Atlantic Free Zone: une nouvelle extension de 100 ha en négociation

Atlantic Free Zone (AFZ) de Kénitra va bientôt connaitre une quatrième extension. Son promoteur et gestionnaire MedZ est en négociation avec l’Etat pour la mobilisation de 100 hectares supplémentaires. Cette extension pourrait accueillir un nouveau constructeur automobile et de nouveaux gros équipementiers.

Atlantic Free Zone: une nouvelle extension de 100 ha en négociation

Le 04 juillet 2019 à 18:19

Modifié le 04 juillet 2019 à 18:41

L’inauguration royale de l’usine PSA et le lancement des travaux de son extension, le démarrage d’activité de deux géants chinois Nexteer et Dicastal,…: ces événements ont fait l'actualité et propulsé Kénitra et sa zone industrielle Atlantic Free Zone (AFZ) au devant de la scène.

Cette zone pensée dans le cadre du pacte pour l’émergence industrielle et dont les travaux ont été lancés en 2009 a connu une montée en puissance et a dépassé les objectifs qui lui ont été assignés, comme nous l’explique une source autorisée à MedZ, promoteur et gestionnaire de la zone, filiale de la CDG.

"La zone s’étendait au départ sur 345 hectares avec pratiquement 200 ha de zone franche pour le secteur automobile et 150 ha de zone libre pour permettre d'installer des sous-traitants qui ne sont pas forcément dans une logique d’export", nous explique-t-on.

En 2012, une première tranche de 100 ha a été livrée. La deuxième tranche de 100 ha a été lancée en 2015. Avec l’arrivée de PSA, une troisième extension de 137 ha a été mobilisé pour accueillir le constructeur et ses équipementiers de proximité.

25 opérateurs en activité et une dizaine d'implantations en cours

Depuis le lancement du projet, MedZ , filiale du Groupe CDG -Branche Développement Territorial , a investi près de 1,3 MMDH et les investissements induits sont de l’ordre de 18 MMDH d’investissement de la part des acteurs internationaux. « La zone était destinée à attirer des équipementiers de rangs 2 et 3 et au final nous avons réussi à attirer des équipementiers de rangs 1 avec une sophistication des produits et une plus grande intégration qui s’est opérée au cours des années », commente une source à MedZ.

Il a y actuellement 25 opérateurs en activité et plus d’une dizaine dont les unités sont en construction.

>>Lire aussi : Faurecia, Dicastal et AGC, les 3 équipementiers qui démarrent avec PSA à Kénitra

25.000 emplois directs

Mais la fierté de l'opérateur reste certainement la création d’emploi. En 2009, la zone tablait sur 20.000 emplois directs. Au jour d’aujourd’hui, "nous avons 25.300 emplois directs. Ce ne sont pas moins de 480 minibus qui circulent par shifts pour transporter les employés de la zone », annonce-t-on.

En termes de foncier, "il reste pratiquement moins de 45 hectares de foncier disponible et nous sommes en cours de négociation avec l’Etat pour la mobilisation de 100 nouveaux hectares", nous confie-t-on à MedZ.

Selon les informations qui nous ont été communiquées, la première tranche de 100 ha est bouclée à 92% et la tranche des 135 hectares de PSA et son écosystème est bouclée à 93%. Le foncier restant est soit inutilisable (en raison de la forme particulière de certaines usines), soit occupé par les équipements publics. La deuxième tranche est, elle, commercialisée à 50%, d'où les 45 hectares de foncier encore disponible.

Pour quelles raisons ira-t-on mobiliser un nouveau foncier alors qu’il y a encore près d’une cinquantaine d’hectares qui doivent trouver preneurs ? 

"Il nous reste certes du foncier mais c’est du foncier avec de petits lots qui ne nous permettent pas de répondre au besoin de gros investisseurs qui demandent plus de 5 hectares. Nous n’avons pas où les placer", nous explique notre source à MedZ qui nous donne pour exemple le Chinois Dicastal dont l’usine est installée sur un terrain de 20 hectares.

"C’est un important investissement de 4,5 MMDH. Si j’ai aujourd’hui un deuxième investisseur de cette taille pour faire les pneus par exemple, nous n’avons pas la possibilité de le servir avec le foncier qui nous reste", ajoute notre source.

Le potentiel est là

Si l’Etat et MedZ envisagent de mobiliser cette quatrième tranche, c’est que le potentiel est là. « La démarche qui est celle de MEDZ avec ses partenaires institutionnelles est d’arrimer l’offre à la demande des investisseurs à travers une écoute active et agissante. Aujourd’hui , la demande concerne également les gros investisseurs qui demandent d’importantes superficies. Dans une démarche volontariste pour ne pas les perdre, l’Etat est en train de chercher à lancer une nouvelle tranche », nous avance-t-on.

"Quand on parle de 100 hectares, c’est une réserve qui ne sera pas forcément lancée en "one shot". Nous ferons du sur-mesure en fonction des clients. Comme vous le savez, dans le secteur automobile tout se fait dans le mouvement. Il y a des discussions qui se font avec de gros investisseurs dont certains font des options sur des lots. En fonction de cela, nous nous fixerons la tranche à lancer dans le cadre de cette nouvelle extension", nous explique-t-on.

Cette nouvelle tranche pourrait accueillir un nouveau constructeur automobile après PSA. Selon nos informations, les négociations entre l'Etat marocain et un troisième constructeur sont en cours. D'ailleurs, le ministre de l'industrie Moulay Hafid Elalamy n'a jamais caché son ambition de faire venir un troisième constructeur et a souvent laissé sous-entendre l'existence de pourparlers dans ce sens.  

