Le jeune homme brutalisé à Fès porte plainte, la Justice ouvre une enquête

Un jeune Marocain, accusé d'homosexualité et lynché à Fès dans la nuit du 29 au 30 juin, a déposé plainte quelques heures après l'intervention policière, nous apprend Mustapha Jebbour, président de la section régionale de l'AMDH à Fès.

Changement de ton et d'attitude de la part des autorités policières et judiciaires. Cette fois-ci, contrairement au cas d'Inezgane, l'attitude des uns et des autres est plus conforme au droit.
L'agression a eu lieu au boulevard Hassan II de Fès, lorsqu'une meute de personnes surexcitées a pris pour cible un jeune citoyen, le rouant de coups, même à terre. Des images qui rappellent les effroyables scènes de lynchage public contre lesquelles nous pensions être immunisés.
Quoi qu'il en soit, notre source au sein de l'AMDH nous précise la suite des événements: "La victime a été protégée par les forces de l'ordre et emmenée au deuxième arrondissement de police, en attendant que la foule se disperse."
Quelque temps après l'arrivée au poste de police, le jeune violenté a pu regagner son domicile. "La victime n'a pas été arrêtée, contrairement aux informations qui circulent en ce moment" ajoute M. Jebbour.
Notre source nous apprend, également, que la victime a déposé plainte auprès de la police judiciaire contre ses agresseurs et qu'aucune accusation en rapport avec l'atteinte aux mœurs ou à l'ordre public n'a été retenue contre le jeune homme.
"Rien ne prouve que le jeune homme a une conduite contraire à la loi, il n'a pas été arrêté en flagrant délit," observe M. Jebbour et salue le professionnalisme des éléments de police. "Cette fois-ci, ils ont fait leur travail en protégeant le citoyen. Maintenant, nous demandons à ce que la procédure puisse aboutir à des poursuites contre les agresseurs du jeune homme" réclame le président de la section régionale de l'AMDH et de poursuivre: "il ne faudrait pas expliquer ou excuser ce crime par le fait que nous sommes en moispériode de ramadan". Indéniablement, ceux qui sont prêts à agresser un citoyen durant ce mois-ci, sont capables de le faire à n'importe quel moment. 
Ce récent événement n'est pas pas sans rappeler l'agression publique et la poursuite actuellement en cours des deux jeunes filles d'Inezgane, accusées d'atteinte à la pudeur pour avoir porté une robe.
De son côté, le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Fès a annoncé l'ouverture d'une enquête et promis la plus grande fermeté envers tous ceux qui sont impliqués dans l'agression.
Quoi de neuf ?
La carte de l'épidémie de coronavirus en temps réel
Rendez-vous Partenaires
Le jeune homme brutalisé à Fès porte plainte, la Justice ouvre une enquête
Un jeune Marocain, accusé d'homosexualité et lynché à Fès dans la nuit du 29 au 30 juin, a déposé plainte quelques heures après l'intervention policière, nous apprend Mustapha Jebbour, président de la section régionale de l'AMDH à Fès.
Changement de ton et d'attitude de la part des autorités policières et judiciaires. Cette fois-ci, contrairement au cas d'Inezgane, l'attitude des uns et des autres est plus conforme au droit.
L'agression a eu lieu au boulevard Hassan II de Fès, lorsqu'une meute de personnes surexcitées a pris pour cible un jeune citoyen, le rouant de coups, même à terre. Des images qui rappellent les effroyables scènes de lynchage public contre lesquelles nous pensions être immunisés.
Quoi qu'il en soit, notre source au sein de l'AMDH nous précise la suite des événements: "La victime a été protégée par les forces de l'ordre et emmenée au deuxième arrondissement de police, en attendant que la foule se disperse."
Quelque temps après l'arrivée au poste de police, le jeune violenté a pu regagner son domicile. "La victime n'a pas été arrêtée, contrairement aux informations qui circulent en ce moment" ajoute M. Jebbour.
Notre source nous apprend, également, que la victime a déposé plainte auprès de la police judiciaire contre ses agresseurs et qu'aucune accusation en rapport avec l'atteinte aux mœurs ou à l'ordre public n'a été retenue contre le jeune homme.
"Rien ne prouve que le jeune homme a une conduite contraire à la loi, il n'a pas été arrêté en flagrant délit," observe M. Jebbour et salue le professionnalisme des éléments de police. "Cette fois-ci, ils ont fait leur travail en protégeant le citoyen. Maintenant, nous demandons à ce que la procédure puisse aboutir à des poursuites contre les agresseurs du jeune homme" réclame le président de la section régionale de l'AMDH et de poursuivre: "il ne faudrait pas expliquer ou excuser ce crime par le fait que nous sommes en moispériode de ramadan". Indéniablement, ceux qui sont prêts à agresser un citoyen durant ce mois-ci, sont capables de le faire à n'importe quel moment. 
Ce récent événement n'est pas pas sans rappeler l'agression publique et la poursuite actuellement en cours des deux jeunes filles d'Inezgane, accusées d'atteinte à la pudeur pour avoir porté une robe.
De son côté, le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Fès a annoncé l'ouverture d'une enquête et promis la plus grande fermeté envers tous ceux qui sont impliqués dans l'agression.
Quoi de neuf ?
La carte de l'épidémie de coronavirus en temps réel

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.