Affaire Omar Radi: le Maroc rejette les propos de HRW

Les autorités publiques ont rejeté "catégoriquement" le communiqué de Human Rights Watch sur l'affaire du journaliste Omar Radi, poursuivi pour espionnage et d’autres accusations.

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Affaire Omar Radi : le Maroc rejette les propos de HRW

Le 01 octobre 2020 à 15:09

Modifié le 01 octobre 2020 à 15:14

A travers son communiqué intitulé "Maroc: un journaliste critique poursuivi pour espionnage", daté du 21 septembre 2020, l’organisation "tente d’induire en erreur l’opinion publique en donnant l’impression que le système judiciaire national n’est pas indépendant", relève un communiqué des autorités publiques marocaines.

Ces dernières affirment que le pouvoir judiciaire est "indépendant en vertu de la Constitution et que la mise en application des garanties de l'indépendance des magistrats relève des prérogatives du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, institution constitutionnelle spéciale, indépendante des pouvoirs exécutif et législatif".

Cette institution avait publié, le 15 septembre 2020, un communiqué défendant l'indépendance et l’inviolabilité du pouvoir judiciaire, en réponse à certaines ONG internationales qui, au lieu de contribuer à la consolidation de cette indépendance, appellent à faire pression pour y porter atteinte, rappelle la même source.

La justice marocaine, insistent les autorités publiques, est la seule responsable du dossier de la personne en question, poursuivie en justice pour son implication présumée dans des actes incriminés par le code pénal marocain. Il s'agit d’actes passibles de mesures et procédures légales et juridiques qui répondent aux conditions d’un procès équitable, souligne-t-on de même source. Cette poursuite en justice n'est aucunement liée à la fonction de journaliste de la personne concernée, qu’il s'agisse de ses articles ou de ses investigations, que seul le Code de la presse et de l’édition marocain est habilité à régir, tout en sachant que la qualité de journaliste ne dispense point de la poursuite judiciaire, s'il s'avère que les actes reprochés au mis en cause constituent des éléments juridiques matériels et moraux d'un crime qui s’inscrit dans le cadre du droit public, explique le communiqué.

Les autorités publiques rejettent catégoriquement les tentatives de HRW d'assumer des rôles qui ne se rapportent pas à la défenses des droits de l’homme, comme cela s'est reproduit dans sa dernière publication qui a tenté de semer le doute dans des jugements, d'exploiter, de mauvaise foi, la confidentialité des recherches et investigations judiciaires, et d'influer sur le déroulement normal d'une affaire judiciaire dont l’enquête est à ses débuts.

L'Organisation, poursuit le communiqué, a tenté de présenter une image contraire aux tenants et aboutissants et a fallacieusement interprété des textes et procédures juridiques et judiciaires sans fournir de preuves juridiques ou matérielles tangibles sur la non véracité des actes criminels sujet de l'affaire précitée, une action que seule la justice est habilitée à prendre dans tous les systèmes juridiques.

"Les fausses conclusions et les pré-jugements" contenus dans le communiqué ne peuvent refléter que des bases méthodologiques dénuées d'objectivité et entachées de sélectivité, approche qui est le propre de l'organisation dans son traitement de la situation des droits de l’Homme au Maroc, poursuit le communiqué.

Les autorités s'étonnent, poursuit la même source, du déni de HRW du droit à la liberté d'expression et d'opinion à une partie des médias nationaux pour la seule raison d'avoir publié des articles qui ne sont pas nécessairement en harmonie avec les conclusions de l'organisation et les orientations de ses soutiens.

A ceci s'ajoute l'adoption par l'organisation de versions appuyant une seule partie comme c'est le cas dans l’affaire relative au soupçon de viol et d'attentat à la pudeur, puisque l'organisation a violé le droit de la personne concernée à la protection judiciaire. Pis encore, conclut le communiqué, elle a délibérément renié la qualité professionnelle de celle-ci, fait constaté également par le Syndicat national de la presse marocaine dans son communiqué du 24 septembre 2020.

