Casablanca: voici le parcours des quatre nouveaux gouverneurs

Les provinces de Médiouna, Nouacer et les préfectures de Ben M’Sick et Hay Hassani ont de nouveaux gouverneurs suite aux récentes nominations effectuées par le Roi Mohammed VI, le lundi 18 février.

Casablanca: Le parcours des quatre nouveaux gouverneurs

Le 19 février 2019 à 17:01

Modifié le 23 février 2019 à 10:39

Sur les 14 gouverneurs nommés le 18 février par le Roi Mohammed VI, quatre sont affectés au Grand Casablanca. En effet, les provinces de Médiouna, Nouacer et les préfectures de Ben M’Sick et Hay Hassani changent de gouverneurs avec des enjeux différents.

Médiouna, une préfecture à problèmes ?

Pour diriger la province de Médiouna, le ministère de l’Intérieur a fait appel à Ali Salem Chagaf. Il n’est pas inconnu dans la région car il était jusqu’à sa récente nomination, gouverneur de la préfecture de Mohammedia.

Ali Salem Chagaf n’a pas toujours fait partie de la famille de l’Intérieur. Ce natif de Tan-Tan a entamé sa carrière en 1997 en tant qu’ingénieur municipal de la ville de Dakhla, à la province d’Oued Ed-dahab. Mais dès le début des années 2000, il intègre la chambre basse sous les couleurs de l’USFP où il a occupé plusieurs fonctions dont celles de Questeur (2000-2003), de secrétaire de la Chambre des Conseillers (2003-2006), de vice-président de la même Chambre (2006-2009) et de président de la Commission des Affaires Etrangères des Frontières et de la Défense Nationale (2009-2013).

Quand il quitte la chambre des conseillers, c’est pour occuper le poste de gouverneur de la préfecture de Mohammedia en 2014. Aujourd’hui Chagaf hérite d’une province où beaucoup reste à faire.

Médiouna couvre une superficie totale de 234 km², avec une dominance rurale et une population de 171.822 habitants. Cette province représente 18,7% de la superficie totale de l’ancienne région du Grand-Casablanca, avec 4% de la population de cette région. Et malgré son caractère rural, elle compte 66 établissements industriels installés dans trois zones d’activité étalées sur 135 Ha : Tit mellil, Mediouna et Sidi Hajjaj.

Cette zone bénéficie d’un plan de développement comprenant deux projets de grandes zones industrielles, comme le précise le site Casainvest. Il s’agit du parc locatif de la Fondation de la mosquée Hassan II, qui s’étale sur 143 ha, et la zone industrielle de Ouled Hadda, sur 700 ha.

Autre projet prévu dans la région mais qui tarde à voir le jour, l’aménagement de la zone d’activité commerciale de Médiouna pour accueillir les grossistes installés au centre de la métropole Casablanca.

Mais s’il y a un point noir qui prend en otage le développement de cette région, c’est la décharge de Médiouna. Une bombe à retardement à laquelle les élus de la ville ne trouvent toujours pas de solutions.

L'ex-patron du CRI de Casablanca à Nouaceur

La province de Nouaceur hérite quant à elle de l’ex-directeur du Centre régional de l’investissement de Casablanca en tant que nouveau gouverneur.

Abdallah Chater, lauréat de l’ISCAE, a fait l’essentiel de sa carrière dans le domaine de l’investissement. Il a entamé son parcours en qualité de commercial dans le secteur privé en 1997, avant d’intégrer, à partir de l’année 1999, la Direction des Investissements Extérieurs en qualité de chargé du service du cadre réglementaire et procédural liés à l’investissement.

Il a gravi les échelons jusqu’à ce que se présente à lui en 2014 l’opportunité qui allait changer sa carrière. Il a repris le CRI par intérim après le départ de Hamid Ben Elafdil. Un an plus tard, il est confirmé dans ce poste qu’il occupera jusqu’à ce février 2019.

Nouaceur s’étale sur une superficie de 447 Km², avec une population de 7 millions d’habitants. Elle est le prolongement naturel de la ville de Casablanca, avec trois pôles urbains : Ville d’Errahma, ville d’Ennasr et la nouvelle ville verte de Bouskoura. Trois villes aux positionnements et aux besoins complètement différents.

Cette province comprend également une forte activité industrielle dans la mesure où elle dispose de 8 zones industrielles. Elle accueille également le plus grand aéroport du Pays, l’aéroport Mohammed V.

Les besoins de développement dans cette région sont importants, notamment en matière d’infrastructures, dans la mesure où elle devient pour des milliers de Casablancais une alternative de vie.

