Casablanca : 7 candidats en lice pour les élections du bâtonnier les 17 et 18 décembre

Les élections du bâtonnier de Casablanca auront lieu à partir du 17 décembre. Déjà sept candidatures officielles. Des échéances qui devront tenir compte de la situation épidémiologique.

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Casablanca : 7 candidats en lice pour les élections du bâtonnier les 17 et 18 décembre

Le 04 décembre 2020 à 19:19

Modifié le 04 décembre 2020 à 19:31

Les avocats de Casablanca s’apprêtent à élire le futur successeur de Hassan Birouaine. L’élection du nouveau bâtonnier aura lieu les 17 et 18 décembre 2020. Le scrutin ouvrira la voie à un mandat qui s’étalera sur les trois prochaines années (2021-2023).

Pour l’heure, sept candidats sont en lice, rapporte une source au Conseil de l’Ordre. Il s’agit d’avocats qui ont effectivement déposé leurs candidatures. La liste n’est pas définitive. Le dernier délai pour le dépôt est fixé à 5 jours au moins avant la tenue du scrutin.

Sur les sept prétendants, les noms de Me Taher Mouafik et Me Abdelfattah Ouadghiri reviennent avec récurrence. Le premier a été élu à plusieurs reprises au Conseil de l’ordre où il a déjà occupé le poste de Trésorier, fonction stratégique au sein du plus grand barreau du Royaume. Le second est d’ailleurs le Trésorier de l’actuel Conseil sortant.

Selon nos sources, Me Chraibi Karim, Me Mohamed Amghar, Me Abderrahim Atouani et Kotb Mohamed se positionnent également pour le bâtonnat. Tous sont inscrits depuis au moins 15 ans au barreau et ont déjà exercé auparavant au sein du Conseil de l’Ordre.

En revanche, pas de nom de femmes qui circule. Le barreau de Casablanca compte près de 4.800 avocats inscrits. A l’annonce des élections, seules 6 consœurs étaient éligibles à la succession du bâtonnier Hassan Birouaine. Mais pour l’heure, aucune candidature féminine n’a été déposée. Faut-il le rappeler, le Maroc n’a jamais connu de « bâtonnière ».

La loi régissant la profession n’aborde pas la question de la campagne. Chez les robes noires, les us incitent à la réserve. A l’approche des échéances, les prétendants activent peu ou prou tacitement l’opération séduction. Dans les coulisses, appels téléphoniques et réunions informelles sont de mise. Le poste offre son lot de prestige mais pour y accéder, il faut convaincre. A fortiori dans le contexte actuel, où, à l’image d’autres secteurs, la profession subit de plein fouet les foudres de la Covid-19.

« La pandémie a changé les perceptions et fait ressortir les précarités au sein de la corporation, dont une partie est devenue sensible à un discours plutôt social », explique cet avocat. Autrefois inaudibles sur ce même terrain, des candidats tirent leur épingle du jeu et se présentent aujourd’hui comme favoris », ajoute notre source.

Elections en temps de pandémie, un défi

La tenue des élections en temps de Covid-19 questionne sur le dispositif de sécurité à adopter. Au sein de la profession, certains avaient initialement appelé au report des échéances, voire à la prolongation d’une année du mandat des bâtonniers sortants. Une hypothèse ensuite écartée puisque requérant une intervention réglementaire.

Conséquence, le barreau est acculé à s’adapter.  « On parle potentiellement de 5.000 votants le 17 décembre. Les mêmes 5.000 sont appelés à se présenter le 18 décembre pour le second tour. Puis le 25 pour les élections des membres du Conseil de l’Ordre. Il s’agit de 15.000 personnes à accueillir.  Sur le plan organisationnel, c’est un défi », nous confie Me Hassan Birouaine, actuel bâtonnier.

Le bâtonnier se montre confiant. « Nous avons préparé un dispositif en total concordance avec le protocole sanitaire. Tout sera mis à disposition du collège électoral. Les masques seront évidemment obligatoires, ainsi que la prise de la température et du gel hydroalcoolique à l’entrée des bureaux de vote ». Le tout avec les moyens du barreau. « Nous préparons les échéances en totale indépendance. Il n’y a eu d’immixtion d’aucune partie gouvernementale. L’affaire nous concerne en tant que profession », tient à préciser notre interlocuteur.

Les opérations se tiendront au tribunal de première instance de Casablanca. « 8 salles seront spécialement aménagées pour accueillir les votants », rapporte le bâtonnier. Après le vote, reste le dépouillement, généralement bouclé à des heures tardives de la nuit. Cette phase « aura lieu en présence des candidats, chacun accompagné de trois suppléants », rapporte Me Hassan Birouaine.

