Le Conseil de sécurité observe la fronde du Maroc contre les propos de Ban Ki-moon et sa visite dans le no man’s land de Bir Lahlou. Madrid propose sa médiation entre Rabat et le secrétaire général.

Après les propos de Ban Ki-moon sur “l’occupation“ par le Maroc de ses provinces du sud, la visite à Bir Lahlou et le salut au drapeau du Polisario, le Maroc avait réagi en limitant ses relations avec les Nations-Unies. Lundi 21 mars,  Rabat a demandé la fermeture par la Minurso de son bureau de liaison militaire situé à Dakhla.

Les 15 du conseil de sécurité observent

Lundi également, le départ de plus de 70 membres de la Minurso s’est poursuivi vers Las Palmas aux Iles Canaries, au moment où le secrétaire général des Nations-Unies déjeunait avec les 15 ambassadeurs des pays-membres du Conseil de sécurité.

Comme jeudi dernier à l’issue de ses échanges, le Conseil de sécurité n’a ni officiellement soutenu Ban Ki-moon, ni condamné les mesures prises par Rabat suite aux déclarations du secrétaire général des Nations-Unies.

La journée de lundi a aussi et surtout été marquée par deux nouveaux développements, l’un sur le terrain, l’autre diplomatique.

Rabat demande à la Minurso de quitter Dakhla

Sur le terrain, Rabat a demandé à la Minurso de fermer son bureau de liaison militaire situé à Dakhla. A travers cette demande, Rabat montre sa détermination à exercer sa souveraineté sur l’ensemble du territoire sans réserves diplomatiques et pour pleinement assurer la sécurité de ses frontières,  dans une zone fréquentée par de nombreux groupes terroristes.

 La mesure semble également compenser la «marche arrière» effectuée par Rabat au sujet de sa décision de retrait de ses contingents de maintien de la paix en Côte d’Ivoire, au Congo et en Centrafrique, une mesure de rétorsion qui s’est finalement révélée plus «sanguine» que sage.

Tant la Centrafrique, le Congo que la Côte d’Ivoire ont besoin de stabilité et de sécurité et le Maroc ne pouvait pas contribuer à la détérioration d’une situation sécuritaire dans des pays amis, sous prétexte d ‘exprimer sa colère contre Ban Ki-moon.

Madrid s’exprime

Enfin, Madrid, par la voix de son secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Ignacio Ibanez, a indiqué «vouloir réduire la tension entre les Nations-Unies et le Maroc». Ignacio Ybanez présent aux Nations-Unies cette semaine, a fait cette déclaration à New York. Ybanez a précisé que son pays maintient un dialogue avec le Maroc et les autres parties et que son pays «souhaite aider, pas en rajouter à une situation déjà compliquée en soi».  

Lundi, le porte-parole  adjoint de l’ONU Farhan Haq a indiqué que «l’ONU est en contact avec les autorités marocaines pour trouver une solution mutuellement acceptable» pour sortir de cette crise. Son collègue  Stéphane Dujarric avait de son côté vendredi fortement critiqué les pays-membres du Conseil de sécurité «de ne pas avoir appuyé le secrétaire général».

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Le Conseil de sécurité observe la fronde du Maroc contre les propos de Ban Ki-moon et sa visite dans le no man’s land de Bir Lahlou. Madrid propose sa médiation entre Rabat et le secrétaire général.

Après les propos de Ban Ki-moon sur “l’occupation“ par le Maroc de ses provinces du sud, la visite à Bir Lahlou et le salut au drapeau du Polisario, le Maroc avait réagi en limitant ses relations avec les Nations-Unies. Lundi 21 mars,  Rabat a demandé la fermeture par la Minurso de son bureau de liaison militaire situé à Dakhla.

Les 15 du conseil de sécurité observent

Lundi également, le départ de plus de 70 membres de la Minurso s’est poursuivi vers Las Palmas aux Iles Canaries, au moment où le secrétaire général des Nations-Unies déjeunait avec les 15 ambassadeurs des pays-membres du Conseil de sécurité.

Comme jeudi dernier à l’issue de ses échanges, le Conseil de sécurité n’a ni officiellement soutenu Ban Ki-moon, ni condamné les mesures prises par Rabat suite aux déclarations du secrétaire général des Nations-Unies.

La journée de lundi a aussi et surtout été marquée par deux nouveaux développements, l’un sur le terrain, l’autre diplomatique.

Rabat demande à la Minurso de quitter Dakhla

Sur le terrain, Rabat a demandé à la Minurso de fermer son bureau de liaison militaire situé à Dakhla. A travers cette demande, Rabat montre sa détermination à exercer sa souveraineté sur l’ensemble du territoire sans réserves diplomatiques et pour pleinement assurer la sécurité de ses frontières,  dans une zone fréquentée par de nombreux groupes terroristes.

 La mesure semble également compenser la «marche arrière» effectuée par Rabat au sujet de sa décision de retrait de ses contingents de maintien de la paix en Côte d’Ivoire, au Congo et en Centrafrique, une mesure de rétorsion qui s’est finalement révélée plus «sanguine» que sage.

Tant la Centrafrique, le Congo que la Côte d’Ivoire ont besoin de stabilité et de sécurité et le Maroc ne pouvait pas contribuer à la détérioration d’une situation sécuritaire dans des pays amis, sous prétexte d ‘exprimer sa colère contre Ban Ki-moon.

Madrid s’exprime

Enfin, Madrid, par la voix de son secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Ignacio Ibanez, a indiqué «vouloir réduire la tension entre les Nations-Unies et le Maroc». Ignacio Ybanez présent aux Nations-Unies cette semaine, a fait cette déclaration à New York. Ybanez a précisé que son pays maintient un dialogue avec le Maroc et les autres parties et que son pays «souhaite aider, pas en rajouter à une situation déjà compliquée en soi».  

Lundi, le porte-parole  adjoint de l’ONU Farhan Haq a indiqué que «l’ONU est en contact avec les autorités marocaines pour trouver une solution mutuellement acceptable» pour sortir de cette crise. Son collègue  Stéphane Dujarric avait de son côté vendredi fortement critiqué les pays-membres du Conseil de sécurité «de ne pas avoir appuyé le secrétaire général».

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