«Respect, Ramada, no bikinis», ce slogan affiché sur une plage d’Agadir a suscité l’émoi de tous opérateurs. Le ministre du Tourisme condamne, tout en louant la réactivité des autorités, qui ont mis fin aux agissements des auteurs.

Tous les professionnels touristiques nationaux ou de la ville d’Agadir contactés par Médias 24 ont dénoncé à l’unanimité le slogan arboré sur une pancarte dans la plage «Azan» de surfeurs à Agadir.

«Personne n’a le droit de faire la loi à la place des pouvoirs publics. Nous n’admettrons jamais ces comportements inacceptables de personnes qui s’érigent en justiciers de la morale et de la vertu».

C’est par ces mots que Lahcen Haddad, ministre duTtourisme, nous a fait part de son indignation. Il nous apprend cependant que les autorités de la wilaya ont procédé à la confiscation des pancartes et qu'elles ont identifié les jeunes en cause.

Ne voulant pas céder à la précipitation ni amplifier les choses, d’autres interlocuteurs anonymes se sont montrés irrités et scandalisés par ce dérapage aux possibles lourdes conséquences économiques.

Très impliqué dans la gestion de la vie touristique d’Agadir, un professionnel régional s’insurge contre les auteurs de cette pancarte, qui va à l’encontre de la tolérance et de l’hospitalité marocaines:

«Je m’étonne qu’une association de surfeurs qui vit de ce sport au contact des nationaux et des étrangers dont de nombreuses femmes, soit assez stupide pour afficher un tel slogan. Ceux qui ne veulent pas voir de bikinis n’ont qu’à éviter les plages marocaines. Jusqu’à nouvel ordre, nous ne sommes ni en Afghanistan ni en Arabie Saoudite».

Un opérateur d’une autre grande ville côtière ajoute: "Nous n’avions vraiment pas besoin de cela: Sanofi, les deux homosexuels condamnés et maintenant un slogan sur un drapeau noir, qui va raviver un amalgame. Nous devons être vigilants pour que cela ne se reproduise plus, car ce genre de discours peut avoir un impact destructeur sur la destination Agadir, qui peine déjà assez sur les marchés étrangers".

Furieux et virulent, un professionnel national affirme que les auteurs de ce genre de dérapage doivent être déférés devant un tribunal et être condamnés pour atteinte à l’économie régionale.

«Face au pouvoir d’information instantané des réseaux sociaux, nous devons être sur nos gardes. Cela me rend malade, je ne sais plus où la bêtise s’arrêtera avec des imbéciles prêts à tout pour s’offrir une notoriété médiatique. Cherchent-ils à saboter tous nos efforts, surtout en cette période de vaches maigres?».

Notre dernier interlocuteur conclut qu’il ne «faut pas donner une tribune aux auteurs de ces appels à la haine, qui ne représentent qu’eux-mêmes et non la majorité des Marocains. La wilaya d’Agadir doit prendre ses responsabilités, pour que ces comportements ne se reproduisent plus à l’avenir ».

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 «Respect, Ramada, no bikinis», ce slogan affiché sur une plage d’Agadir a suscité l’émoi de tous opérateurs. Le ministre du Tourisme condamne, tout en louant la réactivité des autorités, qui ont mis fin aux agissements des auteurs.

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«Personne n’a le droit de faire la loi à la place des pouvoirs publics. Nous n’admettrons jamais ces comportements inacceptables de personnes qui s’érigent en justiciers de la morale et de la vertu».

C’est par ces mots que Lahcen Haddad, ministre duTtourisme, nous a fait part de son indignation. Il nous apprend cependant que les autorités de la wilaya ont procédé à la confiscation des pancartes et qu'elles ont identifié les jeunes en cause.

Ne voulant pas céder à la précipitation ni amplifier les choses, d’autres interlocuteurs anonymes se sont montrés irrités et scandalisés par ce dérapage aux possibles lourdes conséquences économiques.

Très impliqué dans la gestion de la vie touristique d’Agadir, un professionnel régional s’insurge contre les auteurs de cette pancarte, qui va à l’encontre de la tolérance et de l’hospitalité marocaines:

«Je m’étonne qu’une association de surfeurs qui vit de ce sport au contact des nationaux et des étrangers dont de nombreuses femmes, soit assez stupide pour afficher un tel slogan. Ceux qui ne veulent pas voir de bikinis n’ont qu’à éviter les plages marocaines. Jusqu’à nouvel ordre, nous ne sommes ni en Afghanistan ni en Arabie Saoudite».

Un opérateur d’une autre grande ville côtière ajoute: "Nous n’avions vraiment pas besoin de cela: Sanofi, les deux homosexuels condamnés et maintenant un slogan sur un drapeau noir, qui va raviver un amalgame. Nous devons être vigilants pour que cela ne se reproduise plus, car ce genre de discours peut avoir un impact destructeur sur la destination Agadir, qui peine déjà assez sur les marchés étrangers".

Furieux et virulent, un professionnel national affirme que les auteurs de ce genre de dérapage doivent être déférés devant un tribunal et être condamnés pour atteinte à l’économie régionale.

«Face au pouvoir d’information instantané des réseaux sociaux, nous devons être sur nos gardes. Cela me rend malade, je ne sais plus où la bêtise s’arrêtera avec des imbéciles prêts à tout pour s’offrir une notoriété médiatique. Cherchent-ils à saboter tous nos efforts, surtout en cette période de vaches maigres?».

Notre dernier interlocuteur conclut qu’il ne «faut pas donner une tribune aux auteurs de ces appels à la haine, qui ne représentent qu’eux-mêmes et non la majorité des Marocains. La wilaya d’Agadir doit prendre ses responsabilités, pour que ces comportements ne se reproduisent plus à l’avenir ».

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