Vacance de la Présidence algérienne: ce que prévoit la Constitution

Le Conseil constitutionnel d'Algérie s'est réuni ce mercredi 3 avril pour constater la vacance du poste de président de la République, suite à la démission mardi 2 avril de Abdelaziz Bouteflika, annonce l'Agence algérienne de presse officielle APS.

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Vacance de la Présidence algérienne: ce que prévoit la Constitution

Le 03 avril 2019 à 14:41

Modifié le 03 avril 2019 à 15:20

Cette réunion se tient sous la présidence de Tayeb Belaiz, président du Conseil constitutionnel, conformément à l'article 102 de la Constitution qui stipule qu'"en cas de démission ou de décès du président de la République, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit et constate la vacance définitive de la Présidence de la République. Il communique immédiatement l'acte de déclaration de vacance définitive au Parlement qui se réunit de plein droit".

"Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah (NDLR), assume la charge de Chef de l'Etat pour une durée de quatre-vingt-dix (90) jours au maximum, au cours de laquelle des élections présidentielles sont organisées, sachant que le Chef de l'Etat, ainsi désigné, ne peut pas être candidat à la Présidence de la République".

"La vacance définitive de la Présidence de la République est constatée conformément à l'article 102 alinéa 4 de la Constitution. L'acte de déclaration de la vacance définitive de la présidence de la République sera communiqué, en ce jour, 27 Rajab 1440 correspondant au 3 avril 2019, au Parlement conformément à l'article 102 alinéa 05 de la Constitution", indique un communiqué du Conseil constitutionnel.

La déclaration de vacance définitive par le Conseil constitutionnel

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a notifié mardi au Conseil constitutionnel, sa décision de mettre fin à son mandat en qualité de Président de la République, ouvrant ainsi la voie à ce Conseil de se réunir de plein droit pour constater la vacance définitive de la Présidence de la République.

Le Conseil constitutionnel communique immédiatement l'acte de déclaration de vacance définitive au Parlement qui se réunit de plein droit, selon les dispositions de cet article qui précise que le Président du Conseil de la nation assume la charge de Chef de l'Etat pour une durée de 90 jours au maximum, au cours de laquelle des élections présidentielles sont organisées. Le Chef de l'Etat, ainsi désigné, ne peut être candidat à la Présidence de la République.

Sur un autre registre, l'article 104 dispose que le gouvernement en fonction au moment de l'empêchement, du décès ou de la démission du Président de la République, "ne peut être démis ou remanié jusqu'à l'entrée en fonction du nouveau Président de la République".

Dans le cas où le Premier ministre en fonction, est candidat à la Présidence de la République, il démissionne de plein droit.         

La fonction de Premier ministre est assumée par un autre membre du gouvernement désigné par le Chef de l'Etat.

Pendant les périodes prévues aux articles 102 et 103 de la loi fondamentale du pays, il ne peut être fait application des dispositions prévues aux alinéas 7 et 8 de l'article 91 et aux articles 93, 142, 147, 154, 155, 208, 210 et 211 de la Constitution.

Selon les dispositions de ces articles, le Chef de l'Etat ne dispose pas des mêmes prérogatives du Président de la République notamment en matière de nomination de membres de gouvernement, de droit de grâce, de remise ou de commutation de peine, ou de saisir, sur toute question d'importance nationale, le peuple par voie de référendum.

Il ne dispose pas également des prérogatives relatives à la dissolution de l'Assemblée populaire nationale, la tenue d'élections législatives anticipées, à la révision constitutionnelle, ou à décréter l'état d'urgence ou l'état de siège, pour une durée déterminée.

Lire aussi: Algérie: premier récit des dernières heures du régime

Vacance de la Présidence algérienne: ce que prévoit la Constitution

Le 03 avril 2019 à13:39

Modifié le 03 avril 2019 à 15:20

Le Conseil constitutionnel d'Algérie s'est réuni ce mercredi 3 avril pour constater la vacance du poste de président de la République, suite à la démission mardi 2 avril de Abdelaziz Bouteflika, annonce l'Agence algérienne de presse officielle APS.

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Cette réunion se tient sous la présidence de Tayeb Belaiz, président du Conseil constitutionnel, conformément à l'article 102 de la Constitution qui stipule qu'"en cas de démission ou de décès du président de la République, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit et constate la vacance définitive de la Présidence de la République. Il communique immédiatement l'acte de déclaration de vacance définitive au Parlement qui se réunit de plein droit".

"Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah (NDLR), assume la charge de Chef de l'Etat pour une durée de quatre-vingt-dix (90) jours au maximum, au cours de laquelle des élections présidentielles sont organisées, sachant que le Chef de l'Etat, ainsi désigné, ne peut pas être candidat à la Présidence de la République".

"La vacance définitive de la Présidence de la République est constatée conformément à l'article 102 alinéa 4 de la Constitution. L'acte de déclaration de la vacance définitive de la présidence de la République sera communiqué, en ce jour, 27 Rajab 1440 correspondant au 3 avril 2019, au Parlement conformément à l'article 102 alinéa 05 de la Constitution", indique un communiqué du Conseil constitutionnel.

La déclaration de vacance définitive par le Conseil constitutionnel

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a notifié mardi au Conseil constitutionnel, sa décision de mettre fin à son mandat en qualité de Président de la République, ouvrant ainsi la voie à ce Conseil de se réunir de plein droit pour constater la vacance définitive de la Présidence de la République.

Le Conseil constitutionnel communique immédiatement l'acte de déclaration de vacance définitive au Parlement qui se réunit de plein droit, selon les dispositions de cet article qui précise que le Président du Conseil de la nation assume la charge de Chef de l'Etat pour une durée de 90 jours au maximum, au cours de laquelle des élections présidentielles sont organisées. Le Chef de l'Etat, ainsi désigné, ne peut être candidat à la Présidence de la République.

Sur un autre registre, l'article 104 dispose que le gouvernement en fonction au moment de l'empêchement, du décès ou de la démission du Président de la République, "ne peut être démis ou remanié jusqu'à l'entrée en fonction du nouveau Président de la République".

Dans le cas où le Premier ministre en fonction, est candidat à la Présidence de la République, il démissionne de plein droit.         

La fonction de Premier ministre est assumée par un autre membre du gouvernement désigné par le Chef de l'Etat.

Pendant les périodes prévues aux articles 102 et 103 de la loi fondamentale du pays, il ne peut être fait application des dispositions prévues aux alinéas 7 et 8 de l'article 91 et aux articles 93, 142, 147, 154, 155, 208, 210 et 211 de la Constitution.

Selon les dispositions de ces articles, le Chef de l'Etat ne dispose pas des mêmes prérogatives du Président de la République notamment en matière de nomination de membres de gouvernement, de droit de grâce, de remise ou de commutation de peine, ou de saisir, sur toute question d'importance nationale, le peuple par voie de référendum.

Il ne dispose pas également des prérogatives relatives à la dissolution de l'Assemblée populaire nationale, la tenue d'élections législatives anticipées, à la révision constitutionnelle, ou à décréter l'état d'urgence ou l'état de siège, pour une durée déterminée.

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