La propriété de l’historique teatro Cervantès qui a ouvert ses portes en 1913 passera entre les mains du gouvernement marocain.

Un accord en ce sens est en cours de finalisation par les gouvernements Benkirane et Rajoy. Il doit être approuvé par les parlements des deux pays.

L’accord prévoit un engagement de restauration de la part du gouvernement marocain. Il prévoit aussi de faire du théâtre un centre culturel actif. Construit à partir de 1911 par Antonio Gallega, le Cervantès a constamment souffert financièrement.

Géré à l’origine par Gallega et un couple de mécènes espagnols, ceux-ci en remettront les clés au gouvernement espagnol après 15 ans d’exploitation, en 1928. C’est ainsi que le théâtre devient propriété de l’Etat espagnol. A partir de 1974, une convention entre les autorités espagnoles et la municipalité de Tanger en transfère la gestion à l’autorité locale. Madrid finit par récupérer le contrat de bail à la fin des années 1990.

Doté de 960 sièges et situé entre le boulevard Pasteur et la rue de la Plage, le théâtre accueille concerts de musique, pièces de théâtre et combats de boxe. Sa dernière activité date de 1993.

Au moins 55 millions de DH pour le restaurer

A la veille de son centenaire en 2013, une étude estime le coût de la réhabilitation du théâtre à environ 55 millions de DH ou 5 millions d’euros. Mais la crise financière en Espagne et la priorité donnée aux affaires métropolitaines font très vite oublier tout projet de renaissance.

En 2006, un accord est signé entre Madrid et Rabat pour créer une fondation culturelle Cervantès, sans résultat.

Actuellement dans un état de délabrement très avancé et fermé au public et aux visiteurs pour des motifs de sécurité, le lieu devrait être réhabilité sur plusieurs années.

En 2017, le nouveau théâtre des arts et de la culture en cours de construction sur la route de Malabata devrait voir le jour. Sur le site de l’ancien marché de gros près de l’avenue Moulay Ismaël, un centre culturel flambant neuf est quasiment prêt depuis cet été 2015 mais il n’a pas ouvert et ne dispose d’aucune programmation artistique ou musicale.

La presse espagnole a réagi sur un ton dépité à la nouvelle du transfert du Cervantès tangérois aux autorités marocaines. El Mundo a titré "L’Espagne abandonne Tanger". El Diario a écrit: "Le Maroc gagne. Il ne gagne pas parce qu’il a mieux joué ses cartes, mais il chante victoire parce que l’Espagne a déclaré forfait." 

Selon des sources espagnoles citées par El Mundo, Madrid et Rabat souhaitent rédiger et approuver "un accord qui reflète l’état des excellentes relations entre les deux parties".

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La propriété de l’historique teatro Cervantès qui a ouvert ses portes en 1913 passera entre les mains du gouvernement marocain. 

Un accord en ce sens est en cours de finalisation par les gouvernements Benkirane et Rajoy. Il doit être approuvé par les parlements des deux pays.

L’accord prévoit un engagement de restauration de la part du gouvernement marocain. Il prévoit aussi de faire du théâtre un centre culturel actif. Construit à partir de 1911 par Antonio Gallega, le Cervantès a constamment souffert financièrement.

Géré à l’origine par Gallega et un couple de mécènes espagnols, ceux-ci en remettront les clés au gouvernement espagnol après 15 ans d’exploitation, en 1928. C’est ainsi que le théâtre devient propriété de l’Etat espagnol. A partir de 1974, une convention entre les autorités espagnoles et la municipalité de Tanger en transfère la gestion à l’autorité locale. Madrid finit par récupérer le contrat de bail à la fin des années 1990.

Doté de 960 sièges et situé entre le boulevard Pasteur et la rue de la Plage, le théâtre accueille concerts de musique, pièces de théâtre et combats de boxe. Sa dernière activité date de 1993.

Au moins 55 millions de DH pour le restaurer

A la veille de son centenaire en 2013, une étude estime le coût de la réhabilitation du théâtre à environ 55 millions de DH ou 5 millions d’euros. Mais la crise financière en Espagne et la priorité donnée aux affaires métropolitaines font très vite oublier tout projet de renaissance.

En 2006, un accord est signé entre Madrid et Rabat pour créer une fondation culturelle Cervantès, sans résultat.

Actuellement dans un état de délabrement très avancé et fermé au public et aux visiteurs pour des motifs de sécurité, le lieu devrait être réhabilité sur plusieurs années.

En 2017, le nouveau théâtre des arts et de la culture en cours de construction sur la route de Malabata devrait voir le jour. Sur le site de l’ancien marché de gros près de l’avenue Moulay Ismaël, un centre culturel flambant neuf est quasiment prêt depuis cet été 2015 mais il n’a pas ouvert et ne dispose d’aucune programmation artistique ou musicale.

La presse espagnole a réagi sur un ton dépité à la nouvelle du transfert du Cervantès tangérois aux autorités marocaines. El Mundo a titré "L’Espagne abandonne Tanger". El Diario a écrit: "Le Maroc gagne. Il ne gagne pas parce qu’il a mieux joué ses cartes, mais il chante victoire parce que l’Espagne a déclaré forfait." 

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