Casablanca : 7 candidats en lice pour les élections du bâtonnier les 17 et 18 décembre

Le 04 décembre 2020 à19:31

Modifié le 04 décembre 2020 à 19:31

Les élections du bâtonnier de Casablanca auront lieu à partir du 17 décembre. Déjà sept candidatures officielles. Des échéances qui devront tenir compte de la situation épidémiologique.

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Les avocats de Casablanca s’apprêtent à élire le futur successeur de Hassan Birouaine. L’élection du nouveau bâtonnier aura lieu les 17 et 18 décembre 2020. Le scrutin ouvrira la voie à un mandat qui s’étalera sur les trois prochaines années (2021-2023).

Pour l’heure, sept candidats sont en lice, rapporte une source au Conseil de l’Ordre. Il s’agit d’avocats qui ont effectivement déposé leurs candidatures. La liste n’est pas définitive. Le dernier délai pour le dépôt est fixé à 5 jours au moins avant la tenue du scrutin.

Sur les sept prétendants, les noms de Me Taher Mouafik et Me Abdelfattah Ouadghiri reviennent avec récurrence. Le premier a été élu à plusieurs reprises au Conseil de l’ordre où il a déjà occupé le poste de Trésorier, fonction stratégique au sein du plus grand barreau du Royaume. Le second est d’ailleurs le Trésorier de l’actuel Conseil sortant.

Selon nos sources, Me Chraibi Karim, Me Mohamed Amghar, Me Abderrahim Atouani et Kotb Mohamed se positionnent également pour le bâtonnat. Tous sont inscrits depuis au moins 15 ans au barreau et ont déjà exercé auparavant au sein du Conseil de l’Ordre.

En revanche, pas de nom de femmes qui circule. Le barreau de Casablanca compte près de 4.800 avocats inscrits. A l’annonce des élections, seules 6 consœurs étaient éligibles à la succession du bâtonnier Hassan Birouaine. Mais pour l’heure, aucune candidature féminine n’a été déposée. Faut-il le rappeler, le Maroc n’a jamais connu de « bâtonnière ».

La loi régissant la profession n’aborde pas la question de la campagne. Chez les robes noires, les us incitent à la réserve. A l’approche des échéances, les prétendants activent peu ou prou tacitement l’opération séduction. Dans les coulisses, appels téléphoniques et réunions informelles sont de mise. Le poste offre son lot de prestige mais pour y accéder, il faut convaincre. A fortiori dans le contexte actuel, où, à l’image d’autres secteurs, la profession subit de plein fouet les foudres de la Covid-19.

« La pandémie a changé les perceptions et fait ressortir les précarités au sein de la corporation, dont une partie est devenue sensible à un discours plutôt social », explique cet avocat. Autrefois inaudibles sur ce même terrain, des candidats tirent leur épingle du jeu et se présentent aujourd’hui comme favoris », ajoute notre source.

Elections en temps de pandémie, un défi

La tenue des élections en temps de Covid-19 questionne sur le dispositif de sécurité à adopter. Au sein de la profession, certains avaient initialement appelé au report des échéances, voire à la prolongation d’une année du mandat des bâtonniers sortants. Une hypothèse ensuite écartée puisque requérant une intervention réglementaire.

Conséquence, le barreau est acculé à s’adapter.  « On parle potentiellement de 5.000 votants le 17 décembre. Les mêmes 5.000 sont appelés à se présenter le 18 décembre pour le second tour. Puis le 25 pour les élections des membres du Conseil de l’Ordre. Il s’agit de 15.000 personnes à accueillir.  Sur le plan organisationnel, c’est un défi », nous confie Me Hassan Birouaine, actuel bâtonnier.

Le bâtonnier se montre confiant. « Nous avons préparé un dispositif en total concordance avec le protocole sanitaire. Tout sera mis à disposition du collège électoral. Les masques seront évidemment obligatoires, ainsi que la prise de la température et du gel hydroalcoolique à l’entrée des bureaux de vote ». Le tout avec les moyens du barreau. « Nous préparons les échéances en totale indépendance. Il n’y a eu d’immixtion d’aucune partie gouvernementale. L’affaire nous concerne en tant que profession », tient à préciser notre interlocuteur.

Les opérations se tiendront au tribunal de première instance de Casablanca. « 8 salles seront spécialement aménagées pour accueillir les votants », rapporte le bâtonnier. Après le vote, reste le dépouillement, généralement bouclé à des heures tardives de la nuit. Cette phase « aura lieu en présence des candidats, chacun accompagné de trois suppléants », rapporte Me Hassan Birouaine.

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