Vaste opération de police à Tanger à l’encontre de ressortissants subsahariens

REPORTAGE EXCLUSIF. Forces de police et des forces auxiliaires se sont déployés en masse dès 6h du matin ce mercredi 1er juillet au quartier Boukhalef à Tanger. Objectif: arrêter et expulser près de 1.500 ressortissants subsahariens en résidence irrégulière dans le quartier.

Les autorités de Tanger ont réalisé un déploiement exceptionnel de forces de sécurité, de camions de pompiers et ambulances à l’appui, afin d’arrêter près de 1.500 Subsahariens qui habitent au quartier de Boukhalef.

500 arrestations à 14h ce mercredi

Ce mercredi à la mi-journée, on pouvait compter jusqu’à 60 estafettes de police et de forces  auxiliaires au minimum. Elles étaient garées dans les rues du quartier Al Irfane, sur le parking du supermarché Aswak Salam, proche du siège de l’arrondissement urbain.

Sur place, le quartier d’Al Irfane est en véritable état de siège. Agents de police, forces spéciales et agents des forces auxiliaires sont à tous les coins de rues de cette cité habitée par environ 8.000 personnes.

Selon un responsable  sur place rencontré par Médias 24, tout ce que Tanger compte de forces de l’ordre, de policiers et d’agents d’autorités est mobilisé depuis 6 heures ce matin».

Le ministère marocain de l’Intérieur avait au départ présenté l’affaire comme une opération de délogement des squatters d’appartements.  Il avait averti dans un communiqué lundi dernier que les appartements occupés illégalement devaient être évacués dans les 24H.

Tensions anciennes et  ftour

Au final, toute la communauté subsaharienne du quartier est visée. Dans sa très grande majorité, celle-ci vit en situation irrégulière et les appartements sont occupés par un nombre élevé de personnes ce qui rend les contrats de location, quand ils existent, caducs. «La très grande majorité des appartements du quartier est squatté», accuse un habitant du quartier.

Ce mercredi à la mi-journée selon nos informations, plus de 500 Subsahariens avaient été arrêtés et transférés dans des autocars. L’opération devrait se prolonger jusque très tard dans la journée. Des habitants du quartier parlaient d’offrir le ftour aux forces de l’ordre plus tard aujourd’hui.

Un homme a été retrouvé mort tôt ce matin. Il aurait succombé à des coups à l’arme blanche. D’autres sources indiquent à Médias 24 que «l’homme a chuté du haut d’un immeuble alors qu’il cherchait à fuir l’arrivée des forces de sécurité dans son appartement».

Depuis près de deux ans, la tension ne cesse de monter entre résidents marocains et résidents subsahariens en attente d’un passage vers l’Europe. Des manifestations anti immigrés organisées par les Marocains ont régulièrement lieu.

La communauté subsaharienne qui s’est enracinée dans le quartier n’a pas toujours fait l’unanimité en sa faveur notamment «en raison de la prostitution, du trafic de drogue et des bars clandestins» souligne à Médias 24 un habitant du quartier qui milite depuis longtemps et ouvertement pour le départ des Subsahariens de Boukhalef.

Il y a 10 jours, les habitants de Boukhalef avaient menacé les autorités d’organiser une marche citoyenne vers le centre-ville si leurs revendications en matière de sécurité et de squats n’étaient pas entendues.

A la veille de cette opération de police, le ministère marocain des Affaires étrangères a tenu à informer les ambassadeurs des pays concernés dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Nigéria. Ces derniers ont tous visité le quartier et il leur a été demandé de sensibiliser leurs compatriotes à la nécessité de respecter les lois marocaines, apprend Médias 24 de source autorisée.

Une volonté de légitimation de cette opération imminente était clairement visible depuis plusieurs jours: articles de presse sur la multiplication des squats, ultimatum du ministère de l’Intérieur puis diffusion par l’agence MAP de plusieurs avis d’experts expliquant que l’opération était légale et légitime.

