Cession de la Samir: Les négociations avec 3 candidats avancent discrètement

La Samir recherche toujours un nouveau propriétaire. Petroen, Citax et Cosco Maroc sont en lice. Les garanties, point central des négociations en cours.

0-https://www.medias24.com//photos_articles/big/15-01-2020/Samir4500.JPG-oui
Cession de la Samir: Les négociations avec 3 candidats avancent discrètement

Le 15 janvier 2020 à 19:21

Modifié le 16 janvier 2020 à 12:19

Le dossier Samir se fait de plus en plus discret. Mais près de quatre ans après le jugement de liquidation, la cession du raffineur reste d’actualité. Le juge-commissaire, le syndic et les contrôleurs tiendront, mardi 21 janvier, une énième réunion pour examiner les offres des candidats en lice.

Selon nos sources, trois entités concourent à l’acquisition des actifs de l’entreprise. Il s’agit de Petroen Engineering DMMC, Citax et de Cosco Maroc. Ces sociétés proposent respectivement 24 MMDH, 22 MMDH et 21 MMDH contre l’achat de l’ensemble du groupe Samir. Des montants qui correspondent plus ou moins à la valeur de l'ensemble des actifs, évaluée en 2017 à 21,16 MMDH

>>Lire aussi : Nouvelle expertise pour évaluer l’unité de production

Pour l’heure, aucun de ces candidats n’a concrétisé sa proposition par le dépôt d’une garantie bancaire. Ce point constitue la pierre d’achoppement de ce dossier interminable. Le juge-commissaire exige une caution correspondant à 10% du montant global de l’offre. Ce paramètre est le même pour les trois offrants. La seule différence concerne les modalités de paiement du reliquat.

"Tous les candidats se disent disposés à remettre la garantie bancaire, mais hésitent encore au vu des sommes en jeu", rapporte une source informée. Des candidats avaient demandé au juge-commissaire "un accord de principe" avant de verser la garantie, mais cette demande a été refusée car sans fondement légal.

Une affaire de "garanties"

Du reste, certains exigent eux-mêmes les garanties du tribunal pour une exploitation sereine de la raffinerie une fois acquise. Or, « la seule garantie qu’ils peuvent avoir est d’acquérir uniquement l’actif de Samir. Ce qui signifie que le passif n’est pas inclus, la vente judiciaire ayant effet de purge ». 

D’autres sources expliquent les tergiversations des candidats par leur volonté de conclure la cession "dans le cadre d’une convention d’investissement". L’idée est de sécuriser leur futur investissement. Autrement dit, ils tablent sur une garantie autrement que judiciaire: celle de l’Etat.

Dans un communiqué publié le 10 janvier, le bureau syndical de la Samir interpelle indirectement les autorités sur cette question, en appelant "l’Etat marocain à assumer sa responsabilité pour aider à la reprise urgente de la production à la raffinerie de Mohammedia", à l’arrêt depuis août de 2015. Plus de 800 salariés sont dans l’expectative. La question du maintien de l’emploi est une question centrale dans les négociations actuelles.

Si personne ne mise sur un aboutissement proche, les acteurs du dossier notent des "avancées" lors des dernières semaines. "Certains candidats ont effectué des due diligences et ont maintenu leur intérêt. L’un d’eux s’est présenté devant le juge-commissaire en étant accompagné du représentant d’une banque canadienne qui s’est engagée à financer l’opération."

Cession de la Samir: Les négociations avec 3 candidats avancent discrètement

Le 15 janvier 2020 à19:35

Modifié le 16 janvier 2020 à 12:19

La Samir recherche toujours un nouveau propriétaire. Petroen, Citax et Cosco Maroc sont en lice. Les garanties, point central des négociations en cours.

Le dossier Samir se fait de plus en plus discret. Mais près de quatre ans après le jugement de liquidation, la cession du raffineur reste d’actualité. Le juge-commissaire, le syndic et les contrôleurs tiendront, mardi 21 janvier, une énième réunion pour examiner les offres des candidats en lice.

Selon nos sources, trois entités concourent à l’acquisition des actifs de l’entreprise. Il s’agit de Petroen Engineering DMMC, Citax et de Cosco Maroc. Ces sociétés proposent respectivement 24 MMDH, 22 MMDH et 21 MMDH contre l’achat de l’ensemble du groupe Samir. Des montants qui correspondent plus ou moins à la valeur de l'ensemble des actifs, évaluée en 2017 à 21,16 MMDH

>>Lire aussi : Nouvelle expertise pour évaluer l’unité de production

Pour l’heure, aucun de ces candidats n’a concrétisé sa proposition par le dépôt d’une garantie bancaire. Ce point constitue la pierre d’achoppement de ce dossier interminable. Le juge-commissaire exige une caution correspondant à 10% du montant global de l’offre. Ce paramètre est le même pour les trois offrants. La seule différence concerne les modalités de paiement du reliquat.

"Tous les candidats se disent disposés à remettre la garantie bancaire, mais hésitent encore au vu des sommes en jeu", rapporte une source informée. Des candidats avaient demandé au juge-commissaire "un accord de principe" avant de verser la garantie, mais cette demande a été refusée car sans fondement légal.

Une affaire de "garanties"

Du reste, certains exigent eux-mêmes les garanties du tribunal pour une exploitation sereine de la raffinerie une fois acquise. Or, « la seule garantie qu’ils peuvent avoir est d’acquérir uniquement l’actif de Samir. Ce qui signifie que le passif n’est pas inclus, la vente judiciaire ayant effet de purge ». 

D’autres sources expliquent les tergiversations des candidats par leur volonté de conclure la cession "dans le cadre d’une convention d’investissement". L’idée est de sécuriser leur futur investissement. Autrement dit, ils tablent sur une garantie autrement que judiciaire: celle de l’Etat.

Dans un communiqué publié le 10 janvier, le bureau syndical de la Samir interpelle indirectement les autorités sur cette question, en appelant "l’Etat marocain à assumer sa responsabilité pour aider à la reprise urgente de la production à la raffinerie de Mohammedia", à l’arrêt depuis août de 2015. Plus de 800 salariés sont dans l’expectative. La question du maintien de l’emploi est une question centrale dans les négociations actuelles.

Si personne ne mise sur un aboutissement proche, les acteurs du dossier notent des "avancées" lors des dernières semaines. "Certains candidats ont effectué des due diligences et ont maintenu leur intérêt. L’un d’eux s’est présenté devant le juge-commissaire en étant accompagné du représentant d’une banque canadienne qui s’est engagée à financer l’opération."

A lire aussi


Communication financière

Indicateurs trimestriels au 30.06.2020 de la société Afric Industries

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.