Bloqués, les importateurs de livres cherchent un interlocuteur au gouvernement

Soumise depuis longtemps à l'autorisation du ministère de la Communication, l'importation de livres connaît des perturbations suite à la suppression de ce département à l'occasion du récent remaniement gouvernemental.

Bloqués, les importateurs de livres cherchent un interlocuteur au gouvernement

Le 22 octobre 2019 à 15:00

Modifié le 24 octobre 2019 à 09:59

Les libraires, les éditeurs et leurs transitaires ne savent plus où donner de la tête. Depuis le 9 octobre courant, date de la nomination du nouveau gouvernement et la suppression du ministère de la Communication, ils n’ont plus d’interlocuteur pour obtenir les autorisations nécessaires auxquelles est soumise l’importation de livres.

L'octroi de ces autorisations faisait partie des attributions du seul ministère de la Communication. Conséquences : selon divers témoignages, les libraires dont les conteneurs sont arrivés au port de Casablanca ces jours-ci assistent impuissants au spectacle.

La situation est d’autant plus préoccupante que ces opérateurs sont passibles de payer des « pénalités » à partir du 4ème jour après le débarquement de leur marchandise au port, souligne Abdelkader Retnani, Président de l’Union Professionnelles des éditeurs. Il s’agit en réalité de frais de location de conteneurs et de frais de magasinage.

Cet éditeur affirme avoir été sollicité par une trentaine de ses collègues pour trouver une solution rapide avec l’Administration. Il a décidé par conséquent de se déplacer à Rabat pour trouver une solution avec le nouveau ministre de la Culture et porte-parole du gouvernement.

Appel à des mesures administratives d’urgence

En effet, les regards des éditeurs et des importateurs sont dirigés vers le département de Hassan Abyaba pour résoudre ce problème urgent. Sauf que ce dernier est lui-même en attente de la promulgation du décret du chef du gouvernement fixant les attributions et l’organisation de ce grand ministère qui regroupe désormais la culture, la jeunesse et les sports, en plus d’être porte-parole du gouvernement.

Va-t-il hériter aussi des attributions du défunt ministère de la Communication ? Récupérera-t-il tout ou seulement une partie ? Personne ne peut avancer de réponses en l’état actuel des choses.

Selon un importateur et distributeur de livres qui affirme avoir plusieurs conteneurs en souffrance au port, peu importe d’où vient la solution. Ce qui prime, dit-il, c’est que des mesures administratives urgentes soient prises au niveau de la primature pour débloquer la situation qui s’aggrave chaque jour un peu plus.

Bloqués, les importateurs de livres cherchent un interlocuteur au gouvernement

Le 22 octobre 2019 à15:20

Modifié le 24 octobre 2019 à 09:59

Soumise depuis longtemps à l'autorisation du ministère de la Communication, l'importation de livres connaît des perturbations suite à la suppression de ce département à l'occasion du récent remaniement gouvernemental.

Les libraires, les éditeurs et leurs transitaires ne savent plus où donner de la tête. Depuis le 9 octobre courant, date de la nomination du nouveau gouvernement et la suppression du ministère de la Communication, ils n’ont plus d’interlocuteur pour obtenir les autorisations nécessaires auxquelles est soumise l’importation de livres.

L'octroi de ces autorisations faisait partie des attributions du seul ministère de la Communication. Conséquences : selon divers témoignages, les libraires dont les conteneurs sont arrivés au port de Casablanca ces jours-ci assistent impuissants au spectacle.

La situation est d’autant plus préoccupante que ces opérateurs sont passibles de payer des « pénalités » à partir du 4ème jour après le débarquement de leur marchandise au port, souligne Abdelkader Retnani, Président de l’Union Professionnelles des éditeurs. Il s’agit en réalité de frais de location de conteneurs et de frais de magasinage.

Cet éditeur affirme avoir été sollicité par une trentaine de ses collègues pour trouver une solution rapide avec l’Administration. Il a décidé par conséquent de se déplacer à Rabat pour trouver une solution avec le nouveau ministre de la Culture et porte-parole du gouvernement.

Appel à des mesures administratives d’urgence

En effet, les regards des éditeurs et des importateurs sont dirigés vers le département de Hassan Abyaba pour résoudre ce problème urgent. Sauf que ce dernier est lui-même en attente de la promulgation du décret du chef du gouvernement fixant les attributions et l’organisation de ce grand ministère qui regroupe désormais la culture, la jeunesse et les sports, en plus d’être porte-parole du gouvernement.

Va-t-il hériter aussi des attributions du défunt ministère de la Communication ? Récupérera-t-il tout ou seulement une partie ? Personne ne peut avancer de réponses en l’état actuel des choses.

Selon un importateur et distributeur de livres qui affirme avoir plusieurs conteneurs en souffrance au port, peu importe d’où vient la solution. Ce qui prime, dit-il, c’est que des mesures administratives urgentes soient prises au niveau de la primature pour débloquer la situation qui s’aggrave chaque jour un peu plus.

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