Biadillah : "Le PAM peut empêcher le PJD de gouverner à nouveau en 2021"

Traversé par une crise interne qui s’éternise, le PAM a réuni, dimanche 5 mai, les membres de son parlement interne. S’ils reconnaissent que les débats ont été houleux, Mohamed Cheick Biadillah et Mehdi Bensaïd affirment que cette réunion a permis de mettre fin aux divisions et de redonner toutes ses chances au parti. Selon eux, le congrès national se déroulera entre juillet et septembre prochain pour avoir le temps de préparer le scrutin législatif de 2021 et surtout pour battre le PJD.

Biadillah : Mohamed Cheikh Biadillah, historiquement deuxième secrétaire général du PAM et signataire d'un Appel à la responsabilité

Le 06 mai 2019 à 16:46

Modifié le 08 mai 2019 à 22:50

Au lendemain de la réunion des membres du conseil national du PAM, Mohamed Cheikh Biadillah qui a présidé la séance en l’absence de la présidente de cette instance Fatima-Zahra Mansouri, nous déclare être très optimiste sur l’avenir de son parti qui est confronté à de graves dissensions internes.

Membre du groupe des cinq auteurs d’un appel à la responsabilité, celui qui a été le 2ème secrétaire général de l’histoire du parti est persuadé que la réunion du conseil national a permis de faire table rase du passé.  

Le conseil national de la réconciliation

"L’unité du PAM était disloquée, cette réunion est venue à point nommé avec un nouvel élan à la clé.

"Si d’ordinaire, les séances de notre parlement interne sont calmes, celle d’hier [dimanche 5 mai] était houleuse avec beaucoup de critiques des jeunes contre l’ancienne direction.

"Certains ont applaudi l’appel des sages et d’autres l’ont sévèrement attaqué en affirmant que les ex-secrétaires généraux étaient responsables de la situation de division qui prévaut dans notre parti.

"Selon moi, ces critiques sont très utiles pour alimenter le débat, car elles montrent que le PAM commence à faire son autocritique et reprend sa place dans l’échiquier politique dont il était absent.

"Réunifiés, les militants vont faire le maximum pour redéployer leurs efforts autour de la mise en œuvre de notre projet de société qui se base sur les 2 piliers que sont l’authenticité et la modernité.

"Sachant qu’une commission électorale a été mise en place lors du CN, le congrès ordinaire qui renouvellera nos instances devrait en principe avoir lieu en juillet prochain, mais cette date n’est pas encore définitive", précise l’ancien président de la chambre des conseillers.

 "Grandes chances d’arriver premiers au scrutin de 2021"

"C’est donc un nouveau souffle qui permettra de réunifier nos rangs. Il constitue aussi un message qui dit que le PAM va jouer pleinement son rôle dans l’échiquier politique, en particulier lors du scrutin législatif de 2021. Quoi qu’en disent nos détracteurs, notre parti compte bien s’inscrire dans la durée.

A partir de là, si le parti se consolide et obtient l’adhésion de tous ses adhérents pour mettre en œuvre son projet de société initial, nous avons de grandes chances d’arriver 1ers au scrutin de 2021.

"Malgré nos échecs relatifs depuis le dernier scrutin de 2016, je suis sûr que l’on sera en mesure de relever ce défi d’empêcher le PJD de gouverner 5 ans de plus", avance, très optimiste, Biadillah.

 "Plusieurs successeurs de Benchamach non encore déclarés"

Concernant la position du CN à l’égard de l’actuel secrétaire général qui pourrait être tenté de rempiler lors du futur congrès, le docteur Biadillah a déclaré que la question du départ ou du maintien de Hakim Benchamach n’avait pas du tout été abordée, mais qu’il y avait déjà des prétendants à sa succession.

"Etant un parti jeune, le PAM traverse actuellement une crise de puberté. Il est donc normal qu’il y ait en son sein de nombreuses ambitions mais comme c’est prématuré, je n’ai pas de noms à révéler", conclut notre interlocuteur.

