Un portail web unique pour les services publics en gestation

L’Agence de Développement du Digital (ADD) veut s'entourer d'experts dans plusieurs domaines pour l'accompagner dans la mise en oeuvre de sa feuille de route. Celle-ci comporte 15 projets dont voici le détail.

Un portail web unique pour les services publics en gestation Conseil d'administration de l'ADD en janvier 2019.

Le 25 juillet 2019 à 18:09

Modifié le 26 juillet 2019 à 14:06

L’Agence de Développement du Digital (ADD) lance un appel aux compétences. En effet, cette entité chargée de l'exécution de la stratégie de l'Etat en matière de développement de l'économie numérique, d'administration électronique et de diffusion et promotion des outils numériques auprès des citoyens, compte mettre en place son répertoire de compétences.

"Ce répertoire sera constitué des prestataires disposant d’une expertise et des références par domaine d’intervention conformément au présent dossier d’inscription", explique l’ADD dans l’appel à manifestation d’intérêt lancé à cet effet.

L’ADD cherche des cabinets de conseil, bureaux d’études, sociétés, experts, startups, autoentrepreneurs… opérant dans plusieurs domaines parmi lesquels : 

- Etudes et accompagnement pour l'élaboration de stratégies.

- Assistance et support pour la mise en œuvre de projets d’envergure en relation avec le digital (AMOA, pilotage de projets, programmes, PMO, conduite de changement...).

- Interopérabilité des plateformes digitales et des systèmes d'information.

- Ingénierie de la formation et ingénierie pédagogique dans le domaine du digital.

- Conseil/études relatifs à la réglementation et normalisation dans le domaine du digital.

- Conception et mise en place d’infrastructures digitales.

- Intégration et sécurité de systèmes d’information.

- Conception et développement des applications informatiques et de portails.

- Ingénierie des procédures et des parcours.

- Conduite de projets en mode Agile.

- Conception de systèmes industriels 4.0, maintenance prédictive, gestion de la qualité par l’intelligence artificielle, VR, AR, Big Data, pilotage digital de systèmes de production industrielle.

Si l’ADD cherche à s’entourer d’expertise dans tous ces domaines, c’est pour l’accompagner dans la mise en œuvre de sa feuille de route qui compte plusieurs chantiers prioritaires.

>>Lire aussi : L'Agence de développement du Digital a trois mois pour présenter sa stratégie numérique

Une quinzaine de chantiers stratégiques

Cette feuille de route s’articule, pour le moment, autour de 15 projets prioritaires.

Le premier projet, pas des moindres, est relatif à la plateforme d’échange de données entre les administrations. Il consiste en la mise en place d’une plateforme d’interopérabilité permettant d’interconnecter les bases de données des différentes institutions publiques et privées et dématérialiser ainsi les flux de documents.

Cela fait écho à un autre projet sur lequel travaille l’ADD et qui consiste en la mise en place du portail unique du citoyen. Il s’agit de "la création d’un portail unique d’agrégation des services publics pour les citoyens, avec identifiant unique, casier numérique et digitalisation de l’ensemble des démarches administratives", détaille l’ADD.

L’investisseur est également concerné. Ainsi, l’ADD travaille sur deux projets distincts relatifs à la digitalisation du parcours Investisseur et du parcours Import/Export. Dans le premier cas, il s’agit de la digitalisation de bout en bout du parcours de l’investisseur de la prospection à la création d’entreprise en passant par l’obtention des autorisations et des démarches courantes. Dans le second, la digitalisation concernera toutes les procédures d’import et export avec interconnexion des différents intervenants.

Toujours dans le rayon business, l’ADD ambitionne de digitaliser la PME marocaine. Pour ce faire, elle veut mettre en place un "dispositif complet de digitalisation des PME avec un audit digital en ligne, des solutions digitales clé en main et un programme de financement de la transformation digitale", est-il expliqué par l’Agence.

Un autre dispositif sera également mis en place, adressé cette fois-ci aux autoentrepreneurs. Il consiste en la dématérialisation du dépôt de dossier et création d’une plateforme de mise en relation des autoentrepreneurs avec les clients potentiels et d’un programme d’animation autour de cette plateforme.

L’ADD planche également sur des projets de création de Digital Park et Smart Factory.

Elle compte à travers le Digital Park mettre en place "une zone dédiée à l’innovation et à l’entrepreneuriat pour les entreprises technologiques, dotée d’une infrastructure aux meilleurs standards, à l’instar de Casablanca Finance City (CFC)".

Le projet Smart Factory ou usine modèle 4.0 consiste en la mise en place "d’une usine digitale modèle pour promouvoir l’usage du digital au sein des entreprises industrielles".

