Ahmad Ahmad interpellé à Paris après une accusation de corruption

Le président de la CAF, Confédération africaine de football, a été interpellé à Paris ce jeudi 6 juin 2019, dans le cadre d’une enquête sur des accusations de corruption le visant.

Ahmad Ahmad interpellé à Paris après une accusation de corruption

Le 06 juin 2019 à 15:33

Modifié le 07 juin 2019 à 16:02

L’information a révélée par Jeune Afrique. Le président de la plus haute instance du football continental avait fait l’objet d’accusations de corruption liées à un contrat de fournitures : selon l’accusation, il a rompu un contrat avec Puma pour lui substituer un contrat avec une petite société française avec laquelle il est soupçonné d’avoir des liens.

Le dossier avait été révélé par plusieurs journaux en ligne à partir du 9 avril 2019. Ahmad Ahmad s’était défendu sans nier la rupture du contrat : “toutes les décisions ont été prises collégialement et d’une manière transparente“, avait-il indiqué.

48 heures après l’éclatement de cette affaire, le secrétaire général de l’époque, l’Egyptien Amr Fahmy a été démis et remplacé par le Marocain Mouad Hajji. Amr Fahmy a été soupçonné d'avoir fait fuiter les documents relatifs à cette accusation.

Ahmad Ahmad était en milieu de matinée entendu par des enquêteurs français de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclif).

Dans un communiqué publié peu après l’interpellation, la FIFA a indiqué qu’elle suivait de près l’affaire. Tout en rappelant la présomption d’innocence, elle a affirmé qu’elle ne transigerait pas avec la corruption et invité les autorités françaises à transmettre les éventuels éléments en sa possession à son comité d’éthique pour examen. Voici le communiqué de la FIFA (traduction, version originale en anglais) :

"La FIFA a pris note des événements concernant M. Ahmad Ahmad, qui est interrogé par les autorités françaises au sujet d'allégations relatives à son mandat alors qu'il était président de la CAF.

"La FIFA n’est pas au courant des détails de cette enquête et n’est donc pas en mesure de la commenter.

"La FIFA demande aux autorités françaises toute information pouvant être pertinente pour les enquêtes au sein de sa commission d'éthique.

"Chacun a droit à la présomption d’innocence, mais comme le président de la FIFA l’a répété hier, la FIFA est fermement résolue à éliminer toutes les formes de fautes à tous les niveaux du football. Quiconque est reconnu coupable d'actes illicites ou illégaux n'a pas sa place dans le football.

"La FIFA est maintenant à l'abri des scandales qui ont terni sa réputation et cette même détermination devrait prévaloir dans les instances dirigeantes telles que les confédérations. La FIFA sera à l'avant-garde pour veiller à ce que cela soit appliqué par toutes les personnes impliquées dans le football."

Ahmad Ahmad interpellé à Paris après une accusation de corruption

Le 06 juin 2019 à15:42

Modifié le 07 juin 2019 à 16:02

Le président de la CAF, Confédération africaine de football, a été interpellé à Paris ce jeudi 6 juin 2019, dans le cadre d’une enquête sur des accusations de corruption le visant.

L’information a révélée par Jeune Afrique. Le président de la plus haute instance du football continental avait fait l’objet d’accusations de corruption liées à un contrat de fournitures : selon l’accusation, il a rompu un contrat avec Puma pour lui substituer un contrat avec une petite société française avec laquelle il est soupçonné d’avoir des liens.

Le dossier avait été révélé par plusieurs journaux en ligne à partir du 9 avril 2019. Ahmad Ahmad s’était défendu sans nier la rupture du contrat : “toutes les décisions ont été prises collégialement et d’une manière transparente“, avait-il indiqué.

48 heures après l’éclatement de cette affaire, le secrétaire général de l’époque, l’Egyptien Amr Fahmy a été démis et remplacé par le Marocain Mouad Hajji. Amr Fahmy a été soupçonné d'avoir fait fuiter les documents relatifs à cette accusation.

Ahmad Ahmad était en milieu de matinée entendu par des enquêteurs français de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclif).

Dans un communiqué publié peu après l’interpellation, la FIFA a indiqué qu’elle suivait de près l’affaire. Tout en rappelant la présomption d’innocence, elle a affirmé qu’elle ne transigerait pas avec la corruption et invité les autorités françaises à transmettre les éventuels éléments en sa possession à son comité d’éthique pour examen. Voici le communiqué de la FIFA (traduction, version originale en anglais) :

"La FIFA a pris note des événements concernant M. Ahmad Ahmad, qui est interrogé par les autorités françaises au sujet d'allégations relatives à son mandat alors qu'il était président de la CAF.

"La FIFA n’est pas au courant des détails de cette enquête et n’est donc pas en mesure de la commenter.

"La FIFA demande aux autorités françaises toute information pouvant être pertinente pour les enquêtes au sein de sa commission d'éthique.

"Chacun a droit à la présomption d’innocence, mais comme le président de la FIFA l’a répété hier, la FIFA est fermement résolue à éliminer toutes les formes de fautes à tous les niveaux du football. Quiconque est reconnu coupable d'actes illicites ou illégaux n'a pas sa place dans le football.

"La FIFA est maintenant à l'abri des scandales qui ont terni sa réputation et cette même détermination devrait prévaloir dans les instances dirigeantes telles que les confédérations. La FIFA sera à l'avant-garde pour veiller à ce que cela soit appliqué par toutes les personnes impliquées dans le football."

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