insatisfaction du client, final qui est le citoyen. Insatisfaction perceptible au niveau des réseaux sociaux et des médias.

-l’apparition de “nouveaux défis sécuritaires“, autrement dit des formes nouvelles de criminalité: terrorisme, cybercriminalité, grand banditisme, drogues dures, hooliganisme… La demande ayant changé, il fallait que l’offre s’adapte.

-la nécessaire application du nouveau concept d’autorité lancé par le Roi Mohammed VI dès son avènement sur le Trône en 1999.

-la sécurité est un bénéfice commun à tous; tout le monde peut être appelé à la produire. Le concept de co-production de la sécurité, qui fait son chemin dans les pays avancés, est indirectement présent dans la Constitution marocaine:

Article 12

(…) Les associations intéressées à la chose publique, et les organisations non gouvernementales, contribuent, dans le cadre de la démocratie participative, à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des décisions et des projets des institutions élues et des pouvoirs publics.

Article 13

Les pouvoirs publics œuvrent à la création d’instances de concertation, en vue d’associer les différents acteurs sociaux à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques.

 

Nous verrons que ces deux articles trouvent un écho dans la nouvelle stratégie.

Une stratégie en 3 axes

La nouvelle stratégie repose sur trois piliers:

-La moralisation.

-Des projets structurants, tels que l’amélioration de la qualité du service public, l’ouverture sur la société, la refonte de la formation ou encore l’instauration systématique des appels à candidature pour les postes de responsabilité.

-L’intensification des interventions de lutte contre la criminalité.

Moralisation: la carotte et le bâton

Voyons quelques détails.

Sur la moralisation: c’est un chantier qui est toujours compliqué, partout où il est mené, car la nature humaine est complexe et les habitudes ancrées deviennent des acquis. La police est d’ailleurs perçue au Maroc comme étant un corps qui n’est pas épargné par la corruption, comme l’ont montré des études d perception.

Ici, on a recours au vieux système de la carotte et du bâton. D’abord, des campagnes de sensibilisation et de formation, en vue de prémunir contre les dérives et les tentations. Ensuite, répression en cas d’écart et zéro tolérance dans ce domaine.

Il y a aussi, motivation et récompense: récemment, à l’aéroport Mohammed V, une opération complexe a permis de démanteler une bande et de saisir 57 kilos de chira destinés à être exportés. Les fonctionnaires qui ont réussi cette opération qui a duré quatre mois ont été récompensés sous différentes formes, y compris pécuniaire.

Un suivi est effectué pour jauger les réactions des citoyens en termes de perception. Dans toute suspicion d’affaire relevant du pénal et impliquant des fonctionnaires de la DGSN, le dossier est systématiquement transmis au parquet. 275 fonctionnaires ont été présentés à la Justice depuis le mois de mai.

Dans les autres cas, comme les écarts par rapport au règlement, c’est le conseil de discipline.  Plus de 1.500 fonctionnaires ont été déférés devant le conseil de discipline depuis le mois de mai, dont 54 ont été révoqués.

Une réforme phare: Police-secours

Si vous habitez Rabat, vous pouvez le vérifier en composant le 19. L’expérience de Rabat sera progressivement étendue à tout le royaume.

La réforme du “19“ a été lancée à titre de projet-pilote, dans la ville de Rabat, le 14 septembre 2015. Elle est l’un des piliers du second axe de la nouvelle stratégie, celui des projets structurants.

Le premier projet structurant consiste donc à améliorer la qualité du produit, pour que le client final soit mieux servi. Et cela commence par rapprocher la police du citoyen, à la fois proximité physique et refonte de police-secours.

Les véhicules de police auront un nouveau look: ils sont repeints pour être plus visibles, peut-être aussi pour inaugurer une nouvelle identité.

Ci-dessus, les motards faisant partie de la nopuvelle unité de Police-Secours à Rabat

Aujourd’hui à Rabat, et pour prendre un indicateur international, le temps d’intervention sur le terrain suite à un appel au “19“ est passé sous la barre des dix minutes, nous assurent nos sources, alors qu’il peut être de 25 mn dans de grandes capitales internationales.

Le “19“ a été refait sur le modèle des centres d’appel. Cela signifie des locaux et une téléphonie adaptés, et un nombre de lignes suffisant. 40 lignes groupées et gérées par logiciel ont remplacé le vieux standard à 4 lignes.

Sur le terrain, une unité d’intervention spécialement dédiée au “19“ a été créée. Aujourd’hui, elle est composée de 80 motards,qui sont répartis sur la ville. Dans trois mois, 60 motards supplémentaires seront intégrés puis 60 autres un trimestre plus tard.

