Sit-in des étudiants de médecine violemment réprimé par les forces de l’ordre à Rabat

Ce jeudi matin avant 10 heures, les étudiants réunis en sit-in ont été violemment vidés par les forces de l’ordre de la faculté de médecine de Rabat.

Deux cents étudiants avaient répondu à l’appel du sit-in devant l’entrée de la faculté ce jeudi 22 octobre.

Un témoin sur place, membre du BDE (bureau des étudiants) de la faculté, nous affirme que ce rassemblement se déroulait pacifiquement et ne bloquait pas l’entrée des étudiants étrangers, militaires - qui ne sont pas concernés par l’appel au boycott - et civils qui souhaitaient rejoindre les cours.

Après un rappel à l’ordre du doyen de la faculté, les forces de l’ordre sont arrivées sur le lieu du sit-in, matraque en main, et ont chargé.

De nombreux étudiantes et étudiants ont été frappés, mais aucun n’a été grièvement blessé. 4 à 5 étudiants ont été arrêtés. Pour les étudiants, il ne fait pas de doute que le doyen de l’université a appelé les forces de police et auxiliaires. 

Toujours d’après cette même source, les forces de l’ordre ont menacé d’attaquer les étudiants enfuis dans un amphi et à la buvette de la faculté. Le retour au calme n’a eu lieu qu’après que les étudiants boycotteurs aient vidés la faculté. 

Cet évènement intervient deux jours après un communiqué du Chef du gouvernement annonçant sa reprise en main du dossier et appelant à un "retour rapide à une situation normale".

Le gouvernement s’est dit prêt à "assumer sa responsabilité pour protéger ceux disposés à reprendre les cours". Pour les étudiants, ce communiqué qui ne cite pas les points de revendication obtenus par le CNEM (Conseil national des étudiants de médecine) auprès du ministère de l’Enseignement supérieur quelques jours plus tôt, est interprété comme une menace directe du gouvernement et une rupture du dialogue.

Les cours et stages sont boycottés par les étudiants depuis la rentrée universitaire, il y a 8 semaines, tandis que les prestations de médecine sont boycottées par les internes et résidents depuis 4 semaines, lesquels s’opposent à l'avant-projet de service national sanitaire de deux ans dans les zones enclavées.  

 

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Après un rappel à l’ordre du doyen de la faculté, les forces de l’ordre sont arrivées sur le lieu du sit-in, matraque en main, et ont chargé.

De nombreux étudiantes et étudiants ont été frappés, mais aucun n’a été grièvement blessé. 4 à 5 étudiants ont été arrêtés. Pour les étudiants, il ne fait pas de doute que le doyen de l’université a appelé les forces de police et auxiliaires. 

Toujours d’après cette même source, les forces de l’ordre ont menacé d’attaquer les étudiants enfuis dans un amphi et à la buvette de la faculté. Le retour au calme n’a eu lieu qu’après que les étudiants boycotteurs aient vidés la faculté. 

Cet évènement intervient deux jours après un communiqué du Chef du gouvernement annonçant sa reprise en main du dossier et appelant à un "retour rapide à une situation normale".

Le gouvernement s’est dit prêt à "assumer sa responsabilité pour protéger ceux disposés à reprendre les cours". Pour les étudiants, ce communiqué qui ne cite pas les points de revendication obtenus par le CNEM (Conseil national des étudiants de médecine) auprès du ministère de l’Enseignement supérieur quelques jours plus tôt, est interprété comme une menace directe du gouvernement et une rupture du dialogue.

Les cours et stages sont boycottés par les étudiants depuis la rentrée universitaire, il y a 8 semaines, tandis que les prestations de médecine sont boycottées par les internes et résidents depuis 4 semaines, lesquels s’opposent à l'avant-projet de service national sanitaire de deux ans dans les zones enclavées.  

 

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