Le Conseil supérieur de l’éducation pose la question : et si l’anglais devenait la première langue vivante étrangère enseignée ?

Le Conseil supérieur de l’éducation de la formation et de la recherche scientifique a tenu sa 5ème session, le mercredi et jeudi derniers, afin que les différentes commissions présentent leurs conclusions. Ces conclusions seront discutées puis rassemblées dans un rapport qui sera présenté au Roi en mars prochain.

L’une des nouveautés qui ont été présentées durant ces deux derniers jours concerne l’adoption de l’anglais comme première langue étrangère dans l’enseignement. Une proposition formulée par la commission permanente des curricula, programmes, formations et outils didactiques.

Mais, « à ce stade, rien n’a encore été entériné » nous apprend un membre du Conseil supérieur de l’éducation. Toutefois, selon la même source : « la question de la langue est un point essentiel de la réforme du système éducatif. La proposition du remplacement de la langue française par l’anglais est en ce moment entre les mains du conseil. »

Il faudra trouver les enseignants

A l’évidence, une mesure aussi importante ne peut être adoptée par le Conseil sans prévoir l’élaboration de mécanismes permettant la mise à niveau du corps enseignant. « Nous sommes conscients que cette réforme ne peut aboutir que si le ministère dispose d’enseignants formés en anglais.

D’ailleurs, la commission permanente de la gouvernance du système national de l’éducation et de la formation a insisté sur la nécessité d’intégrer l’enseignant au cœur de la réforme du système éducatif » précise le membre du Conseil.

De nouveaux baccalauréats en anglais et en espagnol

Par ailleurs, plusieurs projets pilotes ont été menés par le ministère de l’Education nationale à partir de la rentrée scolaire 2014-2015.

Des baccalauréats scientifiques et littéraires options internationales, dont les cours sont dispensés en anglais et en espagnol, ont vu le jour dans 5 établissements. Cette expérience sera élargie à d’autres établissements scolaires à partir de la rentrée prochaine.

Il est tout de même à rappeler que la généralisation de ce projet reste tributaire du nombre d’enseignants maitrisant l’anglais. Une source ministérielle nous avait confié, précédemment, qu’ « en raison du nombre restreint de classes concernées par le baccalauréat option langue anglaise, il n’est pas urgent de lancer une grande campagne de formation des enseignants. »

Si le Conseil supérieur de l’éducation adopte l’avis de la commission des curricula, la donne va sans doute rapidement s’inverser.

Quoi de neuf ?
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Il faudra trouver les enseignants

A l’évidence, une mesure aussi importante ne peut être adoptée par le Conseil sans prévoir l’élaboration de mécanismes permettant la mise à niveau du corps enseignant. « Nous sommes conscients que cette réforme ne peut aboutir que si le ministère dispose d’enseignants formés en anglais.

D’ailleurs, la commission permanente de la gouvernance du système national de l’éducation et de la formation a insisté sur la nécessité d’intégrer l’enseignant au cœur de la réforme du système éducatif » précise le membre du Conseil.

De nouveaux baccalauréats en anglais et en espagnol

Par ailleurs, plusieurs projets pilotes ont été menés par le ministère de l’Education nationale à partir de la rentrée scolaire 2014-2015.

Des baccalauréats scientifiques et littéraires options internationales, dont les cours sont dispensés en anglais et en espagnol, ont vu le jour dans 5 établissements. Cette expérience sera élargie à d’autres établissements scolaires à partir de la rentrée prochaine.

Il est tout de même à rappeler que la généralisation de ce projet reste tributaire du nombre d’enseignants maitrisant l’anglais. Une source ministérielle nous avait confié, précédemment, qu’ « en raison du nombre restreint de classes concernées par le baccalauréat option langue anglaise, il n’est pas urgent de lancer une grande campagne de formation des enseignants. »

Si le Conseil supérieur de l’éducation adopte l’avis de la commission des curricula, la donne va sans doute rapidement s’inverser.

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