Dans six mois donc, ce sont au final 200 motards seront répartis dans les différentes zones et directement reliés au “19“. Temps de réponse: moins de dix minutes. Et en cas d’incident majeur, 50 motards peuvent être sur les lieux en une quinzaine de minutes.

Nos interlocuteurs estiment qu’à Rabat, Police-Secours est  devenu un service crédible. Son existence, sa réactivité, la présence et la visibilité des motards sur le terrain donnent à l’habitant un sentiment de sécurité, selon les réactions et remontées dont dispose la DGSN. Les appels vers Police-Secours ont quadruplé en quelques semaines.

En plus de leur formation de base, les motards et les opérateurs de la ligne 19 ont bénéficié de deux formations complémentaires: gestion du stress et communication.

Dans 6 mois, la DGSN espère étendre cette expérience pilote aux environs de Rabat, à commencer par Salé et Témara; avant une généralisation progressive à l’ensemble du territoire national.

La réforme du “19“ rapproche du citoyen et améliore le sentiment de sécurité. Cette évolution est renforcée par les actions dans les domaines de la communication, l’ouverture sur les médias et sur la société civile.

Par exemple, en milieu scolaire, des campagnes de sensibilisation sont menées: plus de 1.900 établissements scolaires ont été visités en 6 mois. Des cours ont été donnés par des officiers de police au profit de 280.000 élèves au total: sensibilisation au code de la route, éducation à la citoyenneté, prévention de la délinquance juvénile, de l’usage des drogues, prévention des risques sur Internet.

24.500 ONG ont été reçues par les autorités dans les différentes régions et en fonction de la qualité des observations recueillies, l’offre de sécurité est adaptée aux doléances.

Refonte de la formation

C’est le second projet structurant. Dans la formation de base, la culture des droits de l’homme a été renforcée. La formation de base est devenue une formation par objectifs: droits de l’omme, relations avec le citoyen et enfin lutte contre la criminalité. Un code de déontologie a été élaboré. 14 articles sur 28 sont consacrés aux droits de l’homme.

Les matières scientifiques et techniques ont été renforcées pour répondre aux nouveaux types de criminalité.

Les responsabilités accessibles sur concours

C’est une première dans un corps d’autorité. Les postes de responsabilité sont maintenant occupés selon une procédure institutionnalisée: dès la vacance d’un poste, un appel national à candidature est lancé, suivi d’une manifestation d’intérêt, puis un examen écrit et enfin le passage final devant une commission.

Les trois éléments qui entrent en ligne de compte dans le choix sont le mérite, la compétence et l’intégrité.

C’est dans le cadre de cette nouvelle procédure que viennent d’être nommés deux hauts responsables sécuritaires: le chef de la police de Salé et le chef de district de Tanger.

Une police plus présente sur le terrain

Le “19“ et son unité de motards dédiée en sont un exemple.

Un autre exemple est la surveillance des alentours des établissements scolaires. 4.500 établissements ont été surveillés en six mois et 1.250 suspects interpellés, impliqués dans des infractions telles que les violences, la distribution de drogues ou le harcèlement.

Par exemple, les équipes de terrain à Fès ont été récemment renforcées par des services de la BNPJ et du service central d’intervention de la sécurité publique, pour faire face aux dérivés sécuritaires. Cette fois-ci, la DGSN n’a pas opéré par rafles. Elle a concentré son action sur les individus recherchés. 575 d’entre eux ont été arrêtés à Fès entre le 20 octobre et le 2 novembre.

Un individu recherché est toujours un récidiviste en puissance, en raison de la législation marocaine de cumul des peines et des infractions.  De sorte que, se sachant recherché, il sait que s’il commet davantage d’infractions, il ne risque pas forcement davantage au niveau des peines. Des actions nationales ciblent directement les délinquants et criminels recherchés.

La DGSN évalue maintenant son action à travers des indicateurs de performance, comme l’évaluation de la satisfaction de la population, l’optimisation des ressources et des moyens, l’analyse des statistiques de criminalité et le benchmark par rapport à d’autres pays et aux indicateurs internationaux.

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Depuis quelques mois, la DGSN, Direction générale de la sûreté nationale met progressivement en application une nouvelle stratégie, dont elle espère davantage d’efficacité et une amélioration du sentiment de sécurité au sein de la population.

Médias24 dévoile les grandes lignes de cette stratégie.

Si le nouveau visage de la DGSN devait avoir un nom, ce serait celui de Abdellatif Hammouchi. Le discret patron de la DGST est également celui de la DGSN depuis le 15 mai 2015, date à laquelle le Souverain l’a nommé à ce poste.

