Abdelilah Benkirane a effectué sa rentrée médiatique jeudi soir (29 octobre) sur Médi1 tv qui est en train d’occuper une place de plus en plus grande dans le paysage audiovisuel. Ce fut une émission sans langue de bois ou presque, en tous les cas avec une certaine liberté de ton, vive, rythmée et avec de vraies questions.

Pragmatique, adepte du compromis, très politiquement correct, tel est apparu le chef du PJD, ce n’est pas le Benkirane des meetings. Pas un mot au-dessus de l’autre, sauf peut-être contre le PAM et Ilyas El Omari.

Il a rappelé son mot fétiche, le maâkoul, le sérieux et la crédibilité.

Sur certaines questions, il reste fermé au dialogue, n’écoute pas l’autre, et ne lui accorde même pas le droit de penser différemment. Exemples: le cas des étudiants en médecine; l’avis du CNDH sur l’héritage… Tandis qu'il juge la presse peu professionnelle et commerciale. Sur le CNDH et sur le PAM, le ton est souvent polémique, il n'est ni didactique ni un ton de débat.

Les principaux points sont les suivants:

1/ la page est tournée avec Akhannouch, ce dernier sera l'ordonnateur du Fonds rural.

2/ la réforme de la retraite sera lancée.

3/ la subvention du sucre sera progressivement supprimée sur 18 mois.

4/ législatives: "les Marocains nous ont fait confiance le 4 septembre, il n'y a aucune raison que cela change".

Les questions qui n'ont pas été posées et c'est dommage:

-le bilan du gouvernement en matière de parité et d'égalité hommes-femmes; le fameux rapport du CNDH qui a déclenché la polémique était à 99% consacré à cette question de parité et d'égalité. Par exemple, où en est le projet de loi sur la lutte contre les violences faites aux femmes?

-quel est le bilan du gouvernement en matière d'emploi?

-pourquoi le tourisme ne semble pas faire partie des priorités du gouvernement et de son chef? Pourquoi le ministre du Tourisme semble isolé?

Ci-dessous, un verbatim de l'émission.

>Sur la vie du parti

Si Benkirane quitte le parti, le PJD aura-t-il moins de rayonnement, moins d’audience?

"Je ne suis pas quelqu’un de commun, mais je ne suis pas non plus hors du commun. Je ne suis pas un phénomène, mais certes, je suis particulier."

Benkirane achève en 2016 son second mandat à la tête du parti après avoir été élu en 2008 puis en 2012. Les statuts du parti ne permettent pas un troisième mandat. Il faudrait que les statuts soient changés.

Au PJD, on ne se porte jamais candidat. Ce sont les autres qui vous proposent, et lorsqu’on vous propose, vous ne devez pas vous dégonfler. Ce sont les frères qui décideront. En d’autres termes, si les frères proposent Abdelilah, M. Benkirane sera obligé d’accepter un troisième mandat moyennant un changement des statuts.

Et si Benkirane quittait le parti, qui pourrait lui succéder? Rabbah? Ramid? Azami?

"Ou Dr Saadeddine El Othmani…", répond Benkirane.

Le cas Hamieddine qui était candidat à la présidence du groupe PJD à la Chambre des conseillers et qui s’est désisté:

"Je ne peux pas vous dire pourquoi Hamieddine n’est pas président du groupe des conseillers PJD. Je suis allé le voir avec Ramid pour le convaincre de se désister. Il est maintenant président de commission à la Chambre des Conseillers. Le PJD est pragmatique. Nous ne sommes pas en Suisse, mais nous ne sommes pas en dictature."

"Nous ne sommes pas venus jouer aux héros, c’est pour cela que les Marocains nous font confiance. Nous dirons toujours les choses comme elles sont. Nous avons convaincu Hamieddine de se désister mais je ne peux pas vous dire pourquoi."

>La vie politique

Pourquoi Benkirane évoque-t-il "Attahakkoum", la volonté de diriger, de contrôler, d’être hégémonique? Que veut-il dire par là?

