Christopher Ross à Rabat, le Maroc reste ferme sur ses positions

Il aura des entretiens ce mercredi avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Salaheddine Mezouar.

Christopher Ross, envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara est de retour dans la région. Les visites de Ross se sont espacées. Vue de son angle, la situation du dossier dit saharien semble figée. Sur le terrain, beaucoup de choses ont changé.

Deux événements structurants et significatifs se sont déroulés:

-les élections du 4 septembre, qui ont été les premières dans le cadre de la régionalisation avancée et qui ont vu une participation massive dans les provinces du sud;

-la manière dont le Maroc a fêté l’anniversaire du 6 novembre, avec une tournée royale dans le sud, le lancement de la régionalisation avancée d’abord dans les trois régions de Dakhla, Laâyoune et Guelmime et l’inauguration de la nouvelle stratégie de développement qui prévoit 77 milliards de DH d’investissements.

Le message marocain est clair: ne pas attendre l’avancement d’un processus onusien bloqué par l’Algérie.

Selon nos sources, M. Ross n’arrive jamais avec des idées ou des propositions concrètes. Il se contente d’écouter et de constater que les choses n’avancent pas.

Le Maroc, qui a fait depuis 2007 une proposition d’autonomie conforme au droit international et aux pratiques les plus avancées, attendait une dynamique qui n’est pas venue. En face de la proposition marocaine, il n’y a eu que de l’intransigeance. A aucun moment, il n’y a eu une contre-proposition.

De plus, l’Algérie refuse obstinément le recensement des populations de Tindouf. Comment peut-il y avoir autodétermination si cette population n’est pas connue? Le refus algérien est contraire au droit international ainsi qu’aux demandes des Nations Unies.

L’impatience du Maroc est donc compréhensible. Il a décidé de continuer avec le processus politique de régionalisation avancée et le processus économique qui a lancé un nouveau modèle de développement dans le sud.

La position que le Maroc va exprimer à Ross est connue, elle a été exprimée par le Roi Mohammed VI dans le dernier discours de la Marche Verte et tient en un mot: fermeté. L’autonomie est le maximum de ce que le Maroc peut consentir.

Christopher Ross se rendra-t-il à Laâyoune? Non. Même s’il en fait la demande. La position du Maroc, exprimée par Salaheddine Mezouar à la veille de l’anniversaire de la Marche Verte, n’était pas une surprise pour M. Ross. Il le savait. Elle lui a déjà été exprimée par le passé.

Le mandat de l’ONU est clair: trouver une solution politique mutuellement acceptable. Avec l’intransigeance de l’Algérie, cela semble mission impossible.

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-les élections du 4 septembre, qui ont été les premières dans le cadre de la régionalisation avancée et qui ont vu une participation massive dans les provinces du sud;

-la manière dont le Maroc a fêté l’anniversaire du 6 novembre, avec une tournée royale dans le sud, le lancement de la régionalisation avancée d’abord dans les trois régions de Dakhla, Laâyoune et Guelmime et l’inauguration de la nouvelle stratégie de développement qui prévoit 77 milliards de DH d’investissements.

Le message marocain est clair: ne pas attendre l’avancement d’un processus onusien bloqué par l’Algérie.

Selon nos sources, M. Ross n’arrive jamais avec des idées ou des propositions concrètes. Il se contente d’écouter et de constater que les choses n’avancent pas.

Le Maroc, qui a fait depuis 2007 une proposition d’autonomie conforme au droit international et aux pratiques les plus avancées, attendait une dynamique qui n’est pas venue. En face de la proposition marocaine, il n’y a eu que de l’intransigeance. A aucun moment, il n’y a eu une contre-proposition.

De plus, l’Algérie refuse obstinément le recensement des populations de Tindouf. Comment peut-il y avoir autodétermination si cette population n’est pas connue? Le refus algérien est contraire au droit international ainsi qu’aux demandes des Nations Unies.

L’impatience du Maroc est donc compréhensible. Il a décidé de continuer avec le processus politique de régionalisation avancée et le processus économique qui a lancé un nouveau modèle de développement dans le sud.

La position que le Maroc va exprimer à Ross est connue, elle a été exprimée par le Roi Mohammed VI dans le dernier discours de la Marche Verte et tient en un mot: fermeté. L’autonomie est le maximum de ce que le Maroc peut consentir.

Christopher Ross se rendra-t-il à Laâyoune? Non. Même s’il en fait la demande. La position du Maroc, exprimée par Salaheddine Mezouar à la veille de l’anniversaire de la Marche Verte, n’était pas une surprise pour M. Ross. Il le savait. Elle lui a déjà été exprimée par le passé.

Le mandat de l’ONU est clair: trouver une solution politique mutuellement acceptable. Avec l’intransigeance de l’Algérie, cela semble mission impossible.

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