A quelques mois des législatives marocaines, le suspense n’est plus de mise au sein du parti de la lampe. Le président du Conseil national nous confirme qu’un congrès aura lieu pour prolonger d’un an le mandat des instances dirigeantes dont celui de Benkirane. Pour le PJD, des incertitudes sont ainsi levées.

Dans une déclaration à Médias24, Saâdeddinne El Othmani, président du Conseil national du PJD, confirme qu’un congrès extraordinaire, dont la date exacte n’est pas encore fixée, sera organisé en juin ou en juillet prochains.

"Il aura pour fonction de prolonger d’un an le mandat de toutes les instances élues de notre parti. Cela concernera les membres du Conseil national, le président de ce conseil et bien évidemment le secrétaire général, qui sera reconduit dans ses fonctions pour une durée limitée à un an."

"Cette prolongation s’est imposée car, selon la loi, nous devions organiser notre 8e congrès ordinaire en 2016, mais l’approche des élections législatives nous a compliqué la tâche. C’est en 2017 que nous organiserons ce congrès, qui désignera les nouvelles instances dirigeantes pour un mandat légal de 4 années."

Selon El Othmani, la décision de prolonger d’un an n’est pas définitive, mais les discussions actuelles au sein des instances dirigeantes la privilégient. Le but est bien évidemment de faire en sorte que Abdelilah Benkirane puisse mener la campagne électorale du PJD jusqu’à la victoire aux urnes.

Même le président du Conseil national a refusé d’attribuer cette prolongation à la personne de Benkirane. Il est probable que les  camarades de ce dernier se sont tous rendus à l’évidence que sans lui, le PJD réduirait ses chances pendant la campagne.

"Ce n’est pas une question d’homme. Le but est simplement de bien préparer notre parti aux législatives, afin de remporter la bataille électorale. Le plus important est d’arriver premier aux urnes, le reste est accessoire, car la nomination du futur chef du gouvernement relève des prérogatives royales et non du PJD."

Si le parti de la lampe devait remporter le futur scrutin législatif, Abdelilah Benkirane a donc de fortes chances de redevenir chef du gouvernement, grâce à son étiquette de secrétaire général pour un an. 

Selon un membre du secrétariat général, qui a préféré garder l'anonymat, une réunion autour du secrétaire général se tiendra jeudi 24 mars pour fixer la date du prochain Conseil national, qui devra trancher entre les deux scénarios suivants:

- Report du huitième congrès ordinaire après les élections et tenue d'un congrès extraordinaire en juin ou juillet, pour prolonger d'un an le mandat de toutes les instances. 

- Amender les statuts du PJD pour permettre à Benkirane de se présenter à un 3e mandat de secrétaire général, lors du congrès ordinaire qui se tiendra dans les temps, avant les législatives. 

Notre interlocuteur ne croit cependant pas à l'adoption de ce deuxième scénario et privilégie celui formulé par le président du Conseil national pour une prolongation d'un an. 

"Quoi qu'il arrive, le PJD ne peut pas se permettre d'avoir un chef du gouvernement qui ne soit pas secrétaire général du parti, car nous ne pouvons pas avoir une direction bicéphale. Le contexte politique marocain ne le permet pas". 

Lors de la réunion prévue jeudi 24 mars, le secrétariat général désignera les membres et le président de la commission préparatoire du 8e congrès national.

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"Il aura pour fonction de prolonger d’un an le mandat de toutes les instances élues de notre parti. Cela concernera les membres du Conseil national, le président de ce conseil et bien évidemment le secrétaire général, qui sera reconduit dans ses fonctions pour une durée limitée à un an."

"Cette prolongation s’est imposée car, selon la loi, nous devions organiser notre 8e congrès ordinaire en 2016, mais l’approche des élections législatives nous a compliqué la tâche. C’est en 2017 que nous organiserons ce congrès, qui désignera les nouvelles instances dirigeantes pour un mandat légal de 4 années."

Selon El Othmani, la décision de prolonger d’un an n’est pas définitive, mais les discussions actuelles au sein des instances dirigeantes la privilégient. Le but est bien évidemment de faire en sorte que Abdelilah Benkirane puisse mener la campagne électorale du PJD jusqu’à la victoire aux urnes.

Même le président du Conseil national a refusé d’attribuer cette prolongation à la personne de Benkirane. Il est probable que les  camarades de ce dernier se sont tous rendus à l’évidence que sans lui, le PJD réduirait ses chances pendant la campagne.

"Ce n’est pas une question d’homme. Le but est simplement de bien préparer notre parti aux législatives, afin de remporter la bataille électorale. Le plus important est d’arriver premier aux urnes, le reste est accessoire, car la nomination du futur chef du gouvernement relève des prérogatives royales et non du PJD."

Si le parti de la lampe devait remporter le futur scrutin législatif, Abdelilah Benkirane a donc de fortes chances de redevenir chef du gouvernement, grâce à son étiquette de secrétaire général pour un an. 

Selon un membre du secrétariat général, qui a préféré garder l'anonymat, une réunion autour du secrétaire général se tiendra jeudi 24 mars pour fixer la date du prochain Conseil national, qui devra trancher entre les deux scénarios suivants:

- Report du huitième congrès ordinaire après les élections et tenue d'un congrès extraordinaire en juin ou juillet, pour prolonger d'un an le mandat de toutes les instances. 

- Amender les statuts du PJD pour permettre à Benkirane de se présenter à un 3e mandat de secrétaire général, lors du congrès ordinaire qui se tiendra dans les temps, avant les législatives. 

Notre interlocuteur ne croit cependant pas à l'adoption de ce deuxième scénario et privilégie celui formulé par le président du Conseil national pour une prolongation d'un an. 

"Quoi qu'il arrive, le PJD ne peut pas se permettre d'avoir un chef du gouvernement qui ne soit pas secrétaire général du parti, car nous ne pouvons pas avoir une direction bicéphale. Le contexte politique marocain ne le permet pas". 

Lors de la réunion prévue jeudi 24 mars, le secrétariat général désignera les membres et le président de la commission préparatoire du 8e congrès national.

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