Etudiants en médecine: on s’achemine vers la reprise des cours

Au surlendemain de la manifestation du 28 octobre, les espoirs se portent désormais sur la médiation des enseignants. Pour leur part, les protagonistes ont adouci leur ton et se déclarent prêts à finaliser un accord. Interrogées par Médias 24, les deux parties pensent que la réunion du lundi 2 novembre sera décisive pour une reprise des cours.

Joint par notre rédaction, le ministre de la Santé se dit optimiste sur la conclusion imminente d’un accord avec les étudiants mais tient à rappeler que son département ne peut pas être tenu responsable du retard.

"Lors de notre rencontre du lundi 26 octobre, j’ai fait rédiger un communiqué abondant dans leur sens. Il préconise un service sanitaire soumis à leur accord préalable, une revalorisation des indemnités actée par le Chef du gouvernement et un paiement imminent des gardes effectuées." Le communiqué annonçait la suspension du projet de service sanitaire obligatoire, mais sans utiliser le mot "suspension".

Par rapport à sa proposition de créer une commission tripartite (étudiants, enseignants et ministère) pour suivre leurs revendications, ses interlocuteurs ont exigé d’avoir un accord écrit.

"J’ai accepté et les ai invités à une nouvelle réunion pour le formaliser mais depuis, je n’ai plus eu de nouvelles car ils ont littéralement disparu. Les jours passant, j’ai dû demander à mon directeur de cabinet de les contacter pour que nous puissions entamer la rédaction de cet accord consensuel. Leur réponse a été positive pour lundi 2 novembre à 11 heures."

Le ministre s’impatiente

Malgré cette prise de rendez-vous, Houcine El Ouardi ne comprend pas que ses interlocuteurs prennent autant de temps pour conclure, alors que chaque jour compte.

"Comment est-il possible que ce soit mon ministère qui doive leur courir après alors que la situation devient urgente et que le risque d’année blanche se précise?"

Cela ne l’empêche pas de se dire optimiste de parvenir un accord, après discussions, au terme de la prochaine réunion de lundi 2 novembre.

Il se dit même prêt à signer un procès verbal d’accord aujourd’hui, s’il lui est présenté ce vendredi 30 novembre.

"Pour vous prouver ma bonne foi, j’ai même accepté de signer la proposition écrite que m’ont soumise hier les enseignants intermédiaires sur le service sanitaire dont j’ai accepté les termes. Je pense que nous arriverons à un accord lundi prochain mais si nous pouvions le signer aujourd’hui ou ce week-end à mon domicile s’il le faut, j’en serais ravi. Ma seule volonté est de clore ce dossier pour qu’ils retrouvent au plus vite le chemin de l’université".

Il conclut que les étudiants ne doivent plus perdre de temps car chaque heure compte.

Selma Abed, membre de la Commission nationale des étudiants en médecine, s’inscrit en faux contre les déclarations du ministre laissant entendre que les 14 représentants de cette coordination se sont évaporés dans la nature sans donner de nouvelles.

Concernant la réunion prévue le 2 novembre avec le ministre, la présidente du BDE de la faculté de médecine et de pharmacie de Rabat répond qu’elle n’en a pas encore été avisée.

"C’est au cabinet du ministre de nous contacter pour une réunion car nous n’allons pas faire le pied de grue devant son ministère pour être reçus; ça a toujours fonctionné de cette manière et le ministre qui est très occupé ne peut pas nous accuser d’avoir disparu."

L’étudiante en 7e années de médecine poursuit que la commission représentant les étudiants grévistes compte finaliser aujourd’hui ses revendications finales par écrit.

"Nous sommes prêts à reprendre les cours 24 heures après la signature de l’accord"

"Nous allons avoir ce vendredi après-midi une réunion avec les professeurs-médiateurs pour rédiger un PV d’accord qui sera soumis au ministre. Si l’essentiel de nos revendications sont acceptées, les cours reprendront au plus tard dans les 24 heures suivant son adoption."

Depuis la manifestation du 28 octobre, elle affirme que les représentants n’ont pas perdu de temps en multipliant les réunions entre la commission nationale des étudiants en médecine, le comité national des internes et des résidents, et les enseignants qui jouent un rôle d’intermédiaires avec le ministre.

Pour rappel, les étudiants des sept facultés de médecine, pharmacie et dentaires du Maroc qui sont en grève des cours réclament au ministre :

-Un nouveau projet consensuel pour le déploiement des ressources humaines dans les zones enclavées;

-La revalorisation des indemnités des étudiants (3e à 5e année, 6e année et 7e année);

-La révision de l’ordre des concours de résidanat, d’internat puis d’intégration;

-Le règlement des gardes des médecins résidents qui n’ont pas été payées depuis 2011;

-L'augmentation salariale des jeunes médecins qui touchent 8.000 DH par mois.

