Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, le 23 janvier à Casablanca.

Le ministère de l’Enseignent supérieur entend améliorer le rang du Maroc dans les classements internationaux des universités.

Entrée en vigueur 1e septembre 2014, la fusion des universités Hassan II Aïn Chok-Casablanca et de Hassan II Mohammedia et celle des universités Mohammed V-Agdal et Mohammed V-Souissi de Rabat franchit un nouveau pas avec la nomination de Saaïd Amzazi en tant que président de l'université Mohammed-V de Rabat et de Driss Mansouri à la tête de l'université Hassan II de Casablanca, le 15 janvier par le Conseil de gouvernement.

Concrètement, la fusion aura un double impact : d'un côté, mutualiser les moyens, et de l’autre additionner publications et citations pour améliorer la position du Maroc dans les classements.

Concernant la mutualisation des moyens, l’expertise disponible au niveau universitaire sera multipliée par deux et permettra de combler en partie le sous-effectif des professeurs universitaires, enseignants habilités et maîtres assistants. Aussi, la fusion offrira plus de choix en termes de spécialisation et d’accès aux laboratoires de recherches, ce qui en théorie donnera plus de poids aux diplômes universitaires marocains.

Du côté du ministère de l’Enseignement supérieur, on voit dans la fusion universitaire une aubaine pour améliorer le rang des universités marocaines dans les classements internationaux. Et pour cause : le Maroc est souvent très mal classé, voire absent des classements reconnus, à l’instar de celui l'université Jiaotong de Shanghai, référentiel mettant en concurrence les plus grandes universités du monde. Ce dernier se concentre sur les performances de la recherche et le nombre de publications disponibles, sans considérer la qualité de l'enseignement.

«Grâce à la fusion des deux universités de Casa et des deux universités de Rabat, le Maroc franchira d’ici une année ou deux un grand pas sur le plan continental. Mon but est que l’on soit classé à la 2e position après l’Afrique du Sud en termes de recherche scientifique » a d’ailleurs affirmé Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, le 23 janvier à Rabat.

« La mutualisation des moyens en matière de recherche et de publication ne peut qu’améliorer le classement des universités marocaines au niveau international » précise une source au sein du ministère de l’Enseignement supérieur, contactée par notre rédaction.

A ce propos, on peut citer l’exemple de plusieurs universités françaises qui ont fait le choix de la fusion, non sans succès. En 2009, grâce au regroupement de trois entités en une seule, Strasbourg a atteint l'envergure et la notoriété qui la rendent considérable aux yeux des classements internationaux. Depuis 2012, c'est le cas également d'Aix-Marseille, qui se situe entre la 101e et la 150e place cette année du classement de Shanghai, ou l'université de Lorraine, située entre la 201e et la 300e place. D’ailleurs, deux ans après sa création, l’université d'Aix-Marseille s’est hissée au premier rang des facultés francophones.

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Le ministère de l’Enseignent supérieur entend améliorer le rang du Maroc dans les classements internationaux des universités.

 

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Concrètement, la fusion aura un double impact : d'un côté, mutualiser les moyens, et de l’autre additionner publications et citations pour améliorer la position du Maroc dans les classements.

Concernant la mutualisation des moyens, l’expertise disponible au niveau universitaire sera multipliée par deux et permettra de combler en partie le sous-effectif des professeurs universitaires, enseignants habilités et maîtres assistants. Aussi, la fusion offrira plus de choix en termes de spécialisation et d’accès aux laboratoires de recherches, ce qui en théorie donnera plus de poids aux diplômes universitaires marocains.

Du côté du ministère de l’Enseignement supérieur, on voit dans la fusion universitaire une aubaine pour améliorer le rang des universités marocaines dans les classements internationaux. Et pour cause : le Maroc est souvent très mal classé, voire absent des classements reconnus, à l’instar de celui l'université Jiaotong de Shanghai, référentiel mettant en concurrence les plus grandes universités du monde. Ce dernier se concentre sur les performances de la recherche et le nombre de publications disponibles, sans considérer la qualité de l'enseignement.

«Grâce à la fusion des deux universités de Casa et des deux universités de Rabat, le Maroc franchira d’ici une année ou deux un grand pas sur le plan continental. Mon but est que l’on soit classé à la 2e position après l’Afrique du Sud en termes de recherche scientifique » a d’ailleurs affirmé Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, le 23 janvier à Rabat.

« La mutualisation des moyens en matière de recherche et de publication ne peut qu’améliorer le classement des universités marocaines au niveau international » précise une source au sein du ministère de l’Enseignement supérieur, contactée par notre rédaction.

A ce propos, on peut citer l’exemple de plusieurs universités françaises qui ont fait le choix de la fusion, non sans succès. En 2009, grâce au regroupement de trois entités en une seule, Strasbourg a atteint l'envergure et la notoriété qui la rendent considérable aux yeux des classements internationaux. Depuis 2012, c'est le cas également d'Aix-Marseille, qui se situe entre la 101e et la 150e place cette année du classement de Shanghai, ou l'université de Lorraine, située entre la 201e et la 300e place. D’ailleurs, deux ans après sa création, l’université d'Aix-Marseille s’est hissée au premier rang des facultés francophones.

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