Réponse: "Le PAM essaie de contrôler la vie politique. Souvenez-vous de 2011."

"Jusqu’à présent, on ignore pourquoi l’Istiqlal a quitté le gouvernement. Personne ne connaît la réponse."

>L’annulation de la visite de Cheikh Al-Arifi au Maroc

"Je suis intervenu pour donner un avis défavorable auprès de Cheikhi, le président du MUR."

"Mais je ne suis pas à l’origine de l’annulation de sa visite, d’autres parties ont contacté Cheikh Al-Arifi et il a annulé sa visite."

>Les médias

"Il faut lire la presse avec un regard critique: ne pas s’arrêter au titre, lire le contenu et j'ajoute que le contenu n’est pas obligatoirement toujours précis ou complet."

"Il faut lire la presse avec circonspection; elle a besoin de vendre et cherche à attirer l’attention."

>La crise avec Aziz Akhannouch

"Le problème est tranché, terminé, pour moi depuis le jeudi 22 octobre."

Il a confirmé la version déjà publiée dans ces colonnes.

"Je n’avais aucune raison de l’affronter; c’est une personne respectable."

"Hier [mercredi 28 octobre], il y a eu une réunion du secrétariat général du PJD, et nous avons décidé que même nos élus et nos députés doivent tourner la page."

"Oui, j’ai donné mon accord pour que plainte en diffamation soit déposée par Boussaid et Akhannouch contre le journal Akhbar Al Youm." La loi prévoit en effet l’accord du chef du gouvernement pour ce dépôt de plainte.

"C’est la pire crise qu’a connue ce gouvernement. Nous sommes en train d’absorber les coups que nous encaissons. Au maximum, il reste 11 mois dans la vie de ce gouvernement", ce qui confirme l’hypothèse d’élections qui auraient lieu au plus tard en septembre 2016.

>L’Istiqlal

"Tout indique qu’il y aura des changements. Ce serait dans l’intérêt de Chabat et de l’Istiqlal. A ce jour, nous n’avons pas pris de décision concernant une alliance future. Il y a toutefois un rapprochement des vues et des positions."

"Concernant Chabat, que je lui pardonne serait compréhensible. Mais que je m’allie avec lui, je crois que les Marocains ne comprendraient pas."

>Le PAM

"Le PAM n’est pas un ennemi, ce n’est pas une affaire de personnes; notre cible, ce sont les tentations hégémoniques. Si ce PAM révise son comportement, nous pouvons tout envisager."

"Le PAM utilise les pressions; comment a-t-il pu obtenir toutes ces présidences dans les régions, les chambres professionnelles, la Chambre des conseillers?"

"Le PAM a la volonté de contrôler la vie politique. C’est pour cela que les Marocains votent pour nous. Et nous ne sommes pas les seuls à nous y opposer; le PPS est dans le même cas, l’Istiqlal s’en rend compte; il y a une prise de conscience au sein de l’USFP."

"Le PAM ne s’est pas normalisé, qui est son vrai secrétaire général? Qu’il clarifie son idéologie et sa direction…"

>Législatives

"Ce sont les Marocains qui nous ont donné la présidence de 20 des 35 grandes villes du Maroc. A priori, il n’y a aucune raison que cela change. Mais en politique, tout est possible. Les coups fourrés ne sont pas exclus."

"Les Marocains nous font confiance. Il serait normal que la confiance perdure."

>Economie

"Malgré l’année électorale, nous allons lancer la réforme de la retraite. Les syndicats sont compréhensifs mais ne peuvent pas exprimer à haute voix leur compréhension, ils ne seraient pas dans leur rôle. Au lieu de 65 ans, nous allons ramener l’âge du départ à 63 ans. C’est tout ce que je peux faire pour adoucir la réforme, sinon c’est la viabilité des caisses de retraite qui est en jeu. Si on part à 60 ans, on perd une petite fraction de sa retraite; si on reste jusqu’à 63 ans, on récupère une retraite complète ou davantage."

