Algérie: Bouteflika c'est fini, l'armée veut son départ

Le général algérien de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), a soutenu mardi 26 mars que la solution de la crise politique actuelle réside dans l'application de l'article 102 de la Constitution, indique un communiqué du ministère algérien de la Défense, relayé par APS Algérie. 

0-https://www.medias24.com//photos_articles/big/26-03-2019/gaidsalah1.jpg-oui
Algérie: Bouteflika c'est fini, l'armée veut son départ L'agence officielle APS a consacré tout le haut de sa home page à cette annonce du général de corps d'armée et chef d'état-major

Le 26 mars 2019 à 15:49

Modifié le 27 mars 2019 à 04:46

"Dans ce contexte, il devient nécessaire, voire impératif d’adopter une solution pour sortir de la crise, qui répond aux revendications légitimes du peuple algérien, et qui garantit le respect des dispositions de la Constitution et le maintien de la souveraineté de l’Etat. Une solution à même d'aboutir à un consensus de l’ensemble des visions, et faire l’unanimité de toutes les parties, à savoir la solution stipulée par la Constitution, dans son article 102", a affirmé Gaïd Salah lors d'une visite de travail et d’inspection dans la 4e Région Militaire à Ouargla, cité par l'Agence de presse algérienne officielle.

L'article 102 dispose que "lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l'impossibilité totale d'exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose, à l'unanimité, au Parlement de déclarer l'état d'empêchement".

Le même article ajoute que "le Parlement siégeant en chambres réunies déclare l'état d'empêchement du Président de la République, à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres et charge de l'intérim du Chef de l'Etat, pour une période maximale de quarante cinq (45) jours, le Président du Conseil de la Nation, qui exerce ses prérogatives dans le respect des dispositions de l'article 104 de la Constitution (...)"

Depuis ce matin, on soupçonnait que quelque chose se préparait après la publication d'un article d'Algérie Patriotique, un site proche des services algériens et qui s'interrogeait: "le Chef d'état major de l'APN s'apprête-t-il à faire une annonce ce mardi?"

La première étape de la destitution de Bouteflika sera donc une réunion du Conseil constitutionnel.

Le président par intérim est en principe Abdelkader Ben Salah, président du Conseil de la Nation. Mais des voix s'élèvent déjà pour lui dénier ce droit, arguant d'une nationalité marocaine d'origine, suivie d'une naturalisation après l'indépendance. De son côté, il a démenti, documents à l'appui.

Cette prise de position de l'armée signifie:

-le départ de Bouteflika, au plus tard à la fin de son mandat le 28 avril prochain.

-que des présidentielles seront organisées dans les 45 ou 90 jours suivants.

-que la transition sera conduite par un président qui aura été élu ou du moins, qui aura été choisi dans le respect de la Constitution.

La question la plus importante est la suivante: la rue acceptera-t-elle un processus conduit, même en sous-main, par l'armée?

Le texte intégral de l'allocution de Gaid Salah est disponible sur le site du ministère algérien de la Défense.

Voici le texte intégral du fameux article 2 de la Constitution algérienne.

Art. 102. —" Lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l'impossibilité totale d'exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose, à l'unanimité, au Parlement de déclarer l'état d'empêchement.

"Le Parlement siégeant en chambres réunies déclare l'état d'empêchement du Président de la République, à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres et charge de l'intérim du Chef de l'Etat, pour une période maximale de quarante cinq (45) jours, le Président du Conseil de la Nation, qui exerce ses prérogatives dans le respect des dispositions de l'article 104 de la Constitution.

"En cas de continuation de l'empêchement à l'expiration du délai de quarante cinq (45) jours, il est procédé à une déclaration de vacance par démission de plein droit, selon la procédure visée aux alinéas ci-dessus et selon les dispositions des alinéas suivants du présent article. En cas de démission ou de décès du Président de la République, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit et constate la vacance définitive de la Présidence de la République. Il communique immédiatement l'acte de déclaration de vacance définitive au Parlement qui se réunit de plein droit. Le Président du Conseil de la Nation assume la charge de Chef de l'Etat pour une durée de quatre-vingt-dix (90) jours au maximum, au cours de laquelle des élections présidentielles sont organisées.

"Le Chef de l'Etat, ainsi désigné, ne peut être candidat à la Présidence de la République. En cas de conjonction de la démission ou du décès du Président de la République et de la vacance de la Présidence du Conseil de la Nation, pour quelque cause que ce soit, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit et constate à l'unanimité la vacance définitive de la Présidence de la République et l'empêchement du Président du Conseil de la Nation.

"Dans ce cas, le Président du Conseil constitutionnel assume la charge de Chef de l'Etat dans les conditions fixées aux alinéas précédents du présent article et à l'article 104 de la Constitution. Il ne peut être candidat à la Présidence de la République".

