Baisse du nombre des crimes violents dans les villes en 2019, selon la BNPJ

La Brigade nationale de la police judiciaire a livré ce jeudi 19 septembre quelques statistiques sur les crimes enregistrés durant l'année en cours, en milieu urbain. Les chiffres montrent une nette diminution des crimes violents dans les grandes villes telles que Casablanca, Rabat, Fès, Salé, Laâyoune, et Meknès.

Baisse du nombre des crimes violents dans les villes en 2019, selon la BNPJ

Le 19 septembre 2019 à 15:30

Modifié le 20 septembre 2019 à 07:43

La BNPJ a organisé ce jeudi une conférence consacrée à la présentation des efforts de lutte contre la criminalité ainsi qu'à la mise en évidence des circonstances des publications sur les réseaux sociaux s'y rapportant.

Près de 400.000 affaires à caractère pénal résolues en 2019

Selon la même source, au 15 septembre de l’année en cours, la Brigade a enregistré 449.316 affaires à caractère pénal, dont 396.970 ont été résolues, soit 88,34%. Les affaires traitées se sont soldées par l’arrestation de 443.728 personnes, dont 16.862 mineurs.

Le nombre des affaires recensées a augmenté de 5,85% par rapport à l’année précédente, soit 24.820 affaires pénales en plus. Cela s'explique, entre autres, par l'élucidation d'un nombre important de crimes qui étaient signalés contre des inconnus, ainsi que la résolution de la majorité des affaires non résolues au cours des dernières années, plus particulièrement les arnaques au chèque, les dossiers relatifs à la contrainte par corps, l'exécution des jugements et les peines privatives de liberté.

Une telle évolution est motivée également par l'activation des mécanismes d'investigation et des poursuites contre des individus recherchés pour des affaires de criminalité, ainsi que par l'intensification des opérations sécuritaires déclenchées sans plainte préalable des victimes, à l'instar des affaires en lien avec la drogue et les produits hallucinants et les crimes commis en flagrant délit sur la voie publique. S'y ajoutent les cas de plaintes enregistrées via les sources ouvertes comme les médias et les réseaux sociaux.

Dans le détail, la BNPJ a enregistré durant l'année 2019 :

- une baisse de 2,49% des différents types de crimes portant atteinte aux biens (les vols en tous genres), soit moins de 2.124 affaires enregistrées;

- une progression de 7% du nombre des victimes entendues, soit 14.852 victimes de plus que 2018;

- une hausse de 10% du nombre des suspects interpellés, y compris les mineurs arrêtés pour un taux de 3,13%; 

Baisse des crimes violents

Selon la BNPJ, les crimes violents et ceux associés à des actes de violence ne représentent plus que 8,9% de l'aspect général du crime. Les indicateurs de la criminalité ont reculé de 5,25% par rapport à la même période de l’année dernière. Cela s'explique par la hausse du taux de répression qui s'est établi à 72,14% au 15 septembre 2019, contre 70% en 2018.

Parmi les crimes qui ont enregistré une baisse, on retrouve les vols aggravés, qui ont baissé de 5,24%, en particulier les vols commis à main armée, avec une diminution de 17%, et les vols avec violence qui ont baissé de 8%.

Les opérations menées par les services de sécurité au sujet des crimes violents et ceux associés à des actes de violence ont permis: 

- l'arrestation de 23.757 personnes, dont 465 femmes et 2.097 mineurs, soupçonnées d’être impliquées dans des affaires de vols sur la voie publique.

- la résolution de 70% des affaires de vols non élucidées et enregistrées contre des inconnus durant les années précédentes, grâce aux expertises techniques et scientifiques effectuées par l’Institut de sciences criminelles de la sûreté nationale ainsi qu'à l'assistance technique fournie par les brigades de renseignement criminel au niveau national, ainsi que les brigades antigang créées dans certaines villes marocaines, dans l'attente de leur généralisation. 

- le démantèlement de 332 réseaux criminels actifs dans les vols violents sur la voie publique. 652 personnes ont été arrêtées à l’issue de ces opérations qui ont également permis la saisie de 102 armes blanches, 33 voitures et 22 motos;

- la répartition géographique des crimes violents révèle que la ville de Casablanca a enregistré une diminution de 6% des crimes violents, soit 577 affaires en moins par rapport à l'année précédente. La capitale, Rabat, a pour sa part enregistré une baisse de 66%, soit 4.930 affaires de moins, et Fès une baisse de 27,12%, soit 715 affaires de moins. La ville de Salé a aussi enregistré une baisse de 31,41% des crimes violents, soit 1.428 affaires de moins par rapport à la même période en 2018.

Forte hausse des affaires de drogue

Les opérations de sécurité menées par divers départements et groupes de la Direction générale de la sécurité nationale, du 1er janvier au 15 septembre 2019, ont permis l'arrestation de 420.348 personnes, dont 331.252 ont été interpellées en flagrant délit et 89.096 ont fait l'objet de mandats de perquisition pour diverses infractions et délits, soit une augmentation de 8,23% par rapport à la même période de l’année dernière.

