Ce que le Maroc parvient à exporter vers la Chine

2,5 milliards de DH en 2018, près de 1,4 milliard au premier semestre 2019. Les importations depuis la Chine représentent 20 fois ces montants. Produits miniers, aliments, pièces automobiles et aéronautiques… Voici ce que l’on vend à l’empire du milieu.

Ce que le Maroc parvient à exporter vers la Chine

Le 13 novembre 2019 à 14:13

Modifié le 13 novembre 2019 à 23:52

Lors d’une rencontre avec les exportateurs tenue vendredi 8 novembre, Moulay Hafid Elalamy, ministre du Commerce et de l’Industrie, s’est félicité des avancées réalisées par le Maroc en termes d’exportation, particulièrement sur certains marchés et dans certains secteurs. Et ce, tout en reconnaissant qu’il reste un long chemin à parcourir pour améliorer la compétitivité de l’économie nationale.

« Vous [les exportateurs, ndlr] avez accompli des choses incroyables. Nous avons des Marocains qui exportent vers la Chine alors que normalement on importe depuis la Chine. Et ce, depuis longtemps déjà.

« Nous avons des exportateurs de qualité dans notre pays ; le produit marocain n’est plus considéré comme un produit de seconde zone. Au contraire, il est recherché à tous les niveaux. Nous exportons des pièces de réacteurs d’avions fabriquées dans notre pays. Nous sommes capables de faire beaucoup de choses », a-t-il affirmé.

Moins de 1% des exportations marocaines vont vers la Chine

Combien exportons-nous au juste vers la Chine ? Et quels produits nous vendons sur ce marché de près de 1,4 milliard de consommateurs ?

Selon les données de l’Office des changes, le chiffre n’est pas énorme : 1,36 milliard de DH au 1er semestre 2019 ; un peu plus de 2,5 milliards de DH en 2018. C’est moins de 1% du total des exportations marocaines.

Surtout, 2,5 milliards d’exportation représentent à peine 5% de la valeur des importations marocaines depuis la Chine (47,3 milliards de DH). La deuxième puissance économique mondiale nous vend des marchandises pour une valeur 20 fois supérieure à ce que nous lui vendons.

Les exportations marocaines vers la Chine demeurent dominées par les produits à faibles valeur ajoutée et contenu technologique.

En effet, plus de la moitié des expéditions (1,63 milliards) sont constituées de produits bruts d’origine minérale : principalement zinc, cuivre, plomb, phosphates, manganèse, ferraille, marbre, granit et gypse.

Peu de biens finis de consommation et d'équipement

La deuxième catégorie est constituée des produits alimentaires agricoles et de la mer (375 MDH) : eaux et boissons, thé, agrumes, fruits rouges, crustacés/mollusques/coquillages, conserves de poisson, farine de poisson, sucre…

Viennent ensuite les demi-produits (211 MDH) : acide phosphorique, cuivre, nickel, verre, plastiques, fils de coton…

Le Maroc parvient tout de même à placer en Chine un certain nombre de biens finis d’équipement (190 MDH) : parties d’avions, transformateurs et convertisseurs électriques, moteurs à piston, instruments de mesure et de contrôle, machines et appareils divers, fils et câbles conducteurs, meubles et mobilier médico-légal.

Enfin, on retrouve les produits bruts d’origine animale et végétale (84 MDH ; plantes, huile d’olive, huile de poisson, laine…) et les produits finis de consommation (44,8 MDH ; ouvrages en cuivre, vaisselle et objets céramique, chaussures, horlogerie, pièces de voitures, vêtements confectionnés, équipements électriques…).

Notons que c’est dans les catégories des biens finis de consommation et d’équipement que se situent les produits à grande valeur ajoutée.

Pour rappel, le Maroc est déficitaire avec la majorité des pays avec lesquels il commerce, sauf certains partenaires, gros importateurs de phosphates, comme l’Inde ou le Brésil.

>>Lire aussi: Comment les accords de libre-échange ont inondé le marché de produits importés

Ce que le Maroc parvient à exporter vers la Chine

Le 13 novembre 2019 à14:13

Modifié le 13 novembre 2019 à 23:52

2,5 milliards de DH en 2018, près de 1,4 milliard au premier semestre 2019. Les importations depuis la Chine représentent 20 fois ces montants. Produits miniers, aliments, pièces automobiles et aéronautiques… Voici ce que l’on vend à l’empire du milieu.

Lors d’une rencontre avec les exportateurs tenue vendredi 8 novembre, Moulay Hafid Elalamy, ministre du Commerce et de l’Industrie, s’est félicité des avancées réalisées par le Maroc en termes d’exportation, particulièrement sur certains marchés et dans certains secteurs. Et ce, tout en reconnaissant qu’il reste un long chemin à parcourir pour améliorer la compétitivité de l’économie nationale.

« Vous [les exportateurs, ndlr] avez accompli des choses incroyables. Nous avons des Marocains qui exportent vers la Chine alors que normalement on importe depuis la Chine. Et ce, depuis longtemps déjà.

« Nous avons des exportateurs de qualité dans notre pays ; le produit marocain n’est plus considéré comme un produit de seconde zone. Au contraire, il est recherché à tous les niveaux. Nous exportons des pièces de réacteurs d’avions fabriquées dans notre pays. Nous sommes capables de faire beaucoup de choses », a-t-il affirmé.

Moins de 1% des exportations marocaines vont vers la Chine

Combien exportons-nous au juste vers la Chine ? Et quels produits nous vendons sur ce marché de près de 1,4 milliard de consommateurs ?

Selon les données de l’Office des changes, le chiffre n’est pas énorme : 1,36 milliard de DH au 1er semestre 2019 ; un peu plus de 2,5 milliards de DH en 2018. C’est moins de 1% du total des exportations marocaines.

Surtout, 2,5 milliards d’exportation représentent à peine 5% de la valeur des importations marocaines depuis la Chine (47,3 milliards de DH). La deuxième puissance économique mondiale nous vend des marchandises pour une valeur 20 fois supérieure à ce que nous lui vendons.

Les exportations marocaines vers la Chine demeurent dominées par les produits à faibles valeur ajoutée et contenu technologique.

En effet, plus de la moitié des expéditions (1,63 milliards) sont constituées de produits bruts d’origine minérale : principalement zinc, cuivre, plomb, phosphates, manganèse, ferraille, marbre, granit et gypse.

Peu de biens finis de consommation et d'équipement

La deuxième catégorie est constituée des produits alimentaires agricoles et de la mer (375 MDH) : eaux et boissons, thé, agrumes, fruits rouges, crustacés/mollusques/coquillages, conserves de poisson, farine de poisson, sucre…

Viennent ensuite les demi-produits (211 MDH) : acide phosphorique, cuivre, nickel, verre, plastiques, fils de coton…

Le Maroc parvient tout de même à placer en Chine un certain nombre de biens finis d’équipement (190 MDH) : parties d’avions, transformateurs et convertisseurs électriques, moteurs à piston, instruments de mesure et de contrôle, machines et appareils divers, fils et câbles conducteurs, meubles et mobilier médico-légal.

Enfin, on retrouve les produits bruts d’origine animale et végétale (84 MDH ; plantes, huile d’olive, huile de poisson, laine…) et les produits finis de consommation (44,8 MDH ; ouvrages en cuivre, vaisselle et objets céramique, chaussures, horlogerie, pièces de voitures, vêtements confectionnés, équipements électriques…).

Notons que c’est dans les catégories des biens finis de consommation et d’équipement que se situent les produits à grande valeur ajoutée.

Pour rappel, le Maroc est déficitaire avec la majorité des pays avec lesquels il commerce, sauf certains partenaires, gros importateurs de phosphates, comme l’Inde ou le Brésil.

>>Lire aussi: Comment les accords de libre-échange ont inondé le marché de produits importés

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