Parmi ses projets, l’ADD envisage également le lancement d’un écosystème dédié au développement de l’intelligence artificielle.

>>Lire aussi : Voici les chantiers que prépare l'Agence du développement digital dès 2019

La promotion de la culture digitale

Consciente que le digital est un domaine caractérisé par le développement rapide qui nécessite beaucoup d’agilité et d’anticipation, l’ADD planche sur plusieurs projets qui lui permettent d’être en phase avec les impératifs d’un tel domaine comme le Digital Lab.

C’est un laboratoire d’innovation, mis en place au sein de l’ADD, travaillant en mode agile et qui sera en charge de la digitalisation rapide des parcours de bout en bout de services publics.

Pour promouvoir la culture digitale, l’ADD a listé plusieurs projets inscrits dans sa feuille de route. Il s’agit du :

- Génération Digitale : pour former et initier la nouvelle génération au Digital comme vecteur de compétitivité et d’employabilité à travers la mise en œuvre d’un programme de formation national dans le digital couvrant la formation supérieure, professionnelle et la formation continue.

- Défisnationaux.ma : Ce projet consiste en la création d’un pipeline de défis nationaux notamment autour des thématiques prioritaires : Fintech, Agri-Tech, Santé, Education... avec rétribution financière à destination de la communauté des innovateurs (e.g., challenge.gov).

- Application Jeunes : Développement d’une plateforme d’animation de la vie culturelle et sociale des jeunes, permettant par exemple d’accéder à des activités culturelles, à des opportunités de bénévolat, de réserver des installations sportives ou d’obtenir des réductions.

En plus de ces chantiers spécifiques sur lesquels l’ADD s’engage, existent deux autres projets transversaux :

La réglementation. L’ADD cherche à se positionner comme "force de proposition pour mettre en place un cadre réglementaire adapté pour la réussite de la transformation digitale du Maroc incluant les amendements nécessaires pour la réalisation de projets digitaux prioritaires (e.g. ; Administration électronique, Open Data, Big Data, ...)".

L’infrastructure numérique. Il s’agit en l’occurrence de faciliter l’accès au digital moyennant la mise en place des infrastructures nécessaires à la transformation digitale du pays (ex : opportunité de créer des Data Center et Cloud nationaux).

Conseil d'administration de l'ADD en janvier 2019.

Un portail web unique pour les services publics en gestation

Le 25 juillet 2019 à18:48

Modifié le 26 juillet 2019 à 14:06

L’Agence de Développement du Digital (ADD) veut s'entourer d'experts dans plusieurs domaines pour l'accompagner dans la mise en oeuvre de sa feuille de route. Celle-ci comporte 15 projets dont voici le détail.

L’Agence de Développement du Digital (ADD) lance un appel aux compétences. En effet, cette entité chargée de l'exécution de la stratégie de l'Etat en matière de développement de l'économie numérique, d'administration électronique et de diffusion et promotion des outils numériques auprès des citoyens, compte mettre en place son répertoire de compétences.

"Ce répertoire sera constitué des prestataires disposant d’une expertise et des références par domaine d’intervention conformément au présent dossier d’inscription", explique l’ADD dans l’appel à manifestation d’intérêt lancé à cet effet.

L’ADD cherche des cabinets de conseil, bureaux d’études, sociétés, experts, startups, autoentrepreneurs… opérant dans plusieurs domaines parmi lesquels : 

- Etudes et accompagnement pour l'élaboration de stratégies.

- Assistance et support pour la mise en œuvre de projets d’envergure en relation avec le digital (AMOA, pilotage de projets, programmes, PMO, conduite de changement...).

- Interopérabilité des plateformes digitales et des systèmes d'information.

- Ingénierie de la formation et ingénierie pédagogique dans le domaine du digital.

- Conseil/études relatifs à la réglementation et normalisation dans le domaine du digital.

- Conception et mise en place d’infrastructures digitales.

- Intégration et sécurité de systèmes d’information.

- Conception et développement des applications informatiques et de portails.

- Ingénierie des procédures et des parcours.

- Conduite de projets en mode Agile.

- Conception de systèmes industriels 4.0, maintenance prédictive, gestion de la qualité par l’intelligence artificielle, VR, AR, Big Data, pilotage digital de systèmes de production industrielle.

Si l’ADD cherche à s’entourer d’expertise dans tous ces domaines, c’est pour l’accompagner dans la mise en œuvre de sa feuille de route qui compte plusieurs chantiers prioritaires.