Son nom revient plusieurs fois et spontanément dans la conversation que nous avons eue avec des sources sécuritaires autorisées. 

Après coup, la nomination paraît logique, dans la mesure où les deux instances servent le même objectif, qui est celui de la sécurité.

Un rapide diagnostic d’abord:

-l’insatisfaction du client, final qui est le citoyen. Insatisfaction perceptible au niveau des réseaux sociaux et des médias.

-l’apparition de “nouveaux défis sécuritaires“, autrement dit des formes nouvelles de criminalité: terrorisme, cybercriminalité, grand banditisme, drogues dures, hooliganisme… La demande ayant changé, il fallait que l’offre s’adapte.

-la nécessaire application du nouveau concept d’autorité lancé par le Roi Mohammed VI dès son avènement sur le Trône en 1999.

-la sécurité est un bénéfice commun à tous; tout le monde peut être appelé à la produire. Le concept de co-production de la sécurité, qui fait son chemin dans les pays avancés, est indirectement présent dans la Constitution marocaine:

Article 12

(…) Les associations intéressées à la chose publique, et les organisations non gouvernementales, contribuent, dans le cadre de la démocratie participative, à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des décisions et des projets des institutions élues et des pouvoirs publics.

Article 13

Les pouvoirs publics œuvrent à la création d’instances de concertation, en vue d’associer les différents acteurs sociaux à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques.

 

Nous verrons que ces deux articles trouvent un écho dans la nouvelle stratégie.

Une stratégie en 3 axes

La nouvelle stratégie repose sur trois piliers:

-La moralisation.

-Des projets structurants, tels que l’amélioration de la qualité du service public, l’ouverture sur la société, la refonte de la formation ou encore l’instauration systématique des appels à candidature pour les postes de responsabilité.

-L’intensification des interventions de lutte contre la criminalité.

Moralisation: la carotte et le bâton

Voyons quelques détails.

Sur la moralisation: c’est un chantier qui est toujours compliqué, partout où il est mené, car la nature humaine est complexe et les habitudes ancrées deviennent des acquis. La police est d’ailleurs perçue au Maroc comme étant un corps qui n’est pas épargné par la corruption, comme l’ont montré des études d perception.

Ici, on a recours au vieux système de la carotte et du bâton. D’abord, des campagnes de sensibilisation et de formation, en vue de prémunir contre les dérives et les tentations. Ensuite, répression en cas d’écart et zéro tolérance dans ce domaine.

Il y a aussi, motivation et récompense: récemment, à l’aéroport Mohammed V, une opération complexe a permis de démanteler une bande et de saisir 57 kilos de chira destinés à être exportés. Les fonctionnaires qui ont réussi cette opération qui a duré quatre mois ont été récompensés sous différentes formes, y compris pécuniaire.

Un suivi est effectué pour jauger les réactions des citoyens en termes de perception. Dans toute suspicion d’affaire relevant du pénal et impliquant des fonctionnaires de la DGSN, le dossier est systématiquement transmis au parquet. 275 fonctionnaires ont été présentés à la Justice depuis le mois de mai.

Dans les autres cas, comme les écarts par rapport au règlement, c’est le conseil de discipline.  Plus de 1.500 fonctionnaires ont été déférés devant le conseil de discipline depuis le mois de mai, dont 54 ont été révoqués.

Une réforme phare: Police-secours

Si vous habitez Rabat, vous pouvez le vérifier en composant le 19. L’expérience de Rabat sera progressivement étendue à tout le royaume.

La réforme du “19“ a été lancée à titre de projet-pilote, dans la ville de Rabat, le 14 septembre 2015. Elle est l’un des piliers du second axe de la nouvelle stratégie, celui des projets structurants.

Le premier projet structurant consiste donc à améliorer la qualité du produit, pour que le client final soit mieux servi. Et cela commence par rapprocher la police du citoyen, à la fois proximité physique et refonte de police-secours.

Les véhicules de police auront un nouveau look: ils sont repeints pour être plus visibles, peut-être aussi pour inaugurer une nouvelle identité.

Ci-dessus, les motards faisant partie de la nopuvelle unité de Police-Secours à Rabat

Aujourd’hui à Rabat, et pour prendre un indicateur international, le temps d’intervention sur le terrain suite à un appel au “19“ est passé sous la barre des dix minutes, nous assurent nos sources, alors qu’il peut être de 25 mn dans de grandes capitales internationales.