Même analyse du côté de l’ex-député Mehdi Bensaïd pour qui "vient la renaissance après le chaos".

"La crise actuelle est due à la centralisation du pouvoir des anciens SG"

"Le PAM est passé par des phases houleuses qui vont certainement encore durer quelques mois. La réunion du CN a permis de se mettre d’accord sur la nécessité de mettre en œuvre la décentralisation.

"C’est un choix inéluctable car les divisions actuelles sont le fruit d’une ultra-centralisation du pouvoir par les deux derniers secrétaires généraux qui ont géré le parti avec quelques personnes de leur clan.

"Heureusement qu’il y a eu réconciliation, sans quoi nous aurions pu aboutir dans quelques semaines à une fracture du parti et à un effondrement de notre poids électoral au futur scrutin de 2021.

"Aujourd’hui, nous pouvons donc entamer la préparation du congrès qui devrait se tenir entre juillet et septembre prochains. Après quoi, nous disposerons de 2 ans pour nous préparer au combat de 2021.

"Exit les anciens, place aux jeunes"

"La réussite à venir ne dépendra pas que du nom de notre futur leader mais de l’implication de tous.

"Pour repartir sur de bonnes bases, Si Hakim doit cependant laisser sa place à un membre de la nouvelle génération.

"Idem pour les anciens que je respecte beaucoup, mais les récentes divisions ont montré que nous avions absolument besoin de renouveau avec d’autres profils que Si Biadillah ou autres", conclut Bensaïd en ajoutant ne pas exclure de présenter sa candidature au secrétariat général.

Pour en savoir davantage sur les noms des éventuels prétendants, il faudra d’abord attendre que la commission préparatoire du congrès se réunisse pour décider de la date finale du scrutin du secrétaire général; mais, selon nos sources, au moins un candidat de poids se déclarera bientôt.

Mohamed Cheikh Biadillah, historiquement deuxième secrétaire général du PAM et signataire d'un Appel à la responsabilité

Biadillah : "Le PAM peut empêcher le PJD de gouverner à nouveau en 2021"

Le 06 mai 2019 à19:21

Modifié le 08 mai 2019 à 22:50

Traversé par une crise interne qui s’éternise, le PAM a réuni, dimanche 5 mai, les membres de son parlement interne. S’ils reconnaissent que les débats ont été houleux, Mohamed Cheick Biadillah et Mehdi Bensaïd affirment que cette réunion a permis de mettre fin aux divisions et de redonner toutes ses chances au parti. Selon eux, le congrès national se déroulera entre juillet et septembre prochain pour avoir le temps de préparer le scrutin législatif de 2021 et surtout pour battre le PJD.

Au lendemain de la réunion des membres du conseil national du PAM, Mohamed Cheikh Biadillah qui a présidé la séance en l’absence de la présidente de cette instance Fatima-Zahra Mansouri, nous déclare être très optimiste sur l’avenir de son parti qui est confronté à de graves dissensions internes.

Membre du groupe des cinq auteurs d’un appel à la responsabilité, celui qui a été le 2ème secrétaire général de l’histoire du parti est persuadé que la réunion du conseil national a permis de faire table rase du passé.  

Le conseil national de la réconciliation

"L’unité du PAM était disloquée, cette réunion est venue à point nommé avec un nouvel élan à la clé.

"Si d’ordinaire, les séances de notre parlement interne sont calmes, celle d’hier [dimanche 5 mai] était houleuse avec beaucoup de critiques des jeunes contre l’ancienne direction.

"Certains ont applaudi l’appel des sages et d’autres l’ont sévèrement attaqué en affirmant que les ex-secrétaires généraux étaient responsables de la situation de division qui prévaut dans notre parti.