"Une fois que nous validerons nos propositions finales, nous pourrons rencontrer M. El Louardi ce week-end et même à minuit s’il le faut pour reprendre les cours dès lundi." 

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Joint par notre rédaction, le ministre de la Santé se dit optimiste sur la conclusion imminente d’un accord avec les étudiants mais tient à rappeler que son département ne peut pas être tenu responsable du retard.

"Lors de notre rencontre du lundi 26 octobre, j’ai fait rédiger un communiqué abondant dans leur sens. Il préconise un service sanitaire soumis à leur accord préalable, une revalorisation des indemnités actée par le Chef du gouvernement et un paiement imminent des gardes effectuées." Le communiqué annonçait la suspension du projet de service sanitaire obligatoire, mais sans utiliser le mot "suspension".

Par rapport à sa proposition de créer une commission tripartite (étudiants, enseignants et ministère) pour suivre leurs revendications, ses interlocuteurs ont exigé d’avoir un accord écrit.

"J’ai accepté et les ai invités à une nouvelle réunion pour le formaliser mais depuis, je n’ai plus eu de nouvelles car ils ont littéralement disparu. Les jours passant, j’ai dû demander à mon directeur de cabinet de les contacter pour que nous puissions entamer la rédaction de cet accord consensuel. Leur réponse a été positive pour lundi 2 novembre à 11 heures."

Le ministre s’impatiente

Malgré cette prise de rendez-vous, Houcine El Ouardi ne comprend pas que ses interlocuteurs prennent autant de temps pour conclure, alors que chaque jour compte.

"Comment est-il possible que ce soit mon ministère qui doive leur courir après alors que la situation devient urgente et que le risque d’année blanche se précise?"

Cela ne l’empêche pas de se dire optimiste de parvenir un accord, après discussions, au terme de la prochaine réunion de lundi 2 novembre.

Il se dit même prêt à signer un procès verbal d’accord aujourd’hui, s’il lui est présenté ce vendredi 30 novembre.

"Pour vous prouver ma bonne foi, j’ai même accepté de signer la proposition écrite que m’ont soumise hier les enseignants intermédiaires sur le service sanitaire dont j’ai accepté les termes. Je pense que nous arriverons à un accord lundi prochain mais si nous pouvions le signer aujourd’hui ou ce week-end à mon domicile s’il le faut, j’en serais ravi. Ma seule volonté est de clore ce dossier pour qu’ils retrouvent au plus vite le chemin de l’université".

Il conclut que les étudiants ne doivent plus perdre de temps car chaque heure compte.

Selma Abed, membre de la Commission nationale des étudiants en médecine, s’inscrit en faux contre les déclarations du ministre laissant entendre que les 14 représentants de cette coordination se sont évaporés dans la nature sans donner de nouvelles.

Concernant la réunion prévue le 2 novembre avec le ministre, la présidente du BDE de la faculté de médecine et de pharmacie de Rabat répond qu’elle n’en a pas encore été avisée.

"C’est au cabinet du ministre de nous contacter pour une réunion car nous n’allons pas faire le pied de grue devant son ministère pour être reçus; ça a toujours fonctionné de cette manière et le ministre qui est très occupé ne peut pas nous accuser d’avoir disparu."

L’étudiante en 7e années de médecine poursuit que la commission représentant les étudiants grévistes compte finaliser aujourd’hui ses revendications finales par écrit.

"Nous sommes prêts à reprendre les cours 24 heures après la signature de l’accord"

"Nous allons avoir ce vendredi après-midi une réunion avec les professeurs-médiateurs pour rédiger un PV d’accord qui sera soumis au ministre. Si l’essentiel de nos revendications sont acceptées, les cours reprendront au plus tard dans les 24 heures suivant son adoption."

Depuis la manifestation du 28 octobre, elle affirme que les représentants n’ont pas perdu de temps en multipliant les réunions entre la commission nationale des étudiants en médecine, le comité national des internes et des résidents, et les enseignants qui jouent un rôle d’intermédiaires avec le ministre.

Pour rappel, les étudiants des sept facultés de médecine, pharmacie et dentaires du Maroc qui sont en grève des cours réclament au ministre :

-Un nouveau projet consensuel pour le déploiement des ressources humaines dans les zones enclavées;

-La revalorisation des indemnités des étudiants (3e à 5e année, 6e année et 7e année);

-La révision de l’ordre des concours de résidanat, d’internat puis d’intégration;

-Le règlement des gardes des médecins résidents qui n’ont pas été payées depuis 2011;

-L'augmentation salariale des jeunes médecins qui touchent 8.000 DH par mois.

"Une fois que nous validerons nos propositions finales, nous pourrons rencontrer M. El Louardi ce week-end et même à minuit s’il le faut pour reprendre les cours dès lundi." 

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