EXCLUSIF. Des chiffres communiqués par la préfecture de police de Tanger à Médias 24 indiquent l’arrestation de 1.106 personnes pour détention d’armes blanches entre le 1ermai 2015 et ce 29 juillet.

Les chiffres de la police de Tanger montrent également que 16.432 personnes ont été arrêtées au cours de ces trois derniers mois dont 3.402 qui étaient recherchées.

S’agissant de ce mois de juillet et de la psychose sécuritaire qui s’est emparée de la ville, les services de police indiquent que «de 120 à 140 arrestations quotidiennes avant l’été, les chiffres montent à près de 300 en juillet».

Rassemblement contre l’insécurité

Un appel à un rassemblement contre l’insécurité a été lancé sur les réseaux sociaux pour ce vendredi 31 juillet, sur le thème: «Nous voulons la sécurité à Tanger».

La sécurité publique à Tanger fait l’objet de nombre d’échanges entre citoyens et responsables pendant cette deuxième quinzaine du mois de juillet. L’afflux de vacanciers nationaux et étrangers dans la région, la tenue de manifestations culturelles et de festivals de musique sur la plage et la voie publique créent un effet d’appel sur la petite délinquance en tous genres.

Le développement économique de la ville et de la région attire également nombre de candidats au travail venant de toutes les régions du pays. Mais nombreux sont également les jeunes hommes et femmes qui viennent à Tanger et sa région pour trouver un job et n’en obtiennent pas.

Outre les petits délits de vol et les vols à la tire, la tendance la plus alarmante semble la facilité avec laquelle les armes blanches circulent et sont utilisées.

D’une altercation pour un refus de priorité à un rond-point de la ville (Roudani), à des agressions sur la plage d’Achakkar pour un ballon de foot, en passant par de nombreuses agressions au service des urgences de l’hôpital Mohammed V de la ville, les incidents violents à l’arme blanche répertoriés sont nombreux.

Après les échanges de coups à l’arme blanche au rond-point Roudani sur l’avenue Mohamed V le jeudi 23 juillet dernier, les agressions au sein de l’hôpital durant le week-end, c’est le harcèlement et l’agression d’une jeune femme sur la corniche de Tanger qui a contribué à fortement accroître le niveau d’alarme.

Jeune femme harcelée et délestée de son sac à main

Selon des informations de presse et divers témoignages recueillis par Médias 24, l’incident (vidéo ci dessus de Tanja7.com) s’est déroulé dimanche 26 juillet dans la soirée sur la baie de Tanger au niveau de la place d’Oujda près du balnéaire Associados.

Alors qu’une jeune femme quittait la zone où se déroulait un concert de musique, celle-ci a subi des attouchements de la part d’un groupe d’adolescents et son sac à main a été volé avant que la police n’intervienne rapidement. Mais moins de sept à huit minutes auront été nécessaires pour agresser et effrayer la jeune femme et son enfant et pour qu’elle y perde son sac et peut-être aussi son téléphone portable.

Pour les services de police, «cette situation est quasi-normale en période estivale. En revanche, ce qui est nouveau,c’est l’écho médiatique qu’elle reçoit». Certains interlocuteurs parlent à demi-mot de «manipulations». Cependant, les chiffres montrent une augmentation des arrestations et celle-ci n’est pas sans relation non plus avec l’augmentation de la délinquance, du moins ressentie.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les services de la sécurité publique de Tanger ne font pas pas état d’une augmentation des moyens pour faire leur travail en été. Les moyens de la police ont augmenté depuis mais 2003 et 2011 et les manifestations du printemps arabe. Mais au cours de ces derniers mois, ces moyens sont restés les mêmes. «Nous nous contentons des moyens dont nous disposons et tout ce qu’on nous donnera ne sera pas suffisant» souligne-t-on.

Autre problématique soulevée par certains interlocuteurs, celle d’une coordination pas toujours optimale entre la police et la justice. Des responsables parlent de délinquants arrêtés mais pas inculpés sur le champ, certains étant donc remis en liberté.

Parmi les explications figure l’absence de place dans la prison civile de Tanger. Médias 24 a pu apprendre qu’un établissement pénitentiaire construit à Had Gharbia au sud de la ville est quasiment fini, mais pas encore mis en service.

Mardi 28 juillet soir au club de golf de Tanger alors que se déroulait la présentation du projet Tanja Marina Bay, une Tangéroise indiquait se sentir enfin en sécurité ici au club, en sécurité comme en Europe précisait-elle, ajoutant que l’on ne se sent pas en sécurité en ville. Mais il sera difficile de faire de toute une ville un club de golf.