"Nous poursuivrons la réforme de la caisse de compensation. Sur le gaz butane, rien n’est décidé pour le moment. Par contre, pour le sucre, nous lèverons progressivement la subvention. Nous épargnerons 2 MMDH en 2016, qui iront pour 1 MMDH à la santé et 1 MMDH au Fonds de cohésion sociale (veuves, divorcées sans pension, personnes à besoin spécifiques…). Chaque mois, nous supprimerons 0.10 DH à 0.15 DH de subvention par kilo et ceci nous prendra jusqu’à 18 mois s’il le faut. C’est le scénario que nous avons retenu pour le moment."

>L’avis du CNDH sur l’héritage

"Est-ce qu’on cherche la fitna [la discorde]? Cet avis jette de l’huile sur le feu. M. Yazami doit retirer cet avis et présenter des excuses. Dites-nous que vous voulez rejeter le Coran, et au moins vous serez clairs. Les Marocains sont pieux."

>Jennifer Lopez

"Ce qui s’est passé est une honte. Je refuse la polémique."

>Etudiants en médecine

"Dans quelques jours, il sera trop tard; ce sera de fait, une année blanche, car ils n'auront plus le temps de valider tout ce qu'ils sont censés faire en une année. Je les ai reçus, et nous avons tout accepté, y compris de suspendre le service sanitaire obligatoire jusqu'à trouver une solution qui a l'accord de tout le monde. [Il lit le communiqué conjoint Louardi-Daoudi]. Je les ai reçus et cela s'est très bien passé." [Les étudiants ont donné une version divergente de leur rencontre avec Benkirane].

AU FINAL, un Benkirane sûr de lui, très à l'aise dans son habit de Chef du gouvernement et de chef du PJD, toujours aussi pragmatique, sachant évaluer le rapport de forces, se présentant comme le leader d'un système de valeurs et d'une nécessaire moralisation de la vie politique. En face, l'opposition est faible ou affaiblie et il n'y a pas de pôle libéral suffisament cohérent, crédible et homogène pour donner la réplique.

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Abdelilah Benkirane a effectué sa rentrée médiatique jeudi soir (29 octobre) sur Médi1 tv qui est en train d’occuper une place de plus en plus grande dans le paysage audiovisuel. Ce fut une émission sans langue de bois ou presque, en tous les cas avec une certaine liberté de ton, vive, rythmée et avec de vraies questions.

Pragmatique, adepte du compromis, très politiquement correct, tel est apparu le chef du PJD, ce n’est pas le Benkirane des meetings. Pas un mot au-dessus de l’autre, sauf peut-être contre le PAM et Ilyas El Omari.

Il a rappelé son mot fétiche, le maâkoul, le sérieux et la crédibilité.

Sur certaines questions, il reste fermé au dialogue, n’écoute pas l’autre, et ne lui accorde même pas le droit de penser différemment. Exemples: le cas des étudiants en médecine; l’avis du CNDH sur l’héritage… Tandis qu'il juge la presse peu professionnelle et commerciale. Sur le CNDH et sur le PAM, le ton est souvent polémique, il n'est ni didactique ni un ton de débat.

Les principaux points sont les suivants:

1/ la page est tournée avec Akhannouch, ce dernier sera l'ordonnateur du Fonds rural.

2/ la réforme de la retraite sera lancée.

3/ la subvention du sucre sera progressivement supprimée sur 18 mois.

4/ législatives: "les Marocains nous ont fait confiance le 4 septembre, il n'y a aucune raison que cela change".

Les questions qui n'ont pas été posées et c'est dommage:

-le bilan du gouvernement en matière de parité et d'égalité hommes-femmes; le fameux rapport du CNDH qui a déclenché la polémique était à 99% consacré à cette question de parité et d'égalité. Par exemple, où en est le projet de loi sur la lutte contre les violences faites aux femmes?

-quel est le bilan du gouvernement en matière d'emploi?

-pourquoi le tourisme ne semble pas faire partie des priorités du gouvernement et de son chef? Pourquoi le ministre du Tourisme semble isolé?