L'agence officielle APS a consacré tout le haut de sa home page à cette annonce du général de corps d'armée et chef d'état-major

Algérie: Bouteflika c'est fini, l'armée veut son départ

Le 26 mars 2019 à16:04

Modifié le 27 mars 2019 à 04:46

Le général algérien de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), a soutenu mardi 26 mars que la solution de la crise politique actuelle réside dans l'application de l'article 102 de la Constitution, indique un communiqué du ministère algérien de la Défense, relayé par APS Algérie. 

com_redaction-20

"Dans ce contexte, il devient nécessaire, voire impératif d’adopter une solution pour sortir de la crise, qui répond aux revendications légitimes du peuple algérien, et qui garantit le respect des dispositions de la Constitution et le maintien de la souveraineté de l’Etat. Une solution à même d'aboutir à un consensus de l’ensemble des visions, et faire l’unanimité de toutes les parties, à savoir la solution stipulée par la Constitution, dans son article 102", a affirmé Gaïd Salah lors d'une visite de travail et d’inspection dans la 4e Région Militaire à Ouargla, cité par l'Agence de presse algérienne officielle.

L'article 102 dispose que "lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l'impossibilité totale d'exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose, à l'unanimité, au Parlement de déclarer l'état d'empêchement".

Le même article ajoute que "le Parlement siégeant en chambres réunies déclare l'état d'empêchement du Président de la République, à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres et charge de l'intérim du Chef de l'Etat, pour une période maximale de quarante cinq (45) jours, le Président du Conseil de la Nation, qui exerce ses prérogatives dans le respect des dispositions de l'article 104 de la Constitution (...)"

Depuis ce matin, on soupçonnait que quelque chose se préparait après la publication d'un article d'Algérie Patriotique, un site proche des services algériens et qui s'interrogeait: "le Chef d'état major de l'APN s'apprête-t-il à faire une annonce ce mardi?"

La première étape de la destitution de Bouteflika sera donc une réunion du Conseil constitutionnel.

Le président par intérim est en principe Abdelkader Ben Salah, président du Conseil de la Nation. Mais des voix s'élèvent déjà pour lui dénier ce droit, arguant d'une nationalité marocaine d'origine, suivie d'une naturalisation après l'indépendance. De son côté, il a démenti, documents à l'appui.

Cette prise de position de l'armée signifie:

-le départ de Bouteflika, au plus tard à la fin de son mandat le 28 avril prochain.

-que des présidentielles seront organisées dans les 45 ou 90 jours suivants.

-que la transition sera conduite par un président qui aura été élu ou du moins, qui aura été choisi dans le respect de la Constitution.

La question la plus importante est la suivante: la rue acceptera-t-elle un processus conduit, même en sous-main, par l'armée?

Le texte intégral de l'allocution de Gaid Salah est disponible sur le site du ministère algérien de la Défense.

Voici le texte intégral du fameux article 2 de la Constitution algérienne.

Art. 102. —" Lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l'impossibilité totale d'exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose, à l'unanimité, au Parlement de déclarer l'état d'empêchement.

"Le Parlement siégeant en chambres réunies déclare l'état d'empêchement du Président de la République, à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres et charge de l'intérim du Chef de l'Etat, pour une période maximale de quarante cinq (45) jours, le Président du Conseil de la Nation, qui exerce ses prérogatives dans le respect des dispositions de l'article 104 de la Constitution.

"En cas de continuation de l'empêchement à l'expiration du délai de quarante cinq (45) jours, il est procédé à une déclaration de vacance par démission de plein droit, selon la procédure visée aux alinéas ci-dessus et selon les dispositions des alinéas suivants du présent article. En cas de démission ou de décès du Président de la République, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit et constate la vacance définitive de la Présidence de la République. Il communique immédiatement l'acte de déclaration de vacance définitive au Parlement qui se réunit de plein droit. Le Président du Conseil de la Nation assume la charge de Chef de l'Etat pour une durée de quatre-vingt-dix (90) jours au maximum, au cours de laquelle des élections présidentielles sont organisées.

"Le Chef de l'Etat, ainsi désigné, ne peut être candidat à la Présidence de la République. En cas de conjonction de la démission ou du décès du Président de la République et de la vacance de la Présidence du Conseil de la Nation, pour quelque cause que ce soit, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit et constate à l'unanimité la vacance définitive de la Présidence de la République et l'empêchement du Président du Conseil de la Nation.

"Dans ce cas, le Président du Conseil constitutionnel assume la charge de Chef de l'Etat dans les conditions fixées aux alinéas précédents du présent article et à l'article 104 de la Constitution. Il ne peut être candidat à la Présidence de la République".

A lire aussi


Communication financière

SALAFIN : Publication des résultats relatifs à l'opération d'augmentation de capital

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.