Abdellatif Ouahbi : "Avec moi, le PAM décrochera 120 à 150 députés en 2021"

Quelques jours après s’être déclaré candidat au secrétariat général de son parti, Abdellatif Ouahbi se dit persuadé de gagner face à Mohamed Cheikh Biadillah; mais contrairement à ce dernier, il n’hésite pas à faire feu de tout bois contre ses détracteurs. Faisant preuve d’un optimisme quasi démesuré, il pense emmener le PAM à la victoire en 2021 et récolter autant, voire même plus de députés que n’en a eu le PJD en 2016.

Abdellatif Ouahbi : « Avec moi, le PAM décrochera 120 à 150 députés en 2021 » Interview du candidat Abdellatif Ouahbi au secrétariat général du PAM

Le 28 janvier 2020 à 14:20

Modifié le 28 janvier 2020 à 23:24

     Médias24 : Qu’est-ce qui vous différencie de votre adversaire Mohamed Cheikh Biadillah ?

Abdellatif Ouahbi : Honnêtement, je ne me suis jamais posé cette question.

     - Il y a bien une différence à votre avantage ?

- La seule que je vois est que je suis, peut-être, un homme de l’avenir et lui du passé.

     - En dehors de Fatima-Zahra Mansouri qui vous soutient au leadership au sein de votre parti ?

- Beaucoup de monde et je ne peux évidemment que m’en réjouir.

     - Pensez-vous être élu face à votre adversaire Biadillah ?

- Le PAM n’appartient à personne et encore moins à Ssi Biadillah que je compte bien battre.

     - Dans votre déclaration de candidature, vous avez dit que le PAM avait été créé par le Makhzen, alors pourquoi y avoir adhéré ?

- Tout simplement parce qu’au début, j’ai cru à son idéologie et à ses idéaux mais dès que j’ai intégré son bureau politique, j’ai commencé à lutter pour qu’il gagne son indépendance du Makhzen.

     - De quelle manière ?

- En critiquant ses dirigeants sur leur manière de diriger le parti.

     - Tous les anciens secrétaires généraux ?

- Non, seulement Mustapha Bakkoury et surtout Elyas Elomari qui a démontré, plus que quiconque, que l’Etat tirait les ficelles à travers sa personne.

     - Donc si vous êtes élu secrétaire général, le PAM va enfin devenir indépendant ?

- Oui, plus exactement devenir institutionnel pour être seul décisionnaire quant à son avenir.

     - Hakim Benchamach vous a accusé de mélanger l’islam politique et la commanderie des croyants.

- Sa sortie médiatique ne m’intéresse pas. Alors que je n’ai fait que donner mon opinion, il en a profité pour m'attaquer et me déclarer.

S'il a un avis sur ce sujet, je lui suggère de le transmettre à nos militants qui devront trancher pour savoir s’ils partagent ou pas mon opinion.

Ceci dit, il ne peut pas être juge et partie, c’est de la folie …

     - Passons aux grands axes de votre programme.

- Vous les aurez en temps voulu.

     - Mais encore ?

- J’ai publié une petite synthèse que vous retrouverez facilement, mais en gros, il s’agit de rompre avec les pratiques du passé.

     - Comptez-vous faire du PAM un parti de gouvernement lors du prochain scrutin législatif ?

- Pourquoi pas ? Il ne faut pas se mentir, tous les partis de la planète partagent cet objectif.

     - Garantissez-vous la victoire à l’échéance de 2021 ?

- C’est en effet mon souhait.

     - Certains prévoient pourtant que le PAM court à la défaite et récoltera juste une cinquantaine de députés...

- Je suis persuadé du contraire, à savoir que nous décrocherons facilement entre 120 et 150 députés

     - Ne pêchez-vous pas par excès d’optimisme ?

- Je sais ce que je suis et je sais ce que vaut le PAM mais quoi qu’il arrive, je respecterai le choix final de nos concitoyens après leur vote.

     - Que répondez-vous à ceux qui vous qualifient de populiste à l’image d'un Benkirane ou d'un Chabat ?

- Je ne suis ni l’un ni l’autre.

Eux c’est eux, moi c’est moi.

     - Etes-vous comme on le dit, un proche de Benkirane ?

- Pourquoi, est-ce que c’est un crime puni par la loi ?

     - Non mais ça nous amène à la dernière question, êtes-vous prêt à gouverner avec le PJD en 2021 ?

- La réponse est ni oui ni non, on prendra la décision en temps voulu.

Ce n'est qu'à partir du moment où l'on connaîtra le programme et les positions de ce parti que je déciderai des suites à donner.