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Les chiffres de la police de Tanger montrent également que 16.432 personnes ont été arrêtées au cours de ces trois derniers mois dont 3.402 qui étaient recherchées.

S’agissant de ce mois de juillet et de la psychose sécuritaire qui s’est emparée de la ville, les services de police indiquent que «de 120 à 140 arrestations quotidiennes avant l’été, les chiffres montent à près de 300 en juillet».

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Un appel à un rassemblement contre l’insécurité a été lancé sur les réseaux sociaux pour ce vendredi 31 juillet, sur le thème: «Nous voulons la sécurité à Tanger».

La sécurité publique à Tanger fait l’objet de nombre d’échanges entre citoyens et responsables pendant cette deuxième quinzaine du mois de juillet. L’afflux de vacanciers nationaux et étrangers dans la région, la tenue de manifestations culturelles et de festivals de musique sur la plage et la voie publique créent un effet d’appel sur la petite délinquance en tous genres.

Le développement économique de la ville et de la région attire également nombre de candidats au travail venant de toutes les régions du pays. Mais nombreux sont également les jeunes hommes et femmes qui viennent à Tanger et sa région pour trouver un job et n’en obtiennent pas.

Outre les petits délits de vol et les vols à la tire, la tendance la plus alarmante semble la facilité avec laquelle les armes blanches circulent et sont utilisées.

D’une altercation pour un refus de priorité à un rond-point de la ville (Roudani), à des agressions sur la plage d’Achakkar pour un ballon de foot, en passant par de nombreuses agressions au service des urgences de l’hôpital Mohammed V de la ville, les incidents violents à l’arme blanche répertoriés sont nombreux.

Après les échanges de coups à l’arme blanche au rond-point Roudani sur l’avenue Mohamed V le jeudi 23 juillet dernier, les agressions au sein de l’hôpital durant le week-end, c’est le harcèlement et l’agression d’une jeune femme sur la corniche de Tanger qui a contribué à fortement accroître le niveau d’alarme.

Jeune femme harcelée et délestée de son sac à main

Selon des informations de presse et divers témoignages recueillis par Médias 24, l’incident (vidéo ci dessus de Tanja7.com) s’est déroulé dimanche 26 juillet dans la soirée sur la baie de Tanger au niveau de la place d’Oujda près du balnéaire Associados.

Alors qu’une jeune femme quittait la zone où se déroulait un concert de musique, celle-ci a subi des attouchements de la part d’un groupe d’adolescents et son sac à main a été volé avant que la police n’intervienne rapidement. Mais moins de sept à huit minutes auront été nécessaires pour agresser et effrayer la jeune femme et son enfant et pour qu’elle y perde son sac et peut-être aussi son téléphone portable.

Pour les services de police, «cette situation est quasi-normale en période estivale. En revanche, ce qui est nouveau,c’est l’écho médiatique qu’elle reçoit». Certains interlocuteurs parlent à demi-mot de «manipulations». Cependant, les chiffres montrent une augmentation des arrestations et celle-ci n’est pas sans relation non plus avec l’augmentation de la délinquance, du moins ressentie.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les services de la sécurité publique de Tanger ne font pas pas état d’une augmentation des moyens pour faire leur travail en été. Les moyens de la police ont augmenté depuis mais 2003 et 2011 et les manifestations du printemps arabe. Mais au cours de ces derniers mois, ces moyens sont restés les mêmes. «Nous nous contentons des moyens dont nous disposons et tout ce qu’on nous donnera ne sera pas suffisant» souligne-t-on.

Autre problématique soulevée par certains interlocuteurs, celle d’une coordination pas toujours optimale entre la police et la justice. Des responsables parlent de délinquants arrêtés mais pas inculpés sur le champ, certains étant donc remis en liberté.

Parmi les explications figure l’absence de place dans la prison civile de Tanger. Médias 24 a pu apprendre qu’un établissement pénitentiaire construit à Had Gharbia au sud de la ville est quasiment fini, mais pas encore mis en service.

Mardi 28 juillet soir au club de golf de Tanger alors que se déroulait la présentation du projet Tanja Marina Bay, une Tangéroise indiquait se sentir enfin en sécurité ici au club, en sécurité comme en Europe précisait-elle, ajoutant que l’on ne se sent pas en sécurité en ville. Mais il sera difficile de faire de toute une ville un club de golf.

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