Le nombre des affaires liées aux tentatives avortées de trafic de drogues a augmenté de 40%. Le nombre de personnes arrêtées dans ces affaires a également augmenté de 50%, avec 94.010 personnes arrêtées, dont 308 étrangers. Au cours de la même période de l’année dernière, 62.839 personnes ont été arrêtées.

La DGSN a également enregistré un taux élevé de saisie de divers types de drogues, grâce aux efforts fournis conjointement par les services de la sûreté nationale et de la surveillance du territoire national. Ainsi, 112 tonnes et 138 kg de haschisch et ses dérivés ont été saisies, ainsi qu’un million et 161.000 substances psychotropes. Un total de 44 kg et 32 g de cocaïne, et 6 kg et 402 g d'héroïne ont également été saisis cette année.

Dans ce sens, la DGSN note un accroissement du nombre de substances psychotropes saisies au cours du premier semestre de cette année, avec plus de 554.390 substances supplémentaires (+91%). Ces résultats sont dus aux opérations conjointes menées par les éléments de la sûreté nationale et les services de surveillance du territoire national, compte tenu du danger que représente ce type de drogue, responsable de nombreux crimes violents.

Egalement, 4.042 affaires d'immigration clandestine ont été traitées, ce qui a permis le démantèlement de 36 réseaux criminels, l'arrestation de 301 organisateurs d'opérations d'immigration clandestine et la saisie de 2.026 faux documents d'identité ou de voyage. 22.747 candidats à l'immigration clandestine ont aussi été arrêtés, dont 16.245 sont des étrangers.

Selon la BNPJ, 311 cas d’extorsion sur internet ont été enregistrés au cours des premiers mois de 2019, contre 321 durant la même période de l'année précédente, soit une diminution de 3,12%, alors que le nombre de personnes arrêtées dans le cadre de ces affaires est de 219. Le nombre de victimes est quant à lui estimé à 316, dont 112 ressortissants étrangers.

Une partie des images d'agressions publiées sur les réseaux sociaux sont truquées

La Direction générale de la sécurité nationale traite toutes les demandes et tous les appels des citoyens, publiés sur les réseaux sociaux, y compris ceux à caractère sécuritaire, mais elle s'engage également à lutter contre les personnes qui diffusent de fausses informations (accidents ou crimes) visant à créer un sentiment général d’insécurité.

A titre d'exemple, certains internautes publient souvent des images d'agressions qui datent de plusieurs années, ou qui ont eu lieu dans d'autres pays... 

Ainsi, des enquêtes judiciaires sont ouvertes sous la supervision du Parquet compétent chaque fois que des contenus violents truqués sont publiés sur les médias sociaux.

Baisse du nombre des crimes violents dans les villes en 2019, selon la BNPJ

Le 19 septembre 2019 à15:41

Modifié le 20 septembre 2019 à 07:43

La Brigade nationale de la police judiciaire a livré ce jeudi 19 septembre quelques statistiques sur les crimes enregistrés durant l'année en cours, en milieu urbain. Les chiffres montrent une nette diminution des crimes violents dans les grandes villes telles que Casablanca, Rabat, Fès, Salé, Laâyoune, et Meknès.

La BNPJ a organisé ce jeudi une conférence consacrée à la présentation des efforts de lutte contre la criminalité ainsi qu'à la mise en évidence des circonstances des publications sur les réseaux sociaux s'y rapportant.

Près de 400.000 affaires à caractère pénal résolues en 2019

Selon la même source, au 15 septembre de l’année en cours, la Brigade a enregistré 449.316 affaires à caractère pénal, dont 396.970 ont été résolues, soit 88,34%. Les affaires traitées se sont soldées par l’arrestation de 443.728 personnes, dont 16.862 mineurs.

Le nombre des affaires recensées a augmenté de 5,85% par rapport à l’année précédente, soit 24.820 affaires pénales en plus. Cela s'explique, entre autres, par l'élucidation d'un nombre important de crimes qui étaient signalés contre des inconnus, ainsi que la résolution de la majorité des affaires non résolues au cours des dernières années, plus particulièrement les arnaques au chèque, les dossiers relatifs à la contrainte par corps, l'exécution des jugements et les peines privatives de liberté.

Une telle évolution est motivée également par l'activation des mécanismes d'investigation et des poursuites contre des individus recherchés pour des affaires de criminalité, ainsi que par l'intensification des opérations sécuritaires déclenchées sans plainte préalable des victimes, à l'instar des affaires en lien avec la drogue et les produits hallucinants et les crimes commis en flagrant délit sur la voie publique. S'y ajoutent les cas de plaintes enregistrées via les sources ouvertes comme les médias et les réseaux sociaux.

Dans le détail, la BNPJ a enregistré durant l'année 2019 :

- une baisse de 2,49% des différents types de crimes portant atteinte aux biens (les vols en tous genres), soit moins de 2.124 affaires enregistrées;

- une progression de 7% du nombre des victimes entendues, soit 14.852 victimes de plus que 2018;

- une hausse de 10% du nombre des suspects interpellés, y compris les mineurs arrêtés pour un taux de 3,13%; 

Baisse des crimes violents

Selon la BNPJ, les crimes violents et ceux associés à des actes de violence ne représentent plus que 8,9% de l'aspect général du crime. Les indicateurs de la criminalité ont reculé de 5,25% par rapport à la même période de l’année dernière. Cela s'explique par la hausse du taux de répression qui s'est établi à 72,14% au 15 septembre 2019, contre 70% en 2018.

