Décorations royales de la Fête du Trône: un décryptage

Chaque année, un contingent de personnalités marocaines et étrangères est décoré par le Roi lors de la fête du Trône. Tour d'horizon et tentative de décryptage.

L’ordre des décorations décroissant dépend du mérite de leur récipiendaire et de sa contribution à la vie nationale ou au rayonnement du Maroc à l’internationa,l même s’il peut arriver qu’il y ait de petites erreurs de casting parmi les nominés. Les choix sont validés au final par le Protocole et la Chancellerie.

Parmi les 37 personnalités décorées par le Roi Mohammed VI cette année, la plupart des choix de leur nomination sont motivées par la volonté de les récompenser ou de les encourager pour l’avenir.

Cette année, les décorations les plus élevées «Wissam Al Arch de classe exceptionnelle» ont été décernées à deux personnalités ayant consacré leur vie entière à un engagement citoyen ou partisan.

La première a été attribuée à titre posthume à l’intellectuel Abdelhadi Tazi qui a été tour à tour historien, diplomate et écrivain. Un hommage mérité pour ce monument de l’histoire du Maroc.

La décoration de Mohamed Bensaïd Aït Idder est interprétée comme une volonté de reconnaissance pour son indéniable contribution au débat politique.  Tout comme l’était Hassan II, le Roi Mohammed VI s’est placé au-dessus de la mêlée en honorant celui que l’on surnomme toujours «L’opposant des 3 Rois».

Depuis toujours opposé au baisemain, ce nationaliste de la première heure a tendu une franche poignée de main au Souverain. À l’opposé de ses pairs politiques vêtus de la traditionnelle djellaba, cet esprit libre a été le seul à se présenter en costume devant le Roi. Connaissant sa personnalité et son parcours, l'acceptation de cette décoration signifie de sa part une forme de reconnaissance de ce qu'apportent ce règne et ce Roi.

Si indéniablement, les états de service de la majorité des décorés parlent pour eux, d’autres choix de décorations posent la question de leur motivation ou de leur pertinence.

Sur les 37 personnalités marocaines et étrangères, citons le cas de la scientifique Asmae Boujibar, présentée à tort à la télévision comme la première marocaine à travailler pour la NASA.

Une Marocaine vivant aux États-Unis et par ailleurs membre de l’Association marocaine Network of Morrocan American Professionnals (NMAP) nous a adressé un mail à ce sujet. Norre interlocutrice ne s'exprimait pas au nom de l'association, mais en son personnel.

Sans remettre en cause les mérites de cette compétence,et en rappelant que sa décoration sera fêtée aux États Unis par les Marocains, dès son retour, elle rappelle avec force qu’elle n’est pas la première marocaine à avoir été embauchée par la NASA, car la véritable pionnière y travaille discrètement.Elle accuse d’incompétence et de mensonge les services consulaires marocains qui ont répercuté une fausse information ayant induit en erreur les autorités marocaines. Rappelons qu’au cours du discours du Trône, le Souverain avait d’ailleurs pointé du doigt certains dysfonctionnements des autorités consulaires en général.

Cela n’est pas sans rappeler l’histoire de Rajae Ghnanimi, médecin contrôleur à la CNOPS qui avait remporté le soi-disant prix du meilleur médecin arabe au monde.

Cette annonce illégitime qui avait fait le buzz dans les médias et les réseaux sociaux avait abouti à un télégramme de félicitations royales alors que ce prix n’avait aucune crédibilité ni valeur scientifique.

Plusieurs sources autorisées nous ont assuré que la sélection des noms des futurs décorés  incombait en premier lieu au Protocole royal et à la chancellerie.

C’est ce département qui trie les propositions soumises par ses antennes nationales ou par les services consulaires. Leurs relais sur le terrain sont chargés de faire remonter les informations et de trouver les bonnes personnes à honorer.

«Des dysfonctionnements sont possibles, car le protocole royal n’est pas infaillible. Hormis les personnalités indiscutables, il peut arriver que des noms se glissent indûment dans les listes communiquées. Le Roi ne peut pas tout vérifier, car il n’est pas omniscient».

En tout état de cause, Asmaa Boujibar n'est pas en cause, car elle est méritante. Simplement, elle n'est pas la première marocaine de la NASA. Le dépit de ses compatriotes sur place est compréhensible, car une décoration royale est une distinction qui fait rêver.

Saluons la décoration plus que méritée de notre confrère journaliste Lino Bacco, récompensé par le Roi pour son engagement indiscutable au service du sport national. 

Comme chaque année, il y a eu également un beau contingent de créateurs, hommes et femmes de lettres et d'art ainsi que de brillant-e-s lauréat-e-s d'écoles. Des Marocains qui ont brillamment réussi à l'étranger ont été également distingués.