>>Lire aussi : L'Agence de développement du Digital a trois mois pour présenter sa stratégie numérique

Une quinzaine de chantiers stratégiques

Cette feuille de route s’articule, pour le moment, autour de 15 projets prioritaires.

Le premier projet, pas des moindres, est relatif à la plateforme d’échange de données entre les administrations. Il consiste en la mise en place d’une plateforme d’interopérabilité permettant d’interconnecter les bases de données des différentes institutions publiques et privées et dématérialiser ainsi les flux de documents.

Cela fait écho à un autre projet sur lequel travaille l’ADD et qui consiste en la mise en place du portail unique du citoyen. Il s’agit de "la création d’un portail unique d’agrégation des services publics pour les citoyens, avec identifiant unique, casier numérique et digitalisation de l’ensemble des démarches administratives", détaille l’ADD.

L’investisseur est également concerné. Ainsi, l’ADD travaille sur deux projets distincts relatifs à la digitalisation du parcours Investisseur et du parcours Import/Export. Dans le premier cas, il s’agit de la digitalisation de bout en bout du parcours de l’investisseur de la prospection à la création d’entreprise en passant par l’obtention des autorisations et des démarches courantes. Dans le second, la digitalisation concernera toutes les procédures d’import et export avec interconnexion des différents intervenants.

Toujours dans le rayon business, l’ADD ambitionne de digitaliser la PME marocaine. Pour ce faire, elle veut mettre en place un "dispositif complet de digitalisation des PME avec un audit digital en ligne, des solutions digitales clé en main et un programme de financement de la transformation digitale", est-il expliqué par l’Agence.

Un autre dispositif sera également mis en place, adressé cette fois-ci aux autoentrepreneurs. Il consiste en la dématérialisation du dépôt de dossier et création d’une plateforme de mise en relation des autoentrepreneurs avec les clients potentiels et d’un programme d’animation autour de cette plateforme.

L’ADD planche également sur des projets de création de Digital Park et Smart Factory.

Elle compte à travers le Digital Park mettre en place "une zone dédiée à l’innovation et à l’entrepreneuriat pour les entreprises technologiques, dotée d’une infrastructure aux meilleurs standards, à l’instar de Casablanca Finance City (CFC)".

Le projet Smart Factory ou usine modèle 4.0 consiste en la mise en place "d’une usine digitale modèle pour promouvoir l’usage du digital au sein des entreprises industrielles".

Parmi ses projets, l’ADD envisage également le lancement d’un écosystème dédié au développement de l’intelligence artificielle.

>>Lire aussi : Voici les chantiers que prépare l'Agence du développement digital dès 2019

La promotion de la culture digitale

Consciente que le digital est un domaine caractérisé par le développement rapide qui nécessite beaucoup d’agilité et d’anticipation, l’ADD planche sur plusieurs projets qui lui permettent d’être en phase avec les impératifs d’un tel domaine comme le Digital Lab.

C’est un laboratoire d’innovation, mis en place au sein de l’ADD, travaillant en mode agile et qui sera en charge de la digitalisation rapide des parcours de bout en bout de services publics.

Pour promouvoir la culture digitale, l’ADD a listé plusieurs projets inscrits dans sa feuille de route. Il s’agit du :

- Génération Digitale : pour former et initier la nouvelle génération au Digital comme vecteur de compétitivité et d’employabilité à travers la mise en œuvre d’un programme de formation national dans le digital couvrant la formation supérieure, professionnelle et la formation continue.

- Défisnationaux.ma : Ce projet consiste en la création d’un pipeline de défis nationaux notamment autour des thématiques prioritaires : Fintech, Agri-Tech, Santé, Education... avec rétribution financière à destination de la communauté des innovateurs (e.g., challenge.gov).

- Application Jeunes : Développement d’une plateforme d’animation de la vie culturelle et sociale des jeunes, permettant par exemple d’accéder à des activités culturelles, à des opportunités de bénévolat, de réserver des installations sportives ou d’obtenir des réductions.

En plus de ces chantiers spécifiques sur lesquels l’ADD s’engage, existent deux autres projets transversaux :

La réglementation. L’ADD cherche à se positionner comme "force de proposition pour mettre en place un cadre réglementaire adapté pour la réussite de la transformation digitale du Maroc incluant les amendements nécessaires pour la réalisation de projets digitaux prioritaires (e.g. ; Administration électronique, Open Data, Big Data, ...)".

L’infrastructure numérique. Il s’agit en l’occurrence de faciliter l’accès au digital moyennant la mise en place des infrastructures nécessaires à la transformation digitale du pays (ex : opportunité de créer des Data Center et Cloud nationaux).

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