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Dorénavant sur Médias 24, le carnet de voyage de la famille Atmani qui poursuit son tour du monde 

Dimanche 15 juin 2014 à 12h14
Dorénavant sur Médias 24, le  carnet de voyage de la famille Atmani qui poursuit son tour du monde
Ph. DR 

La famille Atmani, vous vous souvenez? Malika, Anouar et leurs trois enfants. Le 6 août 2013, ils ont entamé un tour du monde de 5 ans. Ils sont actuellement en Bolivie et entament aujourd’hui, la publication régulière de leur carnet de voyage sur les colonnes de Médias 24.

J + 276 (12 - 18 mai 2014): de Iquique (Chili) à Pissiga (Bolivie)

304 jours depuis notre départ. 27,500 kilomètres parcourus sans compter la traversée de l’océan Atlantique.

Après l’Uruguay, l’Argentine, le Chili, nous voilà en Bolivie où nous y sommes entrés depuis le poste frontalier de Pissiga  à 300 kilomètres d’Altiplano de Iquique (la ville chilienne ou il y a en moyenne une vingtaine de tremblements de terre par jour et à 100 kilomètres des  fameuses mines abandonnées de Humber stone et Santa Laura.

Première nuit en Bolivie! Nous avons cherché un bivouac pour dormir dans les collines avoisinantes, le lendemain magie du spectacle des volcans mais enlisement total dans une terre poudreuse que nous n’avions pas vue la veille, en raison de l’heure tardive de notre arrivée !!

Heureusement, nous y étions avec une famille française que nous avions rencontrée. Si ce n’était leur camion «Pimouss» un camion Man de 15 tonnes, nous ne serions jamais sortis… Première leçon en Bolivie : faire attention  ‘Où on met les pieds !’

                              

 

 

Première rencontre en Bolivie : Petrona dans le village de Cassaya, une veuve, merveilleuse, qui élève ses propres enfants et ceux de sa propre sœur, un véritable exemple de force et de ténacité. Nous somme invités dans son logis de fortune, une soupe au maïs, viande de Lama et pommes de terre gelées le Chuno (unique en son genre, c’est de la toute petite pomme de terre de la taille d’un radis qui pousse dans la glace gelée de l’altiplano).

En face de son très modeste logis,  se trouvent le lycée et la faculté du village (tous les villages de Bolivie ont au moins une faculté et sont connectés à Internet).

A la sortie des classes, émerveillement des lycéens et lycéennes devant «Mesk Ellil» notre camion et s’en suit une longue visite guidée de notre maison et de la géographie (quid du Maroc) pour une bonne centaine d’étudiants, un peu le chaos dans «Mesk Ellil» mais tellement d’échanges, de curiosités, de questions, … que ce fut un autre moment de magie et de plaisir.

Meissa se plaint de maux abdominaux, direction le dispensaire du village. Très bien organisé, super équipé, nous sommes surpris d’un tel dispensaire dans un tel petit village. Le médecin nous conseille d’aller en urgence sur Oruro... Nous changeons donc d’itinéraire… En route pour Oruro à 300 km!!...

 

J + 280 (19 – 25 Mai 2014) : L’hôpital public de Oruro (Bolivie) et la panne !!

En route pour Orurotôt le lendemain, non pas pour du tourisme, mais Meissa se plaint de plus en plus de douleurs de ventre et nous craignons le pire, 300 kilomètre de terre et de piste horribles, mais quelle beauté de paysage !!, il faut savoir qu’en Bolivie, les routes sont très mauvaises, normal ! La cordillère des Andes, la neige, l’eau… Arrivée à l’hôpital à 21h, échographie et analyses du sang… Entre temps nous avons dû faire une scène car le clientélisme et passe-droit prévalent ici. Al Hamdoullah après moult aller-retour, le diagnostic final s’avère une simple infection dont les antibiotiques viendront à bout.

Nous ne sommes pas au bout de nos peines !! Arrivée à Potosi, nous voulons faire le plein de gasoil (ici le gasoil vaut BS 3.5 le litre pour les Boliviens et BS 9.7 le litre pour les étrangers. 1 BS équivaut à 1 Dh plus ou moins), à la station d’essence nous faisons le plein, puis démarrons, 40 mètres plus loin au beau milieu de la pente et du virage, «Mesk Ellil» cale !!! On nous avait fait le plein d’essence et non de gasoil… s’en sont suivis 2 jours de cauchemar (remorquage – il fallait trouver un engin qui puisse remorquer «Mesk Ellil» avec ses 6 tonnes à Potosi –Nettoyage du tank, des injecteurs, changement des filtres,….) et à la clé une fortune (pour nous) à débourser.

