Coronavirus: ce que révèle une étude chinoise menée sur plus de 72.000 cas

Une étude menée par le centre chinois de contrôle et de prévention des maladies a été publiée par le Journal chinois d’épidémiologie. Elle a porté sur 72.314 personnes. Il s’agit de l’étude la plus large jamais effectuée jusqu’à présent. Voici ses principales conclusions.

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Coronavirus : Ce que révèle une étude chinoise menée sur plus de 72.000 cas (Photo AFP)

Le 05 mars 2020 à 15:13

Modifié le 06 mars 2020 à 07:01

Cette étude est une "analyse exploratoire descriptive de tous les cas de Covid-19 diagnostiqués à l’échelle nationale, en Chine", entre le début de l’épidémie et le 11 février 2020. Sur les 72.314 cas étudiés, 44.672 ont été confirmés porteurs du virus, 16.186 suspectés, 10.567 diagnostiqués cliniquement et 889 asymptomatiques.

L’analyse a porté sur plusieurs volets dont les caractéristiques des patients, la répartition par âge et sex-ratio, les taux de létalité et de mortalité ainsi que sur la propagation virale. Voici ce que rapporte cette étude:

Caractéristiques des personnes à risque: bénin pour 81% des personnes contaminées

"Compte tenu de sa propagation rapide, il est positif de constater que pour 81% des personnes contaminées, le Covid-19 est bénin, avec un taux de létalité global très faible de 2,3%". En effet, sur les 44.672 cas confirmés, 2.087 sont critiques, 6.168 sévères et 36.160 bénins.

Selon cette étude, le plus grand nombre de cas confirmés (10.008) concerne la tranche d’âge des 50-59 ans. Mais, le taux de mortalité le plus élevé (14,8%) est celui des personnes âgées de plus de 80 ans. Elles sont donc les plus menacées par l’épidémie. A contrario, les enfants entre 0 et 9 ans n’enregistrent aucun décès sur les 416 cas confirmés.

Tandis que le corps médical n’enregistre "que" 1.716 cas confirmés, les retraités (9.193), les agriculteurs et ouvriers (9.811) apparaissent comme les catégories professionnelles les plus touchées.

Autres facteurs menaçants: les conditions de comorbidité. Les personnes souffrant de maladies préexistantes telles que l’hypertension, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les maladies respiratoires chroniques ou n’importe quel type de cancer sont plus exposées aux formes graves du virus.

Quant au rapport des sexes, l’étude présente les hommes comme étant plus menacés. Le nombre de cas confirmés pour les hommes (22.981, soit 54,1%) est supérieur à celui des femmes (21.691). Avec un taux de létalité de 2,8% pour le sexe masculin contre 1,7% pour les femmes, la différence est visible mais pas expliquée par cette étude.

Se préparer à un éventuel rebond de cas de contamination en Chine

L’étude fait le point sur l’évolution de ce qui est aujourd’hui "une urgence de santé publique de portée internationale". En remontant à son apparition dans la province de Hubei et suivant sa propagation dans le reste du pays, cette étude présente notamment les périodes durant lesquelles la Chine a enregistré le plus grand nombre de cas.

C’est avec un total de 26.468, soit 59.2% des cas confirmés, que la période du 21 au 31 janvier 2020 est considérée comme étant la plus critique. Ce pic est expliqué par les déplacements effectués dans tout le pays à l’occasion du nouvel an lunaire, bien que les célébrations aient été annulées.  

Cependant, la courbe