Une femme à la préfecture de Hay Hassani

C’est la seule représentante de la gente féminine dans le cadre de cette nouvelle vague de nominations. Khadija Benchouikh, âgée de 62 ans, sera désormais gouverneur de la préfecture d'Arrondissements de Hay Hassani.

Elle ne changera pas trop de cadre dans la mesure où avant cette nomination, elle occupait le même poste mais à la préfecture de Ben M’Sick.

Cette native de Safi a voué toute sa carrière ou presque à l’enseignement. Titulaire d’une licence en biologie-géologie de la faculté des Sciences de Rabat en 1978, du diplôme de l’ENES en 1979, elle a entamé son parcours en 1979, en qualité d’enseignante des sciences naturelles à Safi.

Entre 1985 et 2004, elle a occupé le poste d’inspectrice pédagogique dans les délégations de l’enseignement de Safi et d’Essaouira, avant de prendre en charge la mission de coordinatrice régionale de l’inspection à l’Académie Régionale de l’Education et de la Formation d’El Jadida et d’occuper le poste de déléguée du Ministère de l’Education Nationale à Sidi Bernoussi.

En 2008, elle rejoint l’administration centrale en tant que directrice chargée de l’Enseignement Privé et de l’Enseignement Préscolaire au Ministère de l’Education Nationale. 

Une année plus tard, elle atterrit à Casablanca où elle a exercé la fonction de directrice de l’Académie Régionale pendant 6 ans.

Début 2015, elle est nommée gouverneur de la préfecture d’arrondissements de Ben M’Sick avant de prendre les commandes de de Hay Hassani.

Khadija Benchouikh est remplacée à Ben M’Sick par Mohamed Nouchti, également nommé le 18 février.

Mohamed Nouchti est nouveau à Casablanca à en croire sa biographie. Ce Marrakchi de naissance, titulaire d’une licence en droit privé et lauréat de l’Institut Royal de l’Administration Territoriale, a entamé sa carrière d’agent d’autorité en 1993, en qualité de caïd à la province de Moulay Yacoub.

En 2001, il a été muté à la province de Larache toujours en tant que caïd. Il a gravi les échelons administratifs en devant tour à tour, pacha à Kelȃa des Sraghna puis à Laâyoune, puis secrétaire général des provinces de Berrechid et de Guelmim.

Casablanca: voici le parcours des quatre nouveaux gouverneurs

Le 19 février 2019 à17:51

Modifié le 23 février 2019 à 10:39

Les provinces de Médiouna, Nouacer et les préfectures de Ben M’Sick et Hay Hassani ont de nouveaux gouverneurs suite aux récentes nominations effectuées par le Roi Mohammed VI, le lundi 18 février.

Sur les 14 gouverneurs nommés le 18 février par le Roi Mohammed VI, quatre sont affectés au Grand Casablanca. En effet, les provinces de Médiouna, Nouacer et les préfectures de Ben M’Sick et Hay Hassani changent de gouverneurs avec des enjeux différents.

Médiouna, une préfecture à problèmes ?

Pour diriger la province de Médiouna, le ministère de l’Intérieur a fait appel à Ali Salem Chagaf. Il n’est pas inconnu dans la région car il était jusqu’à sa récente nomination, gouverneur de la préfecture de Mohammedia.

Ali Salem Chagaf n’a pas toujours fait partie de la famille de l’Intérieur. Ce natif de Tan-Tan a entamé sa carrière en 1997 en tant qu’ingénieur municipal de la ville de Dakhla, à la province d’Oued Ed-dahab. Mais dès le début des années 2000, il intègre la chambre basse sous les couleurs de l’USFP où il a occupé plusieurs fonctions dont celles de Questeur (2000-2003), de secrétaire de la Chambre des Conseillers (2003-2006), de vice-président de la même Chambre (2006-2009) et de président de la Commission des Affaires Etrangères des Frontières et de la Défense Nationale (2009-2013).

Quand il quitte la chambre des conseillers, c’est pour occuper le poste de gouverneur de la préfecture de Mohammedia en 2014. Aujourd’hui Chagaf hérite d’une province où beaucoup reste à faire.

Médiouna couvre une superficie totale de 234 km², avec une dominance rurale et une population de 171.822 habitants. Cette province représente 18,7% de la superficie totale de l’ancienne région du Grand-Casablanca, avec 4% de la population de cette région. Et malgré son caractère rural, elle compte 66 établissements industriels installés dans trois zones d’activité étalées sur 135 Ha : Tit mellil, Mediouna et Sidi Hajjaj.