Interview du candidat Abdellatif Ouahbi au secrétariat général du PAM

Abdellatif Ouahbi : "Avec moi, le PAM décrochera 120 à 150 députés en 2021"

Le 28 janvier 2020 à14:20

Modifié le 28 janvier 2020 à 23:24

Quelques jours après s’être déclaré candidat au secrétariat général de son parti, Abdellatif Ouahbi se dit persuadé de gagner face à Mohamed Cheikh Biadillah; mais contrairement à ce dernier, il n’hésite pas à faire feu de tout bois contre ses détracteurs. Faisant preuve d’un optimisme quasi démesuré, il pense emmener le PAM à la victoire en 2021 et récolter autant, voire même plus de députés que n’en a eu le PJD en 2016.

     Médias24 : Qu’est-ce qui vous différencie de votre adversaire Mohamed Cheikh Biadillah ?

Abdellatif Ouahbi : Honnêtement, je ne me suis jamais posé cette question.

     - Il y a bien une différence à votre avantage ?

- La seule que je vois est que je suis, peut-être, un homme de l’avenir et lui du passé.

     - En dehors de Fatima-Zahra Mansouri qui vous soutient au leadership au sein de votre parti ?

- Beaucoup de monde et je ne peux évidemment que m’en réjouir.

     - Pensez-vous être élu face à votre adversaire Biadillah ?

- Le PAM n’appartient à personne et encore moins à Ssi Biadillah que je compte bien battre.

     - Dans votre déclaration de candidature, vous avez dit que le PAM avait été créé par le Makhzen, alors pourquoi y avoir adhéré ?

- Tout simplement parce qu’au début, j’ai cru à son idéologie et à ses idéaux mais dès que j’ai intégré son bureau politique, j’ai commencé à lutter pour qu’il gagne son indépendance du Makhzen.

     - De quelle manière ?

- En critiquant ses dirigeants sur leur manière de diriger le parti.

     - Tous les anciens secrétaires généraux ?

- Non, seulement Mustapha Bakkoury et surtout Elyas Elomari qui a démontré, plus que quiconque, que l’Etat tirait les ficelles à travers sa personne.

     - Donc si vous êtes élu secrétaire général, le PAM va enfin devenir indépendant ?

- Oui, plus exactement devenir institutionnel pour être seul décisionnaire quant à son avenir.

     - Hakim Benchamach vous a accusé de mélanger l’islam politique et la commanderie des croyants.

- Sa sortie médiatique ne m’intéresse pas. Alors que je n’ai fait que donner mon opinion, il en a profité pour m'attaquer et me déclarer.

S'il a un avis sur ce sujet, je lui suggère de le transmettre à nos militants qui devront trancher pour savoir s’ils partagent ou pas mon opinion.

Ceci dit, il ne peut pas être juge et partie, c’est de la folie …

     - Passons aux grands axes de votre programme.

- Vous les aurez en temps voulu.

     - Mais encore ?

- J’ai publié une petite synthèse que vous retrouverez facilement, mais en gros, il s’agit de rompre avec les pratiques du passé.

     - Comptez-vous faire du PAM un parti de gouvernement lors du prochain scrutin législatif ?

- Pourquoi pas ? Il ne faut pas se mentir, tous les partis de la planète partagent cet objectif.

     - Garantissez-vous la victoire à l’échéance de 2021 ?

- C’est en effet mon souhait.

     - Certains prévoient pourtant que le PAM court à la défaite et récoltera juste une cinquantaine de députés...

- Je suis persuadé du contraire, à savoir que nous décrocherons facilement entre 120 et 150 députés

     - Ne pêchez-vous pas par excès d’optimisme ?

- Je sais ce que je suis et je sais ce que vaut le PAM mais quoi qu’il arrive, je respecterai le choix final de nos concitoyens après leur vote.

     - Que répondez-vous à ceux qui vous qualifient de populiste à l’image d'un Benkirane ou d'un Chabat ?

- Je ne suis ni l’un ni l’autre.

Eux c’est eux, moi c’est moi.

     - Etes-vous comme on le dit, un proche de Benkirane ?

- Pourquoi, est-ce que c’est un crime puni par la loi ?

     - Non mais ça nous amène à la dernière question, êtes-vous prêt à gouverner avec le PJD en 2021 ?

- La réponse est ni oui ni non, on prendra la décision en temps voulu.

Ce n'est qu'à partir du moment où l'on connaîtra le programme et les positions de ce parti que je déciderai des suites à donner.

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