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Secteur de la santé : les dysfonctionnements vus par une ONG 

Mardi 2 juillet 2013 à 11h27
Secteur de la santé : les dysfonctionnements vus par une ONG
La population de plus en plus vieillissante ne bénéficie d’aucun programme national de gériatrie. (Photo AIC press) 

«Il est temps de sortir des sentiers battus». Tel est le message du Mouvement Anfass qui appelle à l’établissement d’un projet intitulé «Vision santé 2030», capable de surmonter les obstacles rencontrés par le secteur de la santé.

A l’occasion de la conférence nationale de la santé, ouverte hier 1er juillet à Marrakech, le Mouvement Anfass pour la démocratie et la citoyenneté publie un rapport sur la santé au Maroc. Intitulé «secteur de la santé : sortir des sentiers battus», le rapport critique les dysfonctionnements de la politique de santé au Maroc, qui, «marche à deux vitesse et créé de ce fait deux catégories de citoyens : les citoyens ayant une couverture médicale «solide» ou des moyens financiers, et les autres démunis, laissés pour leur compte», indique le rapport.

En effet, les politiques de santé menées depuis l’indépendance ont permis, évidemment, un certain nombre de réalisations telles que l’amélioration de l’espérance de vie à la naissance ; une baisse notoire de la mortalité infanto-juvénile (moins de 5 ans) ; une baisse de la mortalité maternelle liée principalement à une amélioration du suivi de la grossesse et de la prise en charge des accouchements ; un démarrage de couverture médicale et une production locale du médicament capable de subvenir à plus de 70% des besoins nationaux.

Par ailleurs, et malgré ces réalisations, le système de santé demeure handicapé par de nombreuses insuffisances qui mettent à mal la confiance du citoyen dans les établissements de santé. En effet, le rapport liste pas moins de 13 anomalies, parmi lesquelles on peut citer une disparité importante des indicateurs de santé entre les milieux urbain et rural et une concentration de l’offre de soin spécialisé autour des grands centres urbains traditionnels.

Aussi, le mouvement pointe du doigt la faible densité de la population médicale, soit 6,2 médecins pour 10.000 habitants au Maroc contre 10,8 en moyenne dans la région, et paramédicale, soit 8,9 pour 10.000 habitants au Maroc contre 15,9 en moyenne dans la région. Il faut ajouter à cela la faible part des dépenses de la santé dans le PIB (à peine de 2%) dont plus de la moitié est supportée par les ménages. En effet, uniquement 34% de la population a actuellement une couverture maladie. La dépense par habitant au Maroc est inférieure à 170 $ annuellement contre plus de 220 $ comme moyenne de la région.

Autres points négatifs : l’absence d’une politique nationale de la santé mentale et psychique et la lenteur du processus de mise en adéquation de l’arsenal législatif.

Devant ces constats, Anfass a entamé, depuis un certain temps, une réflexion de fond sur l’avenir du système de santé. La démarche du mouvement s’articule autour de quatre étapes dont la conduite nécessite un travail de fond d’environ deux ans :

Dans une première étape, le rapport parle de «collecte d’informations et de données visant à l’élaboration de fiches de synthèses sur les principales problématiques clés du secteur ».

Une seconde étape consistera à formuler des hypothèses à partir des données recueillies et à conduire une enquête nationale impliquant tous les acteurs.

Troisième étape : publication des résultats de l’enquête et des rapprochements statistiques permettant de dégager des scénarii futurs à soumettre à un débat public.

Et, finalement, une quatrième étape d’élaboration d’un programme d’action sur 15 ans intitulé «Vision santé 2030».

A cette occasion, le mouvement lance un appel ouvert à tous les acteurs qui souhaitent participer et mener à bien cette démarche.

Sur le plan des mesures, le mouvement doute de la réussite de la conférence de la santé. «Notre travail actuel sur cette problématique nous pousse à regarder avec scepticisme la manière avec laquelle la deuxième conférence nationale sur la santé est en train d’être menée et nous doutons fortement de l’émergence d’orientations politiques et de programmes d’action clairs», indique le rapport.

Faisant de la qualité, de l’accès, de l’équité et du coût les enjeux majeurs de toute réflexion, le mouvement appelle à ce que le débat public soit orienté vers les axes suivants :

 - La formation des médecins et celle du personnel paramédical ; 

- La médecine préventive comme le centre du système de santé ;

- Une politique de la santé psychique avec une meilleure prise en charge de la santé ; l’implication du médecin généraliste et la création de nouvelles structures de soins ;

- La problématique de l’accès au médicament qui devra être résolue d’une manière différente par l’encouragement, d’une part, de l’émergence de grands acteurs pharmaceutiques nationaux capables de produire à très grande échelle et exporter vers les plus grands marchés internationaux ; et d’autre part, de l’amélioration de la couverture maladie.

- L’encouragement de la recherche médicale appliquée et en matière d’économie de la santé.

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