Parmi les crimes qui ont enregistré une baisse, on retrouve les vols aggravés, qui ont baissé de 5,24%, en particulier les vols commis à main armée, avec une diminution de 17%, et les vols avec violence qui ont baissé de 8%.

Les opérations menées par les services de sécurité au sujet des crimes violents et ceux associés à des actes de violence ont permis: 

- l'arrestation de 23.757 personnes, dont 465 femmes et 2.097 mineurs, soupçonnées d’être impliquées dans des affaires de vols sur la voie publique.

- la résolution de 70% des affaires de vols non élucidées et enregistrées contre des inconnus durant les années précédentes, grâce aux expertises techniques et scientifiques effectuées par l’Institut de sciences criminelles de la sûreté nationale ainsi qu'à l'assistance technique fournie par les brigades de renseignement criminel au niveau national, ainsi que les brigades antigang créées dans certaines villes marocaines, dans l'attente de leur généralisation. 

- le démantèlement de 332 réseaux criminels actifs dans les vols violents sur la voie publique. 652 personnes ont été arrêtées à l’issue de ces opérations qui ont également permis la saisie de 102 armes blanches, 33 voitures et 22 motos;

- la répartition géographique des crimes violents révèle que la ville de Casablanca a enregistré une diminution de 6% des crimes violents, soit 577 affaires en moins par rapport à l'année précédente. La capitale, Rabat, a pour sa part enregistré une baisse de 66%, soit 4.930 affaires de moins, et Fès une baisse de 27,12%, soit 715 affaires de moins. La ville de Salé a aussi enregistré une baisse de 31,41% des crimes violents, soit 1.428 affaires de moins par rapport à la même période en 2018.

Forte hausse des affaires de drogue

Les opérations de sécurité menées par divers départements et groupes de la Direction générale de la sécurité nationale, du 1er janvier au 15 septembre 2019, ont permis l'arrestation de 420.348 personnes, dont 331.252 ont été interpellées en flagrant délit et 89.096 ont fait l'objet de mandats de perquisition pour diverses infractions et délits, soit une augmentation de 8,23% par rapport à la même période de l’année dernière.

Le nombre des affaires liées aux tentatives avortées de trafic de drogues a augmenté de 40%. Le nombre de personnes arrêtées dans ces affaires a également augmenté de 50%, avec 94.010 personnes arrêtées, dont 308 étrangers. Au cours de la même période de l’année dernière, 62.839 personnes ont été arrêtées.

La DGSN a également enregistré un taux élevé de saisie de divers types de drogues, grâce aux efforts fournis conjointement par les services de la sûreté nationale et de la surveillance du territoire national. Ainsi, 112 tonnes et 138 kg de haschisch et ses dérivés ont été saisies, ainsi qu’un million et 161.000 substances psychotropes. Un total de 44 kg et 32 g de cocaïne, et 6 kg et 402 g d'héroïne ont également été saisis cette année.

Dans ce sens, la DGSN note un accroissement du nombre de substances psychotropes saisies au cours du premier semestre de cette année, avec plus de 554.390 substances supplémentaires (+91%). Ces résultats sont dus aux opérations conjointes menées par les éléments de la sûreté nationale et les services de surveillance du territoire national, compte tenu du danger que représente ce type de drogue, responsable de nombreux crimes violents.

Egalement, 4.042 affaires d'immigration clandestine ont été traitées, ce qui a permis le démantèlement de 36 réseaux criminels, l'arrestation de 301 organisateurs d'opérations d'immigration clandestine et la saisie de 2.026 faux documents d'identité ou de voyage. 22.747 candidats à l'immigration clandestine ont aussi été arrêtés, dont 16.245 sont des étrangers.

Selon la BNPJ, 311 cas d’extorsion sur internet ont été enregistrés au cours des premiers mois de 2019, contre 321 durant la même période de l'année précédente, soit une diminution de 3,12%, alors que le nombre de personnes arrêtées dans le cadre de ces affaires est de 219. Le nombre de victimes est quant à lui estimé à 316, dont 112 ressortissants étrangers.

Une partie des images d'agressions publiées sur les réseaux sociaux sont truquées

La Direction générale de la sécurité nationale traite toutes les demandes et tous les appels des citoyens, publiés sur les réseaux sociaux, y compris ceux à caractère sécuritaire, mais elle s'engage également à lutter contre les personnes qui diffusent de fausses informations (accidents ou crimes) visant à créer un sentiment général d’insécurité.

A titre d'exemple, certains internautes publient souvent des images d'agressions qui datent de plusieurs années, ou qui ont eu lieu dans d'autres pays... 

Ainsi, des enquêtes judiciaires sont ouvertes sous la supervision du Parquet compétent chaque fois que des contenus violents truqués sont publiés sur les médias sociaux.

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