Contre la corruption, le ministère de la Santé annonce un renforcement de ses moyens de contrôle

Le ministère de la Santé affirme qu'il va renforcer les moyens financiers et humains des inspections générales aux niveaux central et régional. On verra bien à l'usage.

Le 10 juillet 2019 à 18:01

Modifié le 10 juillet 2019 à 18:38

Anass Doukkali se veut ferme: "la corruption entraîne la suspension". Le ministère de la Santé affiche sa fermeté en débitant ce qui est censé être une évidence. Il a lancé, ce mercredi 10 juillet, son programme de renforcement du mécanisme de probité et de transparence des prestations de santé. L'occasion de présenter le bilan de l'inspection générale en matière de contrôle, de gouvernance, de traitement des réclamations des citoyens et de déceler les défaillances relevées au niveau des établissements hospitaliers publics et privés.

Ce programme porte sur le renforcement des ressources humaines et matérielles pour consolider les mécanismes de promotion de l'intégrité et de la transparence dans la prestation des services de santé et les relations avec les usagers. Des formations spécialisées seront dispensées au personnel des inspections centrale et régionales. Des cadres spécialisés seront recrutés. Le ministère fera appel à des partenaires nationaux et internationaux pour l'application de ce programme.

Anass Doukkali veut également assurer l'indépendance des inspections régionales. Une charte dédiée est en cours de finalisation.

Dans le cadre de ses missions, l'inspection générale du ministère de la Santé, rappelons-le, se charge de l'audit, contrôle, traitement des réclamations des citoyens, coordination, communication et suivi avec l’institution du Médiateur, la Cour des comptes et l’Inspection générale des finances ainsi que l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption.

es annonces concernent les prestations du ministère destinées au public. Elles ne concernent pas les appels d'offres portant sur les médicaments.

Un système défaillant

Dressant l'état des lieux du secteur, l'inspection générale du ministère s'arrête sur plusieurs défaillances.

Au niveau des hôpitaux publics :

- manque de ressources humaines,

- absence de projets d’établissement hospitalier (PEH),

-  absence de mécanismes de soutien et de consultation et de pôles hospitaliers,

- absence de système informatique intégré,

-manque en matière d’accueil et d’orientation des patients et en matière de gestion des rendez-vous,

- manque en matière de certaines spécialités dont la réanimation néonatale,

- déséquilibre au niveau du rendement des services entres les différents établissements,

- défaillance en matière de gestion des certificats médicaux,

- défaillance dans la définition des besoins, l’usage du système informatique de gestion des médicaments et dans la gestion du stock de médicaments,

- défaillance dans l’application du système de pointage et des mécanismes de travail (durée, garde…),

- manque en matière de perception des recettes,

-mauvaise gestion des équipements et manque de suivi et de maintenance.

Au niveau des cliniques :

- non-respect de certains critères techniques,

- travail des cadres du secteur public dans les cliniques,

-non-publication des frais de services dans certaines cliniques et le non-respect des tarifs de référence,

- complication des modalités de financement de l’achat des médicaments,

- absence d’un système informatique unifié et intégré en matière d’approvisionnement,

- faiblesse du système d’achat unifié et de distribution des médicaments (actuellement en cours de révision par le ministère);

- retard dans la réalisation des projets de construction et d'aménagement des établissements de santé,

- non-application du système informatique intégré relatif à la gestion des équipements (GMAO),

- retard en matière de communication des données liées à la santé,

- multiplication des systèmes d’informations et absence de coordination.

Contre la corruption, le ministère de la Santé annonce un renforcement de ses moyens de contrôle

Le 10 juillet 2019 à18:20

Modifié le 10 juillet 2019 à 18:38

Le ministère de la Santé affirme qu'il va renforcer les moyens financiers et humains des inspections générales aux niveaux central et régional. On verra bien à l'usage.

Anass Doukkali se veut ferme: "la corruption entraîne la suspension". Le ministère de la Santé affiche sa fermeté en débitant ce qui est censé être une évidence. Il a lancé, ce mercredi 10 juillet, son programme de renforcement du mécanisme de probité et de transparence des prestations de santé. L'occasion de présenter le bilan de l'inspection générale en matière de contrôle, de gouvernance, de traitement des réclamations des citoyens et de déceler les défaillances relevées au niveau des établissements hospitaliers publics et privés.

Ce programme porte sur le renforcement des ressources humaines et matérielles pour consolider les mécanismes de promotion de l'intégrité et de la transparence dans la prestation des services de santé et les relations avec les usagers. Des formations spécialisées seront dispensées au personnel des inspections centrale et régionales. Des cadres spécialisés seront recrutés. Le ministère fera appel à des partenaires nationaux et internationaux pour l'application de ce programme.

Anass Doukkali veut également assurer l'indépendance des inspections régionales. Une charte dédiée est en cours de finalisation.

Dans le cadre de ses missions, l'inspection générale du ministère de la Santé, rappelons-le, se charge de l'audit, contrôle, traitement des réclamations des citoyens, coordination, communication et suivi avec l’institution du Médiateur, la Cour des comptes et l’Inspection générale des finances ainsi que l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption.

es annonces concernent les prestations du ministère destinées au public. Elles ne concernent pas les appels d'offres portant sur les médicaments.

Un système défaillant

Dressant l'état des lieux du secteur, l'inspection générale du ministère s'arrête sur plusieurs défaillances.

Au niveau des hôpitaux publics :

- manque de ressources humaines,

- absence de projets d’établissement hospitalier (PEH),

-  absence de mécanismes de soutien et de consultation et de pôles hospitaliers,

- absence de système informatique intégré,

-manque en matière d’accueil et d’orientation des patients et en matière de gestion des rendez-vous,

- manque en matière de certaines spécialités dont la réanimation néonatale,

- déséquilibre au niveau du rendement des services entres les différents établissements,

- défaillance en matière de gestion des certificats médicaux,

- défaillance dans la définition des besoins, l’usage du système informatique de gestion des médicaments et dans la gestion du stock de médicaments,

- défaillance dans l’application du système de pointage et des mécanismes de travail (durée, garde…),

- manque en matière de perception des recettes,

-mauvaise gestion des équipements et manque de suivi et de maintenance.

Au niveau des cliniques :

- non-respect de certains critères techniques,

- travail des cadres du secteur public dans les cliniques,

-non-publication des frais de services dans certaines cliniques et le non-respect des tarifs de référence,

- complication des modalités de financement de l’achat des médicaments,

- absence d’un système informatique unifié et intégré en matière d’approvisionnement,

- faiblesse du système d’achat unifié et de distribution des médicaments (actuellement en cours de révision par le ministère);

- retard dans la réalisation des projets de construction et d'aménagement des établissements de santé,

- non-application du système informatique intégré relatif à la gestion des équipements (GMAO),

- retard en matière de communication des données liées à la santé,

- multiplication des systèmes d’informations et absence de coordination.

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