Plusieurs expulsions de ressortissants subsahariens ont eu lieu cette semaine au Maroc. Le groupement antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM) s’inquiète du sort de 19 migrants, dont 3 ont été embarqués de force dans un avion à destination de leur pays respectifs, en dehors de la législation.

Un premier groupe de migrants composé de 18 migrants interpelés à Tanger le 14 septembre et présentés devant le juge le 16 septembre, ont été jugés, sans interprète ni sans avocat, et condamnés pour tentative d’émigration clandestine. Le juge a décidé de les expulser vers leurs pays d’origine. Ils ont été transportés, le même jour dans un bus à destination de l’aéroport Mohammed V de Casablanca, afin d’être embarqués dans l’avion qui les ramènera vers leurs pays.

Dans cette affaire qui a connu un procès “inéquitable et expéditif, ni le respect des procédures ni les droits élémentaires n’ont été garantis“ selon le Gadem.

En effet, les condamnés disposaient de 10 jours pour faire appel de leur décision, période durant laquelle le jugement est suspendu, ce délai ne leur a pas été accordé. Pire encore, dans la loi marocaine, les seules sanctions liées au séjour irrégulier sur le sol national sont l’amende et la prison, note le Gadem, et en aucun cas l’expulsion du territoire.

Quoi qu’il en soit, l’intervention in extremis de la commission régionale des droits de l’homme de Tanger a permis à 17 migrants, qui étaient sur le point d’être expulsés, de regagner le commissariat de la ville de Tanger, où ils sont restés détenus malgré l’absence d’une décision de justice ordonnant leur détention.

Au même moment, un autre groupe, composé de 18 personnes a été expulsé en deux temps, sans avoir eu droit à un procès. Onze d’entre eux ont été renvoyé au Sénégal le 15 septembre, les autres ont été expulsés par voie aérienne le lendemain.

Le 18 septembre, les membres du Gadem ont appris que les 17 migrants qui ont été transférés à Tanger, ont été emmenés une deuxième fois, discrètement, à l’aéroport Mohammed V afin d’être expulsés. Vendredi 19 septembre, on apprend que deux autres Subsahariens ont été arrêtés et transférés à l’aéroport, portant le nombre total des migrants en instance d’expulsions à 19.

A l’heure où nous rédigeons ces lignes, 3 personnes ont été embarquées. Il s’agit d’un Nigérian et de deux Sénégalais. Les 16 autres, de nationalité camerounaise, ont refusé d’embarquer, et se trouvent en ce moment à l’aéroport Mohammed V. Le Gadem s’attend à ce que les 16 personnes restantes subissent une nouvelle tentative d’embarquement dès vendredi soir.


 

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Plusieurs expulsions de ressortissants subsahariens ont eu lieu cette semaine au Maroc. Le groupement antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM) s’inquiète du sort de 19 migrants, dont 3 ont été embarqués de force dans un avion à destination de leur pays respectifs, en dehors de la législation.

Un premier groupe de migrants composé de 18 migrants interpelés à Tanger le 14 septembre et présentés devant le juge le 16 septembre, ont été jugés, sans interprète ni sans avocat, et condamnés pour tentative d’émigration clandestine. Le juge a décidé de les expulser vers leurs pays d’origine. Ils ont été transportés, le même jour dans un bus à destination de l’aéroport Mohammed V de Casablanca, afin d’être embarqués dans l’avion qui les ramènera vers leurs pays.

Dans cette affaire qui a connu un procès “inéquitable et expéditif, ni le respect des procédures ni les droits élémentaires n’ont été garantis“ selon le Gadem.

En effet, les condamnés disposaient de 10 jours pour faire appel de leur décision, période durant laquelle le jugement est suspendu, ce délai ne leur a pas été accordé. Pire encore, dans la loi marocaine, les seules sanctions liées au séjour irrégulier sur le sol national sont l’amende et la prison, note le Gadem, et en aucun cas l’expulsion du territoire.

Quoi qu’il en soit, l’intervention in extremis de la commission régionale des droits de l’homme de Tanger a permis à 17 migrants, qui étaient sur le point d’être expulsés, de regagner le commissariat de la ville de Tanger, où ils sont restés détenus malgré l’absence d’une décision de justice ordonnant leur détention.

Au même moment, un autre groupe, composé de 18 personnes a été expulsé en deux temps, sans avoir eu droit à un procès. Onze d’entre eux ont été renvoyé au Sénégal le 15 septembre, les autres ont été expulsés par voie aérienne le lendemain.

Le 18 septembre, les membres du Gadem ont appris que les 17 migrants qui ont été transférés à Tanger, ont été emmenés une deuxième fois, discrètement, à l’aéroport Mohammed V afin d’être expulsés. Vendredi 19 septembre, on apprend que deux autres Subsahariens ont été arrêtés et transférés à l’aéroport, portant le nombre total des migrants en instance d’expulsions à 19.

A l’heure où nous rédigeons ces lignes, 3 personnes ont été embarquées. Il s’agit d’un Nigérian et de deux Sénégalais. Les 16 autres, de nationalité camerounaise, ont refusé d’embarquer, et se trouvent en ce moment à l’aéroport Mohammed V. Le Gadem s’attend à ce que les 16 personnes restantes subissent une nouvelle tentative d’embarquement dès vendredi soir.


 

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