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Chaque année, un contingent de personnalités marocaines et étrangères est décoré par le Roi lors de la fête du Trône. Tour d'horizon et tentative de décryptage.

L’ordre des décorations décroissant dépend du mérite de leur récipiendaire et de sa contribution à la vie nationale ou au rayonnement du Maroc à l’internationa,l même s’il peut arriver qu’il y ait de petites erreurs de casting parmi les nominés. Les choix sont validés au final par le Protocole et la Chancellerie.

Parmi les 37 personnalités décorées par le Roi Mohammed VI cette année, la plupart des choix de leur nomination sont motivées par la volonté de les récompenser ou de les encourager pour l’avenir.

Cette année, les décorations les plus élevées «Wissam Al Arch de classe exceptionnelle» ont été décernées à deux personnalités ayant consacré leur vie entière à un engagement citoyen ou partisan.

La première a été attribuée à titre posthume à l’intellectuel Abdelhadi Tazi qui a été tour à tour historien, diplomate et écrivain. Un hommage mérité pour ce monument de l’histoire du Maroc.

La décoration de Mohamed Bensaïd Aït Idder est interprétée comme une volonté de reconnaissance pour son indéniable contribution au débat politique.  Tout comme l’était Hassan II, le Roi Mohammed VI s’est placé au-dessus de la mêlée en honorant celui que l’on surnomme toujours «L’opposant des 3 Rois».

Depuis toujours opposé au baisemain, ce nationaliste de la première heure a tendu une franche poignée de main au Souverain. À l’opposé de ses pairs politiques vêtus de la traditionnelle djellaba, cet esprit libre a été le seul à se présenter en costume devant le Roi. Connaissant sa personnalité et son parcours, l'acceptation de cette décoration signifie de sa part une forme de reconnaissance de ce qu'apportent ce règne et ce Roi.

Si indéniablement, les états de service de la majorité des décorés parlent pour eux, d’autres choix de décorations posent la question de leur motivation ou de leur pertinence.

Sur les 37 personnalités marocaines et étrangères, citons le cas de la scientifique Asmae Boujibar, présentée à tort à la télévision comme la première marocaine à travailler pour la NASA.

Une Marocaine vivant aux États-Unis et par ailleurs membre de l’Association marocaine Network of Morrocan American Professionnals (NMAP) nous a adressé un mail à ce sujet. Norre interlocutrice ne s'exprimait pas au nom de l'association, mais en son personnel.

Sans remettre en cause les mérites de cette compétence,et en rappelant que sa décoration sera fêtée aux États Unis par les Marocains, dès son retour, elle rappelle avec force qu’elle n’est pas la première marocaine à avoir été embauchée par la NASA, car la véritable pionnière y travaille discrètement.Elle accuse d’incompétence et de mensonge les services consulaires marocains qui ont répercuté une fausse information ayant induit en erreur les autorités marocaines. Rappelons qu’au cours du discours du Trône, le Souverain avait d’ailleurs pointé du doigt certains dysfonctionnements des autorités consulaires en général.

Cela n’est pas sans rappeler l’histoire de Rajae Ghnanimi, médecin contrôleur à la CNOPS qui avait remporté le soi-disant prix du meilleur médecin arabe au monde.

Cette annonce illégitime qui avait fait le buzz dans les médias et les réseaux sociaux avait abouti à un télégramme de félicitations royales alors que ce prix n’avait aucune crédibilité ni valeur scientifique.

Plusieurs sources autorisées nous ont assuré que la sélection des noms des futurs décorés  incombait en premier lieu au Protocole royal et à la chancellerie.

C’est ce département qui trie les propositions soumises par ses antennes nationales ou par les services consulaires. Leurs relais sur le terrain sont chargés de faire remonter les informations et de trouver les bonnes personnes à honorer.

«Des dysfonctionnements sont possibles, car le protocole royal n’est pas infaillible. Hormis les personnalités indiscutables, il peut arriver que des noms se glissent indûment dans les listes communiquées. Le Roi ne peut pas tout vérifier, car il n’est pas omniscient».

En tout état de cause, Asmaa Boujibar n'est pas en cause, car elle est méritante. Simplement, elle n'est pas la première marocaine de la NASA. Le dépit de ses compatriotes sur place est compréhensible, car une décoration royale est une distinction qui fait rêver.

Saluons la décoration plus que méritée de notre confrère journaliste Lino Bacco, récompensé par le Roi pour son engagement indiscutable au service du sport national. 

Comme chaque année, il y a eu également un beau contingent de créateurs, hommes et femmes de lettres et d'art ainsi que de brillant-e-s lauréat-e-s d'écoles. Des Marocains qui ont brillamment réussi à l'étranger ont été également distingués.

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