Le “19“ a été refait sur le modèle des centres d’appel. Cela signifie des locaux et une téléphonie adaptés, et un nombre de lignes suffisant. 40 lignes groupées et gérées par logiciel ont remplacé le vieux standard à 4 lignes.

Sur le terrain, une unité d’intervention spécialement dédiée au “19“ a été créée. Aujourd’hui, elle est composée de 80 motards,qui sont répartis sur la ville. Dans trois mois, 60 motards supplémentaires seront intégrés puis 60 autres un trimestre plus tard.

Dans six mois donc, ce sont au final 200 motards seront répartis dans les différentes zones et directement reliés au “19“. Temps de réponse: moins de dix minutes. Et en cas d’incident majeur, 50 motards peuvent être sur les lieux en une quinzaine de minutes.

Nos interlocuteurs estiment qu’à Rabat, Police-Secours est  devenu un service crédible. Son existence, sa réactivité, la présence et la visibilité des motards sur le terrain donnent à l’habitant un sentiment de sécurité, selon les réactions et remontées dont dispose la DGSN. Les appels vers Police-Secours ont quadruplé en quelques semaines.

En plus de leur formation de base, les motards et les opérateurs de la ligne 19 ont bénéficié de deux formations complémentaires: gestion du stress et communication.

Dans 6 mois, la DGSN espère étendre cette expérience pilote aux environs de Rabat, à commencer par Salé et Témara; avant une généralisation progressive à l’ensemble du territoire national.

La réforme du “19“ rapproche du citoyen et améliore le sentiment de sécurité. Cette évolution est renforcée par les actions dans les domaines de la communication, l’ouverture sur les médias et sur la société civile.

Par exemple, en milieu scolaire, des campagnes de sensibilisation sont menées: plus de 1.900 établissements scolaires ont été visités en 6 mois. Des cours ont été donnés par des officiers de police au profit de 280.000 élèves au total: sensibilisation au code de la route, éducation à la citoyenneté, prévention de la délinquance juvénile, de l’usage des drogues, prévention des risques sur Internet.

24.500 ONG ont été reçues par les autorités dans les différentes régions et en fonction de la qualité des observations recueillies, l’offre de sécurité est adaptée aux doléances.

Refonte de la formation

C’est le second projet structurant. Dans la formation de base, la culture des droits de l’homme a été renforcée. La formation de base est devenue une formation par objectifs: droits de l’omme, relations avec le citoyen et enfin lutte contre la criminalité. Un code de déontologie a été élaboré. 14 articles sur 28 sont consacrés aux droits de l’homme.

Les matières scientifiques et techniques ont été renforcées pour répondre aux nouveaux types de criminalité.

Les responsabilités accessibles sur concours

C’est une première dans un corps d’autorité. Les postes de responsabilité sont maintenant occupés selon une procédure institutionnalisée: dès la vacance d’un poste, un appel national à candidature est lancé, suivi d’une manifestation d’intérêt, puis un examen écrit et enfin le passage final devant une commission.

Les trois éléments qui entrent en ligne de compte dans le choix sont le mérite, la compétence et l’intégrité.

C’est dans le cadre de cette nouvelle procédure que viennent d’être nommés deux hauts responsables sécuritaires: le chef de la police de Salé et le chef de district de Tanger.

Une police plus présente sur le terrain

Le “19“ et son unité de motards dédiée en sont un exemple.

Un autre exemple est la surveillance des alentours des établissements scolaires. 4.500 établissements ont été surveillés en six mois et 1.250 suspects interpellés, impliqués dans des infractions telles que les violences, la distribution de drogues ou le harcèlement.

Par exemple, les équipes de terrain à Fès ont été récemment renforcées par des services de la BNPJ et du service central d’intervention de la sécurité publique, pour faire face aux dérivés sécuritaires. Cette fois-ci, la DGSN n’a pas opéré par rafles. Elle a concentré son action sur les individus recherchés. 575 d’entre eux ont été arrêtés à Fès entre le 20 octobre et le 2 novembre.

Un individu recherché est toujours un récidiviste en puissance, en raison de la législation marocaine de cumul des peines et des infractions.  De sorte que, se sachant recherché, il sait que s’il commet davantage d’infractions, il ne risque pas forcement davantage au niveau des peines. Des actions nationales ciblent directement les délinquants et criminels recherchés.

La DGSN évalue maintenant son action à travers des indicateurs de performance, comme l’évaluation de la satisfaction de la population, l’optimisation des ressources et des moyens, l’analyse des statistiques de criminalité et le benchmark par rapport à d’autres pays et aux indicateurs internationaux.

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