Ci-dessous, un verbatim de l'émission.

>Sur la vie du parti

Si Benkirane quitte le parti, le PJD aura-t-il moins de rayonnement, moins d’audience?

"Je ne suis pas quelqu’un de commun, mais je ne suis pas non plus hors du commun. Je ne suis pas un phénomène, mais certes, je suis particulier."

Benkirane achève en 2016 son second mandat à la tête du parti après avoir été élu en 2008 puis en 2012. Les statuts du parti ne permettent pas un troisième mandat. Il faudrait que les statuts soient changés.

Au PJD, on ne se porte jamais candidat. Ce sont les autres qui vous proposent, et lorsqu’on vous propose, vous ne devez pas vous dégonfler. Ce sont les frères qui décideront. En d’autres termes, si les frères proposent Abdelilah, M. Benkirane sera obligé d’accepter un troisième mandat moyennant un changement des statuts.

Et si Benkirane quittait le parti, qui pourrait lui succéder? Rabbah? Ramid? Azami?

"Ou Dr Saadeddine El Othmani…", répond Benkirane.

Le cas Hamieddine qui était candidat à la présidence du groupe PJD à la Chambre des conseillers et qui s’est désisté:

"Je ne peux pas vous dire pourquoi Hamieddine n’est pas président du groupe des conseillers PJD. Je suis allé le voir avec Ramid pour le convaincre de se désister. Il est maintenant président de commission à la Chambre des Conseillers. Le PJD est pragmatique. Nous ne sommes pas en Suisse, mais nous ne sommes pas en dictature."

"Nous ne sommes pas venus jouer aux héros, c’est pour cela que les Marocains nous font confiance. Nous dirons toujours les choses comme elles sont. Nous avons convaincu Hamieddine de se désister mais je ne peux pas vous dire pourquoi."

>La vie politique

Pourquoi Benkirane évoque-t-il "Attahakkoum", la volonté de diriger, de contrôler, d’être hégémonique? Que veut-il dire par là?

Réponse: "Le PAM essaie de contrôler la vie politique. Souvenez-vous de 2011."

"Jusqu’à présent, on ignore pourquoi l’Istiqlal a quitté le gouvernement. Personne ne connaît la réponse."

>L’annulation de la visite de Cheikh Al-Arifi au Maroc

"Je suis intervenu pour donner un avis défavorable auprès de Cheikhi, le président du MUR."

"Mais je ne suis pas à l’origine de l’annulation de sa visite, d’autres parties ont contacté Cheikh Al-Arifi et il a annulé sa visite."

>Les médias

"Il faut lire la presse avec un regard critique: ne pas s’arrêter au titre, lire le contenu et j'ajoute que le contenu n’est pas obligatoirement toujours précis ou complet."

"Il faut lire la presse avec circonspection; elle a besoin de vendre et cherche à attirer l’attention."

>La crise avec Aziz Akhannouch

"Le problème est tranché, terminé, pour moi depuis le jeudi 22 octobre."

Il a confirmé la version déjà publiée dans ces colonnes.

"Je n’avais aucune raison de l’affronter; c’est une personne respectable."

"Hier [mercredi 28 octobre], il y a eu une réunion du secrétariat général du PJD, et nous avons décidé que même nos élus et nos députés doivent tourner la page."

"Oui, j’ai donné mon accord pour que plainte en diffamation soit déposée par Boussaid et Akhannouch contre le journal Akhbar Al Youm." La loi prévoit en effet l’accord du chef du gouvernement pour ce dépôt de plainte.

"C’est la pire crise qu’a connue ce gouvernement. Nous sommes en train d’absorber les coups que nous encaissons. Au maximum, il reste 11 mois dans la vie de ce gouvernement", ce qui confirme l’hypothèse d’élections qui auraient lieu au plus tard en septembre 2016.

>L’Istiqlal

"Tout indique qu’il y aura des changements. Ce serait dans l’intérêt de Chabat et de l’Istiqlal. A ce jour, nous n’avons pas pris de décision concernant une alliance future. Il y a toutefois un rapprochement des vues et des positions."

