L’arrêt de la Cour de justice européenne contre une partie de l’accord agricole Maroc UE figurera au premier plan de l’agenda européen ces 14 et 15 décembre.

Salaheddine Mezouar a déjà rencontré Federica Mogherini, son "homologue" de l’UE.

Le Maroc ne cache pas son irritation, sans pour autant s’inquiéter de la suite des événements, tant le dossier marocain est solide.

Le Conseil européen, partie prenant dans cet arrêt, n’a pas su défendre l’accord agricole Maroc-UE alors qu’il avait tous les éléments en main. C’est pour cela qu’en première instance, il a perdu.

L’irritation marocaine provient de la dimension politique de la question. En effet, sur le plan juridique et dans la pratique, les choses sont simples et claires. Aucun pays de l’UE ne considère que le Maroc n’est qu’une puissance administrante du Sahara. Et il est facile de prouver que la dynamique économique la plus large et pas seulement les exportations de produits agricoles, profite d’abord et exclusivement aux habitants des régions du Sud.

Dans la région de Dakhla, il y aura même une usine de dessalement d’eau de mer à objectif d’irrigation et le Roi vient de lancer une stratégie d’investissement à 7,7 MMDH dans les trois régions du sud. Autre élément: OCP va créer une usine d’engrais à Phosboucraâ. Bref, l’argument selon lequel l’exploitation des richesses ne profite pas aux populations est facile à démonter.

Le problème en fait est politique. C’est la reconnaissance du polisario en tant qu’entité morale admise à ester en justice qui pose problème. De même que le statut accordé au Maroc et qui est celui d’une puissance administrante et non pas souveraine.

Mezouar rencontre Federica Mogherini

Ce dimanche, le ministre des AE Salaheddine Mezouar a rencontré à Rome la haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini.

M. Mezouar se trouvait dans la capitale italienne pour prendre part à une réunion internationale autour de la réconciliation en Libye.

Mezouar a transmis les messages suivants :

-L’UE doit clarifier sa position ;

-que l’arrêt de la Cour européenne de Justice est contraire à la légalité internationale et qu’il a un caractère politique, qu’il menace l’avenir des relations maroco-européennes dans leur globalité, y compris sur le plan stratégique ;

-que le Maroc attend de la réunion du conseil des ministres européens des AE qui se tient lundi, une réaffirmation de sa position concernant cette question et notamment que les relations entre les deux parties sont stables et fortes et que le Conseil de l’Europe va interjeter appel devant la Cour européenne de justice ;

-que la réunion du Conseil d’association Maroc-UE, prévue mardi 16 décembre, sera l’occasion de réaffirmer ces différents points, y compris la volonté européenne de réparer cette erreur.

Mme Mogherini a abondé dans le même sens. Elle a estimé que la décision d’interjeter appel sera prise à l’unanimité. Elle a rappelé que tous les accords Maroc-UE sont conformes au droit international et signalé que les accords agricoles sont toujours en vigueur.

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Salaheddine Mezouar a déjà rencontré Federica Mogherini, son "homologue" de l’UE.

Le Maroc ne cache pas son irritation, sans pour autant s’inquiéter de la suite des événements, tant le dossier marocain est solide.

Le Conseil européen, partie prenant dans cet arrêt, n’a pas su défendre l’accord agricole Maroc-UE alors qu’il avait tous les éléments en main. C’est pour cela qu’en première instance, il a perdu.

L’irritation marocaine provient de la dimension politique de la question. En effet, sur le plan juridique et dans la pratique, les choses sont simples et claires. Aucun pays de l’UE ne considère que le Maroc n’est qu’une puissance administrante du Sahara. Et il est facile de prouver que la dynamique économique la plus large et pas seulement les exportations de produits agricoles, profite d’abord et exclusivement aux habitants des régions du Sud.

Dans la région de Dakhla, il y aura même une usine de dessalement d’eau de mer à objectif d’irrigation et le Roi vient de lancer une stratégie d’investissement à 7,7 MMDH dans les trois régions du sud. Autre élément: OCP va créer une usine d’engrais à Phosboucraâ. Bref, l’argument selon lequel l’exploitation des richesses ne profite pas aux populations est facile à démonter.

Le problème en fait est politique. C’est la reconnaissance du polisario en tant qu’entité morale admise à ester en justice qui pose problème. De même que le statut accordé au Maroc et qui est celui d’une puissance administrante et non pas souveraine.

Mezouar rencontre Federica Mogherini

Ce dimanche, le ministre des AE Salaheddine Mezouar a rencontré à Rome la haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini.

M. Mezouar se trouvait dans la capitale italienne pour prendre part à une réunion internationale autour de la réconciliation en Libye.

Mezouar a transmis les messages suivants :

-L’UE doit clarifier sa position ;

-que l’arrêt de la Cour européenne de Justice est contraire à la légalité internationale et qu’il a un caractère politique, qu’il menace l’avenir des relations maroco-européennes dans leur globalité, y compris sur le plan stratégique ;

-que le Maroc attend de la réunion du conseil des ministres européens des AE qui se tient lundi, une réaffirmation de sa position concernant cette question et notamment que les relations entre les deux parties sont stables et fortes et que le Conseil de l’Europe va interjeter appel devant la Cour européenne de justice ;

-que la réunion du Conseil d’association Maroc-UE, prévue mardi 16 décembre, sera l’occasion de réaffirmer ces différents points, y compris la volonté européenne de réparer cette erreur.

Mme Mogherini a abondé dans le même sens. Elle a estimé que la décision d’interjeter appel sera prise à l’unanimité. Elle a rappelé que tous les accords Maroc-UE sont conformes au droit international et signalé que les accords agricoles sont toujours en vigueur.

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