Pendant que la police organisait les arrestations ce matin et que le quartier semblait en état de siège, des militants du parti de l’Istiqlal sillonnaient les rues. Autant Boukhalef, ses habitants et ses problèmes de sécurité ont été ignorés par les forces politiques depuis deux ans, autant, maintenant, la date des élections se rapproche.

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Les autorités de Tanger ont réalisé un déploiement exceptionnel de forces de sécurité, de camions de pompiers et ambulances à l’appui, afin d’arrêter près de 1.500 Subsahariens qui habitent au quartier de Boukhalef.

500 arrestations à 14h ce mercredi

Ce mercredi à la mi-journée, on pouvait compter jusqu’à 60 estafettes de police et de forces  auxiliaires au minimum. Elles étaient garées dans les rues du quartier Al Irfane, sur le parking du supermarché Aswak Salam, proche du siège de l’arrondissement urbain.

Sur place, le quartier d’Al Irfane est en véritable état de siège. Agents de police, forces spéciales et agents des forces auxiliaires sont à tous les coins de rues de cette cité habitée par environ 8.000 personnes.

Selon un responsable  sur place rencontré par Médias 24, tout ce que Tanger compte de forces de l’ordre, de policiers et d’agents d’autorités est mobilisé depuis 6 heures ce matin».

Le ministère marocain de l’Intérieur avait au départ présenté l’affaire comme une opération de délogement des squatters d’appartements.  Il avait averti dans un communiqué lundi dernier que les appartements occupés illégalement devaient être évacués dans les 24H.

Tensions anciennes et  ftour

Au final, toute la communauté subsaharienne du quartier est visée. Dans sa très grande majorité, celle-ci vit en situation irrégulière et les appartements sont occupés par un nombre élevé de personnes ce qui rend les contrats de location, quand ils existent, caducs. «La très grande majorité des appartements du quartier est squatté», accuse un habitant du quartier.

Ce mercredi à la mi-journée selon nos informations, plus de 500 Subsahariens avaient été arrêtés et transférés dans des autocars. L’opération devrait se prolonger jusque très tard dans la journée. Des habitants du quartier parlaient d’offrir le ftour aux forces de l’ordre plus tard aujourd’hui.

Un homme a été retrouvé mort tôt ce matin. Il aurait succombé à des coups à l’arme blanche. D’autres sources indiquent à Médias 24 que «l’homme a chuté du haut d’un immeuble alors qu’il cherchait à fuir l’arrivée des forces de sécurité dans son appartement».

Depuis près de deux ans, la tension ne cesse de monter entre résidents marocains et résidents subsahariens en attente d’un passage vers l’Europe. Des manifestations anti immigrés organisées par les Marocains ont régulièrement lieu.

La communauté subsaharienne qui s’est enracinée dans le quartier n’a pas toujours fait l’unanimité en sa faveur notamment «en raison de la prostitution, du trafic de drogue et des bars clandestins» souligne à Médias 24 un habitant du quartier qui milite depuis longtemps et ouvertement pour le départ des Subsahariens de Boukhalef.

Il y a 10 jours, les habitants de Boukhalef avaient menacé les autorités d’organiser une marche citoyenne vers le centre-ville si leurs revendications en matière de sécurité et de squats n’étaient pas entendues.

A la veille de cette opération de police, le ministère marocain des Affaires étrangères a tenu à informer les ambassadeurs des pays concernés dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Nigéria. Ces derniers ont tous visité le quartier et il leur a été demandé de sensibiliser leurs compatriotes à la nécessité de respecter les lois marocaines, apprend Médias 24 de source autorisée.

Une volonté de légitimation de cette opération imminente était clairement visible depuis plusieurs jours: articles de presse sur la multiplication des squats, ultimatum du ministère de l’Intérieur puis diffusion par l’agence MAP de plusieurs avis d’experts expliquant que l’opération était légale et légitime.

Pendant que la police organisait les arrestations ce matin et que le quartier semblait en état de siège, des militants du parti de l’Istiqlal sillonnaient les rues. Autant Boukhalef, ses habitants et ses problèmes de sécurité ont été ignorés par les forces politiques depuis deux ans, autant, maintenant, la date des élections se rapproche.

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