Dossier Cet article est issu du dossier «Assises de la fiscalité» Voir tout le sommaire

Comment les membres de la CGEM voient les impôts au Maroc

Pour les membres de la CGEM, les impôts évoquent leur caractère élevé et les notions d’obligation, d’iniquité et d’injustice. Ce sont les premières conclusions d’une enquête effectuée par le patronat auprès de ses adhérents, lors de la préparation de sa contribution aux Assises de la fiscalité.

Comment les membres de la CGEM voient les impôts au Maroc

Le 26 avril 2019 à 13:01

Modifié le 02 mai 2019 à 13:16

Cette contribution de la CGEM, publiée par Médias24 il y a une semaine, a été validée par son conseil d’administration le mardi 23 avril. Elle a été présentée officiellement à la presse ce vendredi 26.

Ce fut l’occasion de sonder les adhérents à la confédération sur leur perception de la fiscalité et leur vision de la réforme à mener. Notons que la CGEM compte plus de 5.000 membres directs. Le taux de réponse à cette enquête n’a pas été précisé.

Voici ses principales conclusions :

- Les impôts évoquent aux membres leur caractère élevé et les notions d’obligation, d’iniquité et d’injustice.

- Bien que perçu en voie de modernisation (93%), le système fiscal est jugé assez négativement, et est qualifié de contraignant pour la compétitivité (84%), peu incitatif (82%) et complexe (82%).

- Ils sont 61% à penser que le système fiscal avantage certaines catégories, notamment les grands exploitants agricoles et les grandes entreprises.

- Seuls 42% estiment que la relation avec l’Administration fiscale se déroule dans un climat de confiance.

- Les entreprises expriment une satisfaction relativement faible de cette relation en raison du délai de réponse (58%), la prise en compte des doléances (57%) et la simplification des procédures et leur stabilité (53%).

- La relation avec l’Administration fiscale est qualifiée de conflictuelle (62%) même si elle est bien notée en termes de clarté (93%).

- 90% des entreprises sondées estiment les taux d’imposition trop élevés en général, 53% les qualifient de beaucoup trop élevés.

- 3 patrons sondés sur 4 estiment le niveau des impôts payés non justifié par la qualité des services publics.

- Les taxes locales sont jugées utiles (83%) mais en même temps élevées (94%), redondantes (86%) et lourdes à gérer (84%).

- La contribution sociale de solidarité est jugée utile (82%) et justifiée (77%). Près de 60% la perçoivent comme élevée.

- La majorité des patrons saluent la digitalisation du paiement des impôts.

- En guise de propositions et attentes, les patrons mettent l’accent sur l’informel et recommandent de renforcer le contrôle, de baisser les taux d’imposition et de mettre en place des outils du commerce formel.

SOMMAIRE DU DOSSIER

Comment les membres de la CGEM voient les impôts au Maroc

Le 26 avril 2019 à13:01

Modifié le 02 mai 2019 à 13:16

Pour les membres de la CGEM, les impôts évoquent leur caractère élevé et les notions d’obligation, d’iniquité et d’injustice. Ce sont les premières conclusions d’une enquête effectuée par le patronat auprès de ses adhérents, lors de la préparation de sa contribution aux Assises de la fiscalité.

Cette contribution de la CGEM, publiée par Médias24 il y a une semaine, a été validée par son conseil d’administration le mardi 23 avril. Elle a été présentée officiellement à la presse ce vendredi 26.

Ce fut l’occasion de sonder les adhérents à la confédération sur leur perception de la fiscalité et leur vision de la réforme à mener. Notons que la CGEM compte plus de 5.000 membres directs. Le taux de réponse à cette enquête n’a pas été précisé.

Voici ses principales conclusions :

- Les impôts évoquent aux membres leur caractère élevé et les notions d’obligation, d’iniquité et d’injustice.

- Bien que perçu en voie de modernisation (93%), le système fiscal est jugé assez négativement, et est qualifié de contraignant pour la compétitivité (84%), peu incitatif (82%) et complexe (82%).

- Ils sont 61% à penser que le système fiscal avantage certaines catégories, notamment les grands exploitants agricoles et les grandes entreprises.

- Seuls 42% estiment que la relation avec l’Administration fiscale se déroule dans un climat de confiance.

- Les entreprises expriment une satisfaction relativement faible de cette relation en raison du délai de réponse (58%), la prise en compte des doléances (57%) et la simplification des procédures et leur stabilité (53%).

- La relation avec l’Administration fiscale est qualifiée de conflictuelle (62%) même si elle est bien notée en termes de clarté (93%).

- 90% des entreprises sondées estiment les taux d’imposition trop élevés en général, 53% les qualifient de beaucoup trop élevés.

- 3 patrons sondés sur 4 estiment le niveau des impôts payés non justifié par la qualité des services publics.

- Les taxes locales sont jugées utiles (83%) mais en même temps élevées (94%), redondantes (86%) et lourdes à gérer (84%).

- La contribution sociale de solidarité est jugée utile (82%) et justifiée (77%). Près de 60% la perçoivent comme élevée.

- La majorité des patrons saluent la digitalisation du paiement des impôts.

- En guise de propositions et attentes, les patrons mettent l’accent sur l’informel et recommandent de renforcer le contrôle, de baisser les taux d’imposition et de mettre en place des outils du commerce formel.

SOMMAIRE DU DOSSIER

A lire aussi


commentaires

Benaissa

C'est par les taxes et impôts que l'Etat répond à ses besoins pour pouvoir servir la nation. Mais ce sont les surtout les fonctionnaires qui assument la grande part de cette participation aux caisses de l'Etat, ce qui nous amène à demander une légère réduction de l'IGR, surtout pour les retraités

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.