"Selon moi, ces critiques sont très utiles pour alimenter le débat, car elles montrent que le PAM commence à faire son autocritique et reprend sa place dans l’échiquier politique dont il était absent.

"Réunifiés, les militants vont faire le maximum pour redéployer leurs efforts autour de la mise en œuvre de notre projet de société qui se base sur les 2 piliers que sont l’authenticité et la modernité.

"Sachant qu’une commission électorale a été mise en place lors du CN, le congrès ordinaire qui renouvellera nos instances devrait en principe avoir lieu en juillet prochain, mais cette date n’est pas encore définitive", précise l’ancien président de la chambre des conseillers.

 "Grandes chances d’arriver premiers au scrutin de 2021"

"C’est donc un nouveau souffle qui permettra de réunifier nos rangs. Il constitue aussi un message qui dit que le PAM va jouer pleinement son rôle dans l’échiquier politique, en particulier lors du scrutin législatif de 2021. Quoi qu’en disent nos détracteurs, notre parti compte bien s’inscrire dans la durée.

A partir de là, si le parti se consolide et obtient l’adhésion de tous ses adhérents pour mettre en œuvre son projet de société initial, nous avons de grandes chances d’arriver 1ers au scrutin de 2021.

"Malgré nos échecs relatifs depuis le dernier scrutin de 2016, je suis sûr que l’on sera en mesure de relever ce défi d’empêcher le PJD de gouverner 5 ans de plus", avance, très optimiste, Biadillah.

 "Plusieurs successeurs de Benchamach non encore déclarés"

Concernant la position du CN à l’égard de l’actuel secrétaire général qui pourrait être tenté de rempiler lors du futur congrès, le docteur Biadillah a déclaré que la question du départ ou du maintien de Hakim Benchamach n’avait pas du tout été abordée, mais qu’il y avait déjà des prétendants à sa succession.

"Etant un parti jeune, le PAM traverse actuellement une crise de puberté. Il est donc normal qu’il y ait en son sein de nombreuses ambitions mais comme c’est prématuré, je n’ai pas de noms à révéler", conclut notre interlocuteur.

Même analyse du côté de l’ex-député Mehdi Bensaïd pour qui "vient la renaissance après le chaos".

"La crise actuelle est due à la centralisation du pouvoir des anciens SG"

"Le PAM est passé par des phases houleuses qui vont certainement encore durer quelques mois. La réunion du CN a permis de se mettre d’accord sur la nécessité de mettre en œuvre la décentralisation.

"C’est un choix inéluctable car les divisions actuelles sont le fruit d’une ultra-centralisation du pouvoir par les deux derniers secrétaires généraux qui ont géré le parti avec quelques personnes de leur clan.

"Heureusement qu’il y a eu réconciliation, sans quoi nous aurions pu aboutir dans quelques semaines à une fracture du parti et à un effondrement de notre poids électoral au futur scrutin de 2021.

"Aujourd’hui, nous pouvons donc entamer la préparation du congrès qui devrait se tenir entre juillet et septembre prochains. Après quoi, nous disposerons de 2 ans pour nous préparer au combat de 2021.

"Exit les anciens, place aux jeunes"

"La réussite à venir ne dépendra pas que du nom de notre futur leader mais de l’implication de tous.

"Pour repartir sur de bonnes bases, Si Hakim doit cependant laisser sa place à un membre de la nouvelle génération.

"Idem pour les anciens que je respecte beaucoup, mais les récentes divisions ont montré que nous avions absolument besoin de renouveau avec d’autres profils que Si Biadillah ou autres", conclut Bensaïd en ajoutant ne pas exclure de présenter sa candidature au secrétariat général.

Pour en savoir davantage sur les noms des éventuels prétendants, il faudra d’abord attendre que la commission préparatoire du congrès se réunisse pour décider de la date finale du scrutin du secrétaire général; mais, selon nos sources, au moins un candidat de poids se déclarera bientôt.

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