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La corruption "érigée en principe d'existence" selon Mohammed Ziane 

Lundi 25 août 2014 à 17h42
La corruption
Le ministre de la Justice Mustapha Ramid. (Photo AIC press)

L'avocat et homme politique Mohammed Ziane a récemment publié une lettre ouverte adressée au ministre de la Justice Mustapha Ramid. Il y dénonce plusieurs affaires de corruption.

En réponse à une lettre adressée par Mustapha Ramid à Mohammed Ziane, demandant à ce dernier des clarifications au sujet de l'une de ses sorties, durant laquelle il a accusé un juge marocain de corruption, Ziane a publié une lettre ouverte de 6 pages où il présente 13 cas de corruption, avec les détails sur les affaires concernées ainsi que les abus, pour certains kafkaïens, si l'on se réfère aux détournements (et retournements) des jugements mentionnés dans le document.  

Pourquoi Mohammed Ziane n'a-t-il pas transmis les dossiers à l'instance chargée de la lutte contre la corruption, au lieu de révéler publiquement noms, références des dossiers et tribunaux concernés ? "L'Instance Centrale de Prévention de la Corruption (ICPC) est inefficace. Tout ce que l'ICPC peut faire, c'est transmettre les affaires au parquet, qui lui même est touché par la corruption", nous répond-t-il, poursuivant: "incontestablement, les 13 affaires sont des cas de corruption, appuyés par des preuves". Mohammed Ziane dénonce un "système judiciaire pipé. Un magistrat corrompu n'est peut-être pas gênant, mais lorsqu'un système tout entier l'est, il est difficile de changer les choses. (...) Certains juges se croient dans l'impunité. Ils ont plus de pouvoir que le ministre de la Justice".

A ce moment, aucune réponse officielle n'a été faite au sujet de la lettre ouverte. Mohammed Ziane, lui, ne s'attend pas à ce que "le ministre y réponde, car s'il le fait, les 10.000 avocats que compte le Maroc eux aussi lui donneront d'autres cas de corruption". Ce que Mohammed Ziane craint, c'est que "la justice ait recours aux ruses traditionnelles, comme celle consistant à faire approuver ces jugements par une cour supérieure, afin que l'on dise qu'on a tort".

L'ancien ministre des Droits de l'homme du temps de Driss Basri estime que cela ne fera qu'aggraver la situation, car "au lieu de parler de juges corrompus, on parlera dorénavant de réseau de corruption au sein de l'appareil judiciaire".


 

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