Affaire Omar Radi: le Maroc rejette les propos de HRW

Le 01 octobre 2020 à15:14

Modifié le 01 octobre 2020 à 15:14

Les autorités publiques ont rejeté "catégoriquement" le communiqué de Human Rights Watch sur l'affaire du journaliste Omar Radi, poursuivi pour espionnage et d’autres accusations.

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A travers son communiqué intitulé "Maroc: un journaliste critique poursuivi pour espionnage", daté du 21 septembre 2020, l’organisation "tente d’induire en erreur l’opinion publique en donnant l’impression que le système judiciaire national n’est pas indépendant", relève un communiqué des autorités publiques marocaines.

Ces dernières affirment que le pouvoir judiciaire est "indépendant en vertu de la Constitution et que la mise en application des garanties de l'indépendance des magistrats relève des prérogatives du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, institution constitutionnelle spéciale, indépendante des pouvoirs exécutif et législatif".

Cette institution avait publié, le 15 septembre 2020, un communiqué défendant l'indépendance et l’inviolabilité du pouvoir judiciaire, en réponse à certaines ONG internationales qui, au lieu de contribuer à la consolidation de cette indépendance, appellent à faire pression pour y porter atteinte, rappelle la même source.

La justice marocaine, insistent les autorités publiques, est la seule responsable du dossier de la personne en question, poursuivie en justice pour son implication présumée dans des actes incriminés par le code pénal marocain. Il s'agit d’actes passibles de mesures et procédures légales et juridiques qui répondent aux conditions d’un procès équitable, souligne-t-on de même source. Cette poursuite en justice n'est aucunement liée à la fonction de journaliste de la personne concernée, qu’il s'agisse de ses articles ou de ses investigations, que seul le Code de la presse et de l’édition marocain est habilité à régir, tout en sachant que la qualité de journaliste ne dispense point de la poursuite judiciaire, s'il s'avère que les actes reprochés au mis en cause constituent des éléments juridiques matériels et moraux d'un crime qui s’inscrit dans le cadre du droit public, explique le communiqué.

Les autorités publiques rejettent catégoriquement les tentatives de HRW d'assumer des rôles qui ne se rapportent pas à la défenses des droits de l’homme, comme cela s'est reproduit dans sa dernière publication qui a tenté de semer le doute dans des jugements, d'exploiter, de mauvaise foi, la confidentialité des recherches et investigations judiciaires, et d'influer sur le déroulement normal d'une affaire judiciaire dont l’enquête est à ses débuts.

L'Organisation, poursuit le communiqué, a tenté de présenter une image contraire aux tenants et aboutissants et a fallacieusement interprété des textes et procédures juridiques et judiciaires sans fournir de preuves juridiques ou matérielles tangibles sur la non véracité des actes criminels sujet de l'affaire précitée, une action que seule la justice est habilitée à prendre dans tous les systèmes juridiques.

"Les fausses conclusions et les pré-jugements" contenus dans le communiqué ne peuvent refléter que des bases méthodologiques dénuées d'objectivité et entachées de sélectivité, approche qui est le propre de l'organisation dans son traitement de la situation des droits de l’Homme au Maroc, poursuit le communiqué.

Les autorités s'étonnent, poursuit la même source, du déni de HRW du droit à la liberté d'expression et d'opinion à une partie des médias nationaux pour la seule raison d'avoir publié des articles qui ne sont pas nécessairement en harmonie avec les conclusions de l'organisation et les orientations de ses soutiens.

A ceci s'ajoute l'adoption par l'organisation de versions appuyant une seule partie comme c'est le cas dans l’affaire relative au soupçon de viol et d'attentat à la pudeur, puisque l'organisation a violé le droit de la personne concernée à la protection judiciaire. Pis encore, conclut le communiqué, elle a délibérément renié la qualité professionnelle de celle-ci, fait constaté également par le Syndicat national de la presse marocaine dans son communiqué du 24 septembre 2020.

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