Foule énorme à Alger pour demander le départ du régime

Une foule énorme réclame, vendredi 29 mars à Alger, pour la 6e semaine consécutive, le départ du "système" au pouvoir, quelques jours après la proposition du chef d'état-major de l'armée d'écarter le président Abdelaziz Bouteflika du pouvoir, ont constaté des journalistes de l'AFP.

0-https://www.medias24.com//photos_articles/big/29-03-2019/algeriensafp.jpg-oui

Le 29 mars 2019 à 15:10

Modifié le 29 mars 2019 à 16:16

Difficile à évaluer précisément en l'absence de chiffres officiels, la mobilisation apparaissait très forte, peu de temps après le démarrage du cortège en début d'après-midi, semblant indiquer que l'offre du chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, n'a pas calmé la contestation.

"Bouteflika tu partiras, emmène Gaïd Salah avec toi", scandent les manifestants, ou "FLN dégage", en référence au Front de libération nationale, parti au pouvoir du président Bouteflika.

Le cortège, où dominent comme chaque vendredi les couleurs du drapeau national, reprend également en chœur le refrain de la chanson "La liberté", du rappeur algérien Soolking, dédiée au mouvement populaire, ou l'hymne national.

Mardi, le général Gaïd Salah, personnage-clé du pouvoir, a proposé la mise en œuvre de mécanismes constitutionnels pour écarter le chef de l'Etat du pouvoir, dernière tentative en date du régime d'apaiser la contestation qui refuse de faiblir.

L'essentiel de ceux qui étaient jusqu'ici les plus zélés prosélytes de M. Bouteflika ont rallié la proposition de l'armée, et le président, âgé de 82 ans et au pouvoir depuis 20 ans, apparaît vendredi très isolé, même s'il est toujours en fonctions.

Les manifestants interrogés par l'AFP ont rappelé qu'ils souhaitent quoiqu'il en soit le départ de l'ensemble du régime et pas seulement celui du chef de l'Etat.

Plusieurs soutiens de la contestation, comme l'avocat Mustapha Bouchachi ou la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH), s'opposent déjà à la mise en œuvre, proposée par l'armée, de l'article 102 de la Constitution, permettant la mise à l'écart du chef de l'Etat, au profit du lancement d'un processus de transition vers un nouveau régime.

(Avec AFP)

Foule énorme à Alger pour demander le départ du régime

Le 29 mars 2019 à16:16

Modifié le 29 mars 2019 à 16:16

Une foule énorme réclame, vendredi 29 mars à Alger, pour la 6e semaine consécutive, le départ du "système" au pouvoir, quelques jours après la proposition du chef d'état-major de l'armée d'écarter le président Abdelaziz Bouteflika du pouvoir, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Difficile à évaluer précisément en l'absence de chiffres officiels, la mobilisation apparaissait très forte, peu de temps après le démarrage du cortège en début d'après-midi, semblant indiquer que l'offre du chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, n'a pas calmé la contestation.

"Bouteflika tu partiras, emmène Gaïd Salah avec toi", scandent les manifestants, ou "FLN dégage", en référence au Front de libération nationale, parti au pouvoir du président Bouteflika.

Le cortège, où dominent comme chaque vendredi les couleurs du drapeau national, reprend également en chœur le refrain de la chanson "La liberté", du rappeur algérien Soolking, dédiée au mouvement populaire, ou l'hymne national.

Mardi, le général Gaïd Salah, personnage-clé du pouvoir, a proposé la mise en œuvre de mécanismes constitutionnels pour écarter le chef de l'Etat du pouvoir, dernière tentative en date du régime d'apaiser la contestation qui refuse de faiblir.

L'essentiel de ceux qui étaient jusqu'ici les plus zélés prosélytes de M. Bouteflika ont rallié la proposition de l'armée, et le président, âgé de 82 ans et au pouvoir depuis 20 ans, apparaît vendredi très isolé, même s'il est toujours en fonctions.

Les manifestants interrogés par l'AFP ont rappelé qu'ils souhaitent quoiqu'il en soit le départ de l'ensemble du régime et pas seulement celui du chef de l'Etat.

Plusieurs soutiens de la contestation, comme l'avocat Mustapha Bouchachi ou la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH), s'opposent déjà à la mise en œuvre, proposée par l'armée, de l'article 102 de la Constitution, permettant la mise à l'écart du chef de l'Etat, au profit du lancement d'un processus de transition vers un nouveau régime.

(Avec AFP)

A lire aussi


Communication financière

CFG Bank - Enregistrement note d’information CD

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.