Atlantic Free Zone: une nouvelle extension de 100 ha en négociation

Le 04 juillet 2019 à18:40

Modifié le 04 juillet 2019 à 18:41

Atlantic Free Zone (AFZ) de Kénitra va bientôt connaitre une quatrième extension. Son promoteur et gestionnaire MedZ est en négociation avec l’Etat pour la mobilisation de 100 hectares supplémentaires. Cette extension pourrait accueillir un nouveau constructeur automobile et de nouveaux gros équipementiers.

L’inauguration royale de l’usine PSA et le lancement des travaux de son extension, le démarrage d’activité de deux géants chinois Nexteer et Dicastal,…: ces événements ont fait l'actualité et propulsé Kénitra et sa zone industrielle Atlantic Free Zone (AFZ) au devant de la scène.

Cette zone pensée dans le cadre du pacte pour l’émergence industrielle et dont les travaux ont été lancés en 2009 a connu une montée en puissance et a dépassé les objectifs qui lui ont été assignés, comme nous l’explique une source autorisée à MedZ, promoteur et gestionnaire de la zone, filiale de la CDG.

"La zone s’étendait au départ sur 345 hectares avec pratiquement 200 ha de zone franche pour le secteur automobile et 150 ha de zone libre pour permettre d'installer des sous-traitants qui ne sont pas forcément dans une logique d’export", nous explique-t-on.

En 2012, une première tranche de 100 ha a été livrée. La deuxième tranche de 100 ha a été lancée en 2015. Avec l’arrivée de PSA, une troisième extension de 137 ha a été mobilisé pour accueillir le constructeur et ses équipementiers de proximité.

25 opérateurs en activité et une dizaine d'implantations en cours

Depuis le lancement du projet, MedZ , filiale du Groupe CDG -Branche Développement Territorial , a investi près de 1,3 MMDH et les investissements induits sont de l’ordre de 18 MMDH d’investissement de la part des acteurs internationaux. « La zone était destinée à attirer des équipementiers de rangs 2 et 3 et au final nous avons réussi à attirer des équipementiers de rangs 1 avec une sophistication des produits et une plus grande intégration qui s’est opérée au cours des années », commente une source à MedZ.

Il a y actuellement 25 opérateurs en activité et plus d’une dizaine dont les unités sont en construction.

>>Lire aussi : Faurecia, Dicastal et AGC, les 3 équipementiers qui démarrent avec PSA à Kénitra

25.000 emplois directs

Mais la fierté de l'opérateur reste certainement la création d’emploi. En 2009, la zone tablait sur 20.000 emplois directs. Au jour d’aujourd’hui, "nous avons 25.300 emplois directs. Ce ne sont pas moins de 480 minibus qui circulent par shifts pour transporter les employés de la zone », annonce-t-on.

En termes de foncier, "il reste pratiquement moins de 45 hectares de foncier disponible et nous sommes en cours de négociation avec l’Etat pour la mobilisation de 100 nouveaux hectares", nous confie-t-on à MedZ.

Selon les informations qui nous ont été communiquées, la première tranche de 100 ha est bouclée à 92% et la tranche des 135 hectares de PSA et son écosystème est bouclée à 93%. Le foncier restant est soit inutilisable (en raison de la forme particulière de certaines usines), soit occupé par les équipements publics. La deuxième tranche est, elle, commercialisée à 50%, d'où les 45 hectares de foncier encore disponible.

Pour quelles raisons ira-t-on mobiliser un nouveau foncier alors qu’il y a encore près d’une cinquantaine d’hectares qui doivent trouver preneurs ? 

"Il nous reste certes du foncier mais c’est du foncier avec de petits lots qui ne nous permettent pas de répondre au besoin de gros investisseurs qui demandent plus de 5 hectares. Nous n’avons pas où les placer", nous explique notre source à MedZ qui nous donne pour exemple le Chinois Dicastal dont l’usine est installée sur un terrain de 20 hectares.

"C’est un important investissement de 4,5 MMDH. Si j’ai aujourd’hui un deuxième investisseur de cette taille pour faire les pneus par exemple, nous n’avons pas la possibilité de le servir avec le foncier qui nous reste", ajoute notre source.

Le potentiel est là

Si l’Etat et MedZ envisagent de mobiliser cette quatrième tranche, c’est que le potentiel est là. « La démarche qui est celle de MEDZ avec ses partenaires institutionnelles est d’arrimer l’offre à la demande des investisseurs à travers une écoute active et agissante. Aujourd’hui , la demande concerne également les gros investisseurs qui demandent d’importantes superficies. Dans une démarche volontariste pour ne pas les perdre, l’Etat est en train de chercher à lancer une nouvelle tranche », nous avance-t-on.

"Quand on parle de 100 hectares, c’est une réserve qui ne sera pas forcément lancée en "one shot". Nous ferons du sur-mesure en fonction des clients. Comme vous le savez, dans le secteur automobile tout se fait dans le mouvement. Il y a des discussions qui se font avec de gros investisseurs dont certains font des options sur des lots. En fonction de cela, nous nous fixerons la tranche à lancer dans le cadre de cette nouvelle extension", nous explique-t-on.

Cette nouvelle tranche pourrait accueillir un nouveau constructeur automobile après PSA. Selon nos informations, les négociations entre l'Etat marocain et un troisième constructeur sont en cours. D'ailleurs, le ministre de l'industrie Moulay Hafid Elalamy n'a jamais caché son ambition de faire venir un troisième constructeur et a souvent laissé sous-entendre l'existence de pourparlers dans ce sens.  

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