Manifestations en Alégrie contre un 5e mandat de Bouteflika

Le 16 février dernier, plusieurs manifestations ont été organisées en Algérie contre le cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika. Deux autres appels à manifester ont été lancés pour les journées du 22 et 24 février prochains. 

Manifestations contre un 5e mandat de Bouteflika

Le 18 février 2019 à 10:21

Modifié le 18 février 2019 à 10:45

Des manifestions dans plusieurs villes en Algérie ont été organisées samedi 16 février contre le 5e mandat du président Bouteflika, notamment à Kherrata, Aïn Mlila, Oran, et Borj Bou Arreridj. Ce dernier a été officiellement désigné, le 9 février, par le FLN au pouvoir, candidat à l'élection présidentielle du 18 avril 2019.

Le mandat du président, à la tête de l'Algérie depuis 1999, expire le 28 avril prochain. 

Diminué par les séquelles d'un accident vasculaire cérébral (AVC) dont il a été victime en 2013, il se déplace en chaise roulante et ses apparitions publiques sont rares.

Selon les médias locaux, la manifestation la plus importante a eu lieu samedi à Kherrata, à 300 km de la capitale. "Plusieurs centaines de personnes ont défilé, drapeaux noirs à la main, avec un slogan principal 'Non au cinquième mandat de la honte'". Deux appels à manifester ont également été lancés pour les journées du vendredi 22 et dimanche 24 février prochains, ajoute la même source. 

Le RCD, un parti d'opposition, a réagi dimanche 17 février aux différentes manifestations organisées samedi et les jours d'avant. Dans un communiqué, il dénonce l'utilisation de la rhétorique des "ennemis de l'intérieur". Il "met en garde contre les provocations et la répression contre des citoyens qui manifestent".

Le parti présidé par Mohcine Belabbas appelle "à l’ouverture des espaces publics, à la vigilance et à la solidarité pour que s’ouvre une issue positive qui sauvegarde l’unité de la nation et de notre peuple". 

Pour le RCD, le recours à la rue a été encouragé par "l’aveuglement et les provocations orchestrées par les sponsors d’un statu quo mortifère pour le pays, et l’embrigadement ou le musellement des partis politiques et des organisations", tout en rappelant que "l’annonce de la candidature de Bouteflika est vécue comme l’affront de plus" par le peuple algérien.

Lire aussi: 

Algérie: Réactions mitigées à l'annonce de la candidature de Bouteflika

Présidentielles en Algérie: quel meilleur scénario pour l’avenir du pays et ses voisins?

Manifestations en Alégrie contre un 5e mandat de Bouteflika

Le 18 février 2019 à10:45

Modifié le 18 février 2019 à 10:45

Le 16 février dernier, plusieurs manifestations ont été organisées en Algérie contre le cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika. Deux autres appels à manifester ont été lancés pour les journées du 22 et 24 février prochains. 

Des manifestions dans plusieurs villes en Algérie ont été organisées samedi 16 février contre le 5e mandat du président Bouteflika, notamment à Kherrata, Aïn Mlila, Oran, et Borj Bou Arreridj. Ce dernier a été officiellement désigné, le 9 février, par le FLN au pouvoir, candidat à l'élection présidentielle du 18 avril 2019.

Le mandat du président, à la tête de l'Algérie depuis 1999, expire le 28 avril prochain. 

Diminué par les séquelles d'un accident vasculaire cérébral (AVC) dont il a été victime en 2013, il se déplace en chaise roulante et ses apparitions publiques sont rares.

Selon les médias locaux, la manifestation la plus importante a eu lieu samedi à Kherrata, à 300 km de la capitale. "Plusieurs centaines de personnes ont défilé, drapeaux noirs à la main, avec un slogan principal 'Non au cinquième mandat de la honte'". Deux appels à manifester ont également été lancés pour les journées du vendredi 22 et dimanche 24 février prochains, ajoute la même source. 

Le RCD, un parti d'opposition, a réagi dimanche 17 février aux différentes manifestations organisées samedi et les jours d'avant. Dans un communiqué, il dénonce l'utilisation de la rhétorique des "ennemis de l'intérieur". Il "met en garde contre les provocations et la répression contre des citoyens qui manifestent".

Le parti présidé par Mohcine Belabbas appelle "à l’ouverture des espaces publics, à la vigilance et à la solidarité pour que s’ouvre une issue positive qui sauvegarde l’unité de la nation et de notre peuple". 

Pour le RCD, le recours à la rue a été encouragé par "l’aveuglement et les provocations orchestrées par les sponsors d’un statu quo mortifère pour le pays, et l’embrigadement ou le musellement des partis politiques et des organisations", tout en rappelant que "l’annonce de la candidature de Bouteflika est vécue comme l’affront de plus" par le peuple algérien.

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