En route pour Uyuni à 200 kilomètres mais une cordillère des Andes qui n’en fini plus de passer de 3,000 mètres à 4,000 mètreset vice versa tout au long de la route. … Impressionnant !!... Nous avons hâte de découvrir Uyuni !!...

 

J + 288 (26 – 31 Mai 2014) : à 3,500m, l’Altiplano et la saline de Uyuni.

Nous sommes réconfortés par l’arrivée à Uyuni, avec ses 10,000 km², c’est la plus grande saline du monde, perchée à plus de 3,500 mètres d’altitude, ce désert blanc où plus aucune orientation n’existe est une véritable démonstration de la force naturelle.

Du blanc à perte de vue au sud, au nord, à l’est et à l’ouest. Les températures baissent considérablement jusqu'à -10°, nous avons peur pour les canalisations d’eau de «Mesk Ellil» avec le gel.

Nous nous régalons devant cette immensité de sel et de blancheur. Nous nous amusons à faire des montages photos insolites car le blanc et la perte de perspective ont un effet hallucinant sur les photos!!!.

 

Quelqu’un vient taper à notre fenêtre, qui cela pourrait être dans ce désert ? J’ouvre la fenêtre avec précaution, pour m’entendre dire «Assalamou AAlaykoum» !! Rêvons-nous ?? Non, Youssef Chraibi, un Marocain de Casablanca a reconnu la plaque d’immatriculation marocaine et est venu vers nous!!! Un régal, moment de partage et de discussion.

Nous n’avons pas envie de nous séparer, mais Youssef était en groupe dans un 4x4 et leur guide s’impatientait.

On se regarde avec Malika et les enfants –qui étaient ravis de parler avec un compatriote- après Ushuaia en Terre de feu (connue pour être la fin du monde) où nous avons étés apostrophés par une famille marocaine, voilà qu’a Uyuni, nous rencontrons un Marocain….

Cela conforte le fait que Al Hamdoullah, nous les Marocains sommes partout et osons aller dans les contrées les plus lointaines… Du bonheur ! ….Après quelques jours passés en plein désert de sel, nous entamerons la longue traversée de la cordillère des Andes une autre fois pour rallier Sucre la capitale…

 

J + 300 (1er – 8 Juin 2014) : De 4,000 mètres à 200 mètres

Des pistes, des pistes(ils appellent cela «le Ripio»), une journée pour faire 50 kilomètres ! Car il faut aussi faire l’école des enfants pendant 4 à 5 heures par jour.

Réveil à 7h00, début de l’école à 8h00, déjeuner à 13h00 puis de la piste.

La cordillère des Andes est impressionnante ici, les dénivelés se comptent en milliers de mètres. «Mesk Ellil» souffre, le moteur chauffe et manque d’oxygène, les plaquettes de freins sont au rouge. Il y à une forte odeur de brûlé…

En moins de 20 kilomètres nous perdons 3,000 mètres d’altitude !!, pour remonter encore et encore. La mécanique est mise à rude épreuve et nous aussi, les oreilles bourdonnent, les maux de tête s’accentuent. Le relief est à couper le souffle. Nous avons fait l’équivalent du haut du Toubkal à Marrakech et Marrakech au haut du Toubkal plusieurs fois pour illustrer grossièrement.

Les changements de températures sont énormes (on oscille de  -7°  à +30° en moins de 200 kilomètres !!). Parfois nous avons peur, la crainte de la panne nous hante.

Heureusement, les rencontres avec les gens et les magnifiques villages de montagne sont là pour nous réconforter. Nous arrivons en fin en soirée à Totora, petit village authentique perché à 3,000 mètres où nous passons la nuit dans la place du village, village tout en pente avec des gens extraordinaires, là aussi les portes des maisons s’ouvrent, la générosité est là et le Maroc intéresse et intrigue

Mais là encore magie et bonheur…Cependant beaucoup de clichés et les amalgames que nous n’arrêtons pas de corriger, la quasi majorité font un parallèle avec les clichés «Afghans» et Burka  et n’en reviennent d’apprendre que le Maroc est un pays démocratique, ouvert et pluriculturel.

Nous sommes aux frontières des zones semi-équatoriales,…Le pays est magnifique, les paysages à couper le souffle…

A la prochaine…

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