(Crédit photo: Youssef Boudlal / Reuters)

Le photographe marocain a été récompensé pour sa photo saisissante d’une jeune yézidie qui avait fui, avec sa famille, la ville de Sinjar pour échapper aux exactions des djihadistes de Da’ech.

Le cliché a fait le tour du monde et a été partagé plusieurs milliers de fois sur les réseaux sociaux. En août 2014, à la frontière irako-syrienne, son auteur a immortalisé une fillette yézidie de 6 ans aux yeux bleus limpides dont la beauté et l’innocence contrastent avec la cruauté des sanguinaires de Da’ech envers sa communauté. Pour cette photo marquante, Youssef Boudlal, reporter pour l'agence Reuters à Casablanca, a reçu le prix de la meilleure photographie de l’année 2014 le 7 mars à New York.

« J'étais fasciné par sa beauté sauvage »

 « Je me souviens bien de la scène. C'était le jour de mon arrivée à Fishkhabour. Choqués, le visage brûlé par le soleil, des hommes, des femmes et des enfants aux vêtements maculés de saletés bravaient une température de 45° C, attendant patiemment l'aide des Kurdes locaux,» raconte-t-il sur le blog The Wider Image de l'agence Reuters

Avec la prise de leur bastion, Sinjar, le 3 août, des milliers de Yézidis menacés d’être exterminé par Da’ech ont dû fuir dans les montagnes, sans eau ni nourriture, sous une chaleur pouvant atteindre les 50° C.

« Mon attention s'est d'abord portée sur un groupe de femmes assises par terre. Puis j'ai remarqué la petite fille. J'ai pris une photo d'elle, elle m'a vu, m'a offert un sourire. Je l'ai photographiée à nouveau, cette fois-ci avec sa mère», poursuit-il.

« J'étais fasciné par sa beauté sauvage dans cette situation dramatique. Il y a de l'intensité, de la détresse et de la tristesse dans son regard. Je sais qu'elle a six ans, parce que je me suis renseigné auprès de sa mère, mais je n'ai hélas pas demandé son nom. La famille arrivait de la ville irakienne de Sinjar, fuyant les hommes de l'État islamique, » ajoute Youssef Boudlal.

Un photographe écartelé entre deux univers

Né à de Oujda, Youssef Boudlal est arrivé en France dans les années 1990 où il suit une formation au centre Iris, une école de photo parisienne. Son parcours est atypique puisqu’il travaille aussi bien dans l’univers de la mode et du luxe, que dans celui des guerres les plus effroyables.

« J’aime autant travailler dans des zones de guerre que couvrir des défilés de mode. Je n’y vois aucune contradiction, les deux font partie de mon vécu. Ce qui m’intéresse, c’est de raconter et de partager la beauté et la complexité de cette terre fantastique», explique sur le site de Reuters le photographe qui a auparavant réalisé un reportage remarqué en Cisjordanie. 

En février 2015, il s’est rendu à Aït Sghir, un village coupé du monde, au cœur du Haut-Atlas enneigé du Maroc. Derrière son appareil, le photographe s’est attaché à montrer le quotidien de ces familles dépourvues de tout confort. Toutefois, ses clichés ne témoignent d’aucun misérabilisme. Ils révèlent au contraire des visages épanouis, souriants et sereins.

Youssef Boudlal utilise un Canon EOS 5D Mark III et un Canon EOS-1D X.

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(Crédit photo: Youssef Boudlal / Reuters)

Le photographe marocain a été récompensé pour sa photo saisissante d’une jeune yézidie qui avait fui, avec sa famille, la ville de Sinjar pour échapper aux exactions des djihadistes de Da’ech. 

Le cliché a fait le tour du monde et a été partagé plusieurs milliers de fois sur les réseaux sociaux. En août 2014, à la frontière irako-syrienne, son auteur a immortalisé une fillette yézidie de 6 ans aux yeux bleus limpides dont la beauté et l’innocence contrastent avec la cruauté des sanguinaires de Da’ech envers sa communauté. Pour cette photo marquante, Youssef Boudlal, reporter pour l'agence Reuters à Casablanca, a reçu le prix de la meilleure photographie de l’année 2014 le 7 mars à New York.

« J'étais fasciné par sa beauté sauvage »

 « Je me souviens bien de la scène. C'était le jour de mon arrivée à Fishkhabour. Choqués, le visage brûlé par le soleil, des hommes, des femmes et des enfants aux vêtements maculés de saletés bravaient une température de 45° C, attendant patiemment l'aide des Kurdes locaux,» raconte-t-il sur le blog The Wider Image de l'agence Reuters

Avec la prise de leur bastion, Sinjar, le 3 août, des milliers de Yézidis menacés d’être exterminé par Da’ech ont dû fuir dans les montagnes, sans eau ni nourriture, sous une chaleur pouvant atteindre les 50° C.

« Mon attention s'est d'abord portée sur un groupe de femmes assises par terre. Puis j'ai remarqué la petite fille. J'ai pris une photo d'elle, elle m'a vu, m'a offert un sourire. Je l'ai photographiée à nouveau, cette fois-ci avec sa mère», poursuit-il.

« J'étais fasciné par sa beauté sauvage dans cette situation dramatique. Il y a de l'intensité, de la détresse et de la tristesse dans son regard. Je sais qu'elle a six ans, parce que je me suis renseigné auprès de sa mère, mais je n'ai hélas pas demandé son nom. La famille arrivait de la ville irakienne de Sinjar, fuyant les hommes de l'État islamique, » ajoute Youssef Boudlal.

Un photographe écartelé entre deux univers

Né à de Oujda, Youssef Boudlal est arrivé en France dans les années 1990 où il suit une formation au centre Iris, une école de photo parisienne. Son parcours est atypique puisqu’il travaille aussi bien dans l’univers de la mode et du luxe, que dans celui des guerres les plus effroyables.

« J’aime autant travailler dans des zones de guerre que couvrir des défilés de mode. Je n’y vois aucune contradiction, les deux font partie de mon vécu. Ce qui m’intéresse, c’est de raconter et de partager la beauté et la complexité de cette terre fantastique», explique sur le site de Reuters le photographe qui a auparavant réalisé un reportage remarqué en Cisjordanie. 

En février 2015, il s’est rendu à Aït Sghir, un village coupé du monde, au cœur du Haut-Atlas enneigé du Maroc. Derrière son appareil, le photographe s’est attaché à montrer le quotidien de ces familles dépourvues de tout confort. Toutefois, ses clichés ne témoignent d’aucun misérabilisme. Ils révèlent au contraire des visages épanouis, souriants et sereins.

Youssef Boudlal utilise un Canon EOS 5D Mark III et un Canon EOS-1D X.

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