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Les premiers pas du nouveau conseil de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima 

Lundi 5 octobre 2015 à 19h30
Les premiers pas du nouveau conseil de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima
 

Les 63 élus du nouveau conseil régional du Nord ont tenu leur première session ce lundi 5 octobre. A l’ordre du jour: adopter le règlement intérieur et nommer les présidents de commissions.

La première surprise de cette première réunion du conseil régional (CR) est venue de la décision de la majorité PAM-RNI et Istiqlal de confier la présidence de la commission des finances à l’opposition du PJD. C’est le député Abdellatif Berroho qui en sera chargé.   La loi prévoit qu’une commission au moins doit être présidée par l’opposition.

Gardez-moi de mes alliés, je m’occupe …

A l’issue des élections du 4 septembre, le PAM avait remportée la première place d’une courte tête, 17 sièges, suivi du PJD avec 16 sièges puis du RNI (huit sièges) et de l’Istiqlal (sept sièges). Jusqu’à cinq jours après le vote, le RNI et l’Istiqlal comptaient chacun sept sièges. Un nouveau décompte des votes pour la région allait finalement octroyer un siège supplémentaire au RNI au détriment de l’USFP.

Néanmoins, pour assurer la fluidité du jeu politique régional -et au-delà-, l’Istiqlal obtiendra la première vice-présidence pour mieux ancrer sa loyauté à la majorité en chantier. Le RNI, proche du PAM dans la région -avec immanquablement des variations comme à Tétouan-, obtiendra la deuxième vice-présidence.

La loi organise le fonctionnement des régions y compris dans les délibérations. Elle prévoit la création de trois à sept commissions permanentes dont au moins une est présidée par l’opposition.

L’idée de choisir l’importante commission des finances pour la confier à l’opposition PJD constitue un signal politique qui élargit le champ du politiquement possible marocain. C’est une reconnaissance du nécessaire partage des responsabilités et celle des compétences du PJD sur le plan régional ou du moins … son honnêteté. Le budget de la région devrait se compter en centaines de millions de dirhams dès 2017.

Malgré son succès global et indiscutable, la vie électorale marocaine récente continue de bruisser des échos de l’usage de l’argent aux récentes consultations communales, régionales et à la deuxième chambre des conseillers.

Cette situation, loin d’être imaginaire, porte un grave préjudice au pays. Le temps est venu en 2015 pour les principaux partis politiques du pays d’afficher et de mettre en pratique le choix d’une gouvernance politique régionale et nationale sans équivoque.

Ilyas El Omari en scène, le PJD en partenaire

 

L’adoption du règlement intérieur dont un projet rédigé par le président circulait depuis une semaine parmi les élus n’a pas été facile même si elle le fut, aux termes des débats, à l’unanimité.

Les premières critiques virulents du projet vinrent de l’Istiqlal et du RNI, les deux principaux alliés du PAM. Critiques de fond et de forme furent mises en avant mettant en doute l’expérience et la maturité politique du président El Omari qui … trouve la parade.

Parmi les points litigieux contenus dans le texte originel figuraient une limitation à la publicité des débats, la possibilité donnée au président de … fermer le micro, et des instances consultatives aux prérogatives mal définies et sévèrement critiquées par le RNI Zine El Abidine El Husseini.

En «live», une commission fut constituée et une heure de temps et une salle de réunion lui furent accordées pour revenir devant les élus avec un projet définitif qui sera présentée par … Abdellatif Berroho du PJD.

Deux heures plus tard, le nouveau CR était doté d’un règlement intérieur au prix de la réécriture ou fusion d’une vingtaine d’articles sur 110.

Sur le point des commissions, sept au total, elles furent dotées de leurs membres, entre cinq et 10 selon le règlement intérieur, et leurs présidents, dont Berroho, et de leurs vice-présidents. Tous désignés à la quasi-unanimité avec une ou deux abstentions ici et là.

Du début des travaux à 10h du matin jusqu’à 15h30, ces premiers pas du nouveau CR étaient suivis de bout en bout par la wali de région Mohamed Yaâcoubi et une vingtaine de journalistes.

Visiblement au fait des critiques qui lui sont adressés en tant que «marionnettiste» ou «renard» du PAM et de la politique, Ilyas El Omari a revêtu ce lundi 5 octobre à Tanger son plus bel habit d’agneau: voix posée du sage maître comme celle d’un Abderrahman El Youssoufi, embrassades à souhait et  complicité affichée avec le wali et l’opposition, poussant l’apparent paradoxe jusqu’à se montrer directif et ironique avec ses propres élus du PAM.

Président du CR (PAM) et président de la commission des finances (PJD) doivent s’accorder sur la date de convocation d’une session extraordinaire avant fin octobre pour proposer et faire adopter le budget 2016 de la région.

La réunion s’achevait avec le sentiment que cela était conclu d’avance. Il s’agit désormais de gérer une nouvelle structure d’importance avec efficacité et de ne pas faire de vagues inutiles.

La question du cumul des mandats sera-t-elle abordée pour assurer cette efficacité?

Nombreux parmi les élus du nouveau CR détiennent plus d’un mandat électif dont le président El Omari lui-même (commune), le maire de Tanger Bachir Abdellaoui (commune, région et deuxième chambre), Ahmed Idrissi du PAM (commune, région et deuxième chambre), Abdellatif Berroho du PJD, Saïd Khairoun du PJD, Mohamed Bouhriz du RNI, Mohamed Zemmouri de l’UC ou Me Noureddine Médiane (Istiqlal).


 

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