"Concernant Chabat, que je lui pardonne serait compréhensible. Mais que je m’allie avec lui, je crois que les Marocains ne comprendraient pas."

>Le PAM

"Le PAM n’est pas un ennemi, ce n’est pas une affaire de personnes; notre cible, ce sont les tentations hégémoniques. Si ce PAM révise son comportement, nous pouvons tout envisager."

"Le PAM utilise les pressions; comment a-t-il pu obtenir toutes ces présidences dans les régions, les chambres professionnelles, la Chambre des conseillers?"

"Le PAM a la volonté de contrôler la vie politique. C’est pour cela que les Marocains votent pour nous. Et nous ne sommes pas les seuls à nous y opposer; le PPS est dans le même cas, l’Istiqlal s’en rend compte; il y a une prise de conscience au sein de l’USFP."

"Le PAM ne s’est pas normalisé, qui est son vrai secrétaire général? Qu’il clarifie son idéologie et sa direction…"

>Législatives

"Ce sont les Marocains qui nous ont donné la présidence de 20 des 35 grandes villes du Maroc. A priori, il n’y a aucune raison que cela change. Mais en politique, tout est possible. Les coups fourrés ne sont pas exclus."

"Les Marocains nous font confiance. Il serait normal que la confiance perdure."

>Economie

"Malgré l’année électorale, nous allons lancer la réforme de la retraite. Les syndicats sont compréhensifs mais ne peuvent pas exprimer à haute voix leur compréhension, ils ne seraient pas dans leur rôle. Au lieu de 65 ans, nous allons ramener l’âge du départ à 63 ans. C’est tout ce que je peux faire pour adoucir la réforme, sinon c’est la viabilité des caisses de retraite qui est en jeu. Si on part à 60 ans, on perd une petite fraction de sa retraite; si on reste jusqu’à 63 ans, on récupère une retraite complète ou davantage."

"Nous poursuivrons la réforme de la caisse de compensation. Sur le gaz butane, rien n’est décidé pour le moment. Par contre, pour le sucre, nous lèverons progressivement la subvention. Nous épargnerons 2 MMDH en 2016, qui iront pour 1 MMDH à la santé et 1 MMDH au Fonds de cohésion sociale (veuves, divorcées sans pension, personnes à besoin spécifiques…). Chaque mois, nous supprimerons 0.10 DH à 0.15 DH de subvention par kilo et ceci nous prendra jusqu’à 18 mois s’il le faut. C’est le scénario que nous avons retenu pour le moment."

>L’avis du CNDH sur l’héritage

"Est-ce qu’on cherche la fitna [la discorde]? Cet avis jette de l’huile sur le feu. M. Yazami doit retirer cet avis et présenter des excuses. Dites-nous que vous voulez rejeter le Coran, et au moins vous serez clairs. Les Marocains sont pieux."

>Jennifer Lopez

"Ce qui s’est passé est une honte. Je refuse la polémique."

>Etudiants en médecine

"Dans quelques jours, il sera trop tard; ce sera de fait, une année blanche, car ils n'auront plus le temps de valider tout ce qu'ils sont censés faire en une année. Je les ai reçus, et nous avons tout accepté, y compris de suspendre le service sanitaire obligatoire jusqu'à trouver une solution qui a l'accord de tout le monde. [Il lit le communiqué conjoint Louardi-Daoudi]. Je les ai reçus et cela s'est très bien passé." [Les étudiants ont donné une version divergente de leur rencontre avec Benkirane].

AU FINAL, un Benkirane sûr de lui, très à l'aise dans son habit de Chef du gouvernement et de chef du PJD, toujours aussi pragmatique, sachant évaluer le rapport de forces, se présentant comme le leader d'un système de valeurs et d'une nécessaire moralisation de la vie politique. En face, l'opposition est faible ou affaiblie et il n'y a pas de pôle libéral suffisament cohérent, crédible et homogène pour donner la réplique.

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