Cette zone bénéficie d’un plan de développement comprenant deux projets de grandes zones industrielles, comme le précise le site Casainvest. Il s’agit du parc locatif de la Fondation de la mosquée Hassan II, qui s’étale sur 143 ha, et la zone industrielle de Ouled Hadda, sur 700 ha.

Autre projet prévu dans la région mais qui tarde à voir le jour, l’aménagement de la zone d’activité commerciale de Médiouna pour accueillir les grossistes installés au centre de la métropole Casablanca.

Mais s’il y a un point noir qui prend en otage le développement de cette région, c’est la décharge de Médiouna. Une bombe à retardement à laquelle les élus de la ville ne trouvent toujours pas de solutions.

L'ex-patron du CRI de Casablanca à Nouaceur

La province de Nouaceur hérite quant à elle de l’ex-directeur du Centre régional de l’investissement de Casablanca en tant que nouveau gouverneur.

Abdallah Chater, lauréat de l’ISCAE, a fait l’essentiel de sa carrière dans le domaine de l’investissement. Il a entamé son parcours en qualité de commercial dans le secteur privé en 1997, avant d’intégrer, à partir de l’année 1999, la Direction des Investissements Extérieurs en qualité de chargé du service du cadre réglementaire et procédural liés à l’investissement.

Il a gravi les échelons jusqu’à ce que se présente à lui en 2014 l’opportunité qui allait changer sa carrière. Il a repris le CRI par intérim après le départ de Hamid Ben Elafdil. Un an plus tard, il est confirmé dans ce poste qu’il occupera jusqu’à ce février 2019.

Nouaceur s’étale sur une superficie de 447 Km², avec une population de 7 millions d’habitants. Elle est le prolongement naturel de la ville de Casablanca, avec trois pôles urbains : Ville d’Errahma, ville d’Ennasr et la nouvelle ville verte de Bouskoura. Trois villes aux positionnements et aux besoins complètement différents.

Cette province comprend également une forte activité industrielle dans la mesure où elle dispose de 8 zones industrielles. Elle accueille également le plus grand aéroport du Pays, l’aéroport Mohammed V.

Les besoins de développement dans cette région sont importants, notamment en matière d’infrastructures, dans la mesure où elle devient pour des milliers de Casablancais une alternative de vie.

Une femme à la préfecture de Hay Hassani

C’est la seule représentante de la gente féminine dans le cadre de cette nouvelle vague de nominations. Khadija Benchouikh, âgée de 62 ans, sera désormais gouverneur de la préfecture d'Arrondissements de Hay Hassani.

Elle ne changera pas trop de cadre dans la mesure où avant cette nomination, elle occupait le même poste mais à la préfecture de Ben M’Sick.

Cette native de Safi a voué toute sa carrière ou presque à l’enseignement. Titulaire d’une licence en biologie-géologie de la faculté des Sciences de Rabat en 1978, du diplôme de l’ENES en 1979, elle a entamé son parcours en 1979, en qualité d’enseignante des sciences naturelles à Safi.

Entre 1985 et 2004, elle a occupé le poste d’inspectrice pédagogique dans les délégations de l’enseignement de Safi et d’Essaouira, avant de prendre en charge la mission de coordinatrice régionale de l’inspection à l’Académie Régionale de l’Education et de la Formation d’El Jadida et d’occuper le poste de déléguée du Ministère de l’Education Nationale à Sidi Bernoussi.

En 2008, elle rejoint l’administration centrale en tant que directrice chargée de l’Enseignement Privé et de l’Enseignement Préscolaire au Ministère de l’Education Nationale. 

Une année plus tard, elle atterrit à Casablanca où elle a exercé la fonction de directrice de l’Académie Régionale pendant 6 ans.

Début 2015, elle est nommée gouverneur de la préfecture d’arrondissements de Ben M’Sick avant de prendre les commandes de de Hay Hassani.

Khadija Benchouikh est remplacée à Ben M’Sick par Mohamed Nouchti, également nommé le 18 février.

Mohamed Nouchti est nouveau à Casablanca à en croire sa biographie. Ce Marrakchi de naissance, titulaire d’une licence en droit privé et lauréat de l’Institut Royal de l’Administration Territoriale, a entamé sa carrière d’agent d’autorité en 1993, en qualité de caïd à la province de Moulay Yacoub.

En 2001, il a été muté à la province de Larache toujours en tant que caïd. Il a gravi les échelons administratifs en devant tour à tour, pacha à Kelȃa des Sraghna puis à Laâyoune, puis secrétaire général des provinces de Berrechid et de Guelmim.

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