(Ph. MAP)

Le torchon brûle à nouveau entre le Rabat et Alger. Et c’est au tour cette fois-ci du refoulement de réfugiés syriens de défrayer la chronique. Mbarka Bouaida a convoqué l'ambassadeur algérien et l'Algérie son homologue marocain

Selon le ministère marocain de l’Intérieur, ce ne sont pas moins de 77 ressortissants syriens, dont, précise-t-on, 18 femmes et 4 enfants, qui ont été expulsés par nos voisins, entre le 26 et le 28 janvier, à travers les frontières Est du Maroc.

Incident qui n’a pas manqué de susciter l’ire du Maroc. Mbarka Bouaïda, ministre délégué auprès du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, s’est empressée de convoquer l’ambassadeur d’Algérie à Rabat afin de lui faire part «de la forte désapprobation du royaume» quant à ce refoulement «contraire aux règles de bon voisinage».

Même sens de cloche du côté du département de Mohamed Hassad, qui a publié, mardi 28 janvier, un communiqué au vitriol dénonçant «la multiplication ces derniers temps des opérations de refoulement de réfugiés syriens (comme les subsahariens par le passé) par les autorités algériennes vers le territoire marocain à travers les frontières Est du Royaume».

Et de poursuivre: «Tout en déplorant la situation dramatique de ces réfugiés, le royaume du Maroc a élevé des protestations officielles auprès des autorités algériennes contre ces opérations de refoulement contraires aux règles de bon voisinage constamment prônées par le royaume du Maroc.»

Refoulements dont nient toute responsabilité les autorités algériennes, affirmant que les réfugiés qui se sont vu refuser l’accès au territoire algérien avaient été refoulés d’abord par le Maroc. La riposte fut de convoquer l’ambassadeur marocain à Alger. En d’autres termes, ils été parachutés ou téléportés à la frontière terrestre entre les deux pays.

Ce ping-pong entre Alger et Rabat ne date pas d’aujourd’hui. Trafic de stupéfiants ou de carburant, réfugiés… sont autant de motifs de tensions entre les deux pays. Le Maroc a d’ailleurs entamé il y a trois mois la construction d’un mur de barbelés le long des frontières, avons-nous appris de sources informées, en réponse aux tranchées creusées du côté algérien pour «sécuriser les frontières».


 

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Même sens de cloche du côté du département de Mohamed Hassad, qui a publié, mardi 28 janvier, un communiqué au vitriol dénonçant «la multiplication ces derniers temps des opérations de refoulement de réfugiés syriens (comme les subsahariens par le passé) par les autorités algériennes vers le territoire marocain à travers les frontières Est du Royaume».

Et de poursuivre: «Tout en déplorant la situation dramatique de ces réfugiés, le royaume du Maroc a élevé des protestations officielles auprès des autorités algériennes contre ces opérations de refoulement contraires aux règles de bon voisinage constamment prônées par le royaume du Maroc.»

Refoulements dont nient toute responsabilité les autorités algériennes, affirmant que les réfugiés qui se sont vu refuser l’accès au territoire algérien avaient été refoulés d’abord par le Maroc. La riposte fut de convoquer l’ambassadeur marocain à Alger. En d’autres termes, ils été parachutés ou téléportés à la frontière terrestre entre les deux pays.

Ce ping-pong entre Alger et Rabat ne date pas d’aujourd’hui. Trafic de stupéfiants ou de carburant, réfugiés… sont autant de motifs de tensions entre les deux pays. Le Maroc a d’ailleurs entamé il y a trois mois la construction d’un mur de barbelés le long des frontières, avons-nous appris de sources informées, en réponse aux tranchées creusées du côté algérien pour «sécuriser les frontières».


 

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