Cession de Bombardier au Maroc: le ministère de l'Industrie rassure

Bombardier a annoncé céder ses activités au Maroc. Contacté par nos soins, le ministère de l'Industrie explique que les 400 emplois existants seront préservés, que l'usine sera reprise par un sous-traitant de niveau international et qu'il y aura probablement un développement de l'activité.

Cession de Bombardier au Maroc: le ministère de l'Industrie rassure L'usine marocaine de Bombardier assemble pour sa maison-mère, des pièces de structure pour les avions d'affaires notamment le Global 6000 (photo)

Le 02 mai 2019 à 17:07

Modifié le 02 mai 2019 à 21:24

Le ministère de l'Industrie se veut rassurant après l'annonce de cession faite par Bombardier. Il annonce que les 400 emplois dans l'usine de Casablanca sont maintenus et que le repreneur augmentera probablement la charge Maroc.

Il rappelle qu'il s'agit d'une décision interne de Bombardier qui consiste en la cession de ses activités non stratégiques pour rapprocher ses activités d’avions d’affaires et de courts courriers. La cession des activités de fabrication d'aérostructures à Belfast en Irlande et au Maroc fait partie de la stratégie de repositionnement stratégique du groupe.

Le site de Casablanca, qui emploie plus de 400 personnes, est le plus performant du réseau de production de Bombardier Aéronautique, affirme notre source. Il ne sera pas impacté négativement par la cession réalisée, estime-t-on.

Bombardier Casablanca assemblait jusqu’ici pour le compte de la maison mère canadienne des pièces de structure, en aluminium, pour l’aviation d’affaires, notamment à destination du CRJ, du Global 5000 et du Global 6000.

Ces activités ont été réalisées en colocalisation avec le site irlandais de Belfast. Les deux sites ont d’ailleurs remporté ensemble, fin décembre 2017, le contrat avec Airbus pour l’assemblage des inverseurs de poussée de l’A320NEO.

Bombardier Aerostructures & Engineering Services (BAES), la maison mère de Belfast et Casablanca, est la division en charge de la fabrication aéronautique au sein du groupe Bombardier.

Cette activité de fabrication, la plus fortement soumise aux impératifs de coûts, est concurrencée par les fournisseurs de rang 1 des avionneurs, également fournisseurs de structures comme le leader américain Spirit, ou les Français Stelia et Figeac Aéronautique, déjà présents à Casablanca.

La tendance du secteur étant à l’optimisation des coûts, le repreneur devrait augmenter la charge Maroc au-delà du seul contrat des inverseurs de poussée, dont le transfert doit démarrer dès 2020 ; et poursuivre les contrats déjà obtenus par Casablanca mais non encore annoncés.

Parmi les repreneurs potentiels, les grands noms de la fabrication d’aérostructures : l’américain Spirit, en fort développement et proche de Boeing ; mais aussi le britannique GKN, en recherche d’options face au Brexit. Airbus, dont la supply chain est déjà bien ancrée au Maroc, pourrait également être un candidat de poids.

L'usine marocaine de Bombardier assemble pour sa maison-mère, des pièces de structure pour les avions d'affaires notamment le Global 6000 (photo)

Cession de Bombardier au Maroc: le ministère de l'Industrie rassure

Le 02 mai 2019 à17:16

Modifié le 02 mai 2019 à 21:24

Bombardier a annoncé céder ses activités au Maroc. Contacté par nos soins, le ministère de l'Industrie explique que les 400 emplois existants seront préservés, que l'usine sera reprise par un sous-traitant de niveau international et qu'il y aura probablement un développement de l'activité.

Le ministère de l'Industrie se veut rassurant après l'annonce de cession faite par Bombardier. Il annonce que les 400 emplois dans l'usine de Casablanca sont maintenus et que le repreneur augmentera probablement la charge Maroc.

Il rappelle qu'il s'agit d'une décision interne de Bombardier qui consiste en la cession de ses activités non stratégiques pour rapprocher ses activités d’avions d’affaires et de courts courriers. La cession des activités de fabrication d'aérostructures à Belfast en Irlande et au Maroc fait partie de la stratégie de repositionnement stratégique du groupe.

Le site de Casablanca, qui emploie plus de 400 personnes, est le plus performant du réseau de production de Bombardier Aéronautique, affirme notre source. Il ne sera pas impacté négativement par la cession réalisée, estime-t-on.

Bombardier Casablanca assemblait jusqu’ici pour le compte de la maison mère canadienne des pièces de structure, en aluminium, pour l’aviation d’affaires, notamment à destination du CRJ, du Global 5000 et du Global 6000.

Ces activités ont été réalisées en colocalisation avec le site irlandais de Belfast. Les deux sites ont d’ailleurs remporté ensemble, fin décembre 2017, le contrat avec Airbus pour l’assemblage des inverseurs de poussée de l’A320NEO.

Bombardier Aerostructures & Engineering Services (BAES), la maison mère de Belfast et Casablanca, est la division en charge de la fabrication aéronautique au sein du groupe Bombardier.

Cette activité de fabrication, la plus fortement soumise aux impératifs de coûts, est concurrencée par les fournisseurs de rang 1 des avionneurs, également fournisseurs de structures comme le leader américain Spirit, ou les Français Stelia et Figeac Aéronautique, déjà présents à Casablanca.

La tendance du secteur étant à l’optimisation des coûts, le repreneur devrait augmenter la charge Maroc au-delà du seul contrat des inverseurs de poussée, dont le transfert doit démarrer dès 2020 ; et poursuivre les contrats déjà obtenus par Casablanca mais non encore annoncés.

Parmi les repreneurs potentiels, les grands noms de la fabrication d’aérostructures : l’américain Spirit, en fort développement et proche de Boeing ; mais aussi le britannique GKN, en recherche d’options face au Brexit. Airbus, dont la supply chain est déjà bien ancrée au Maroc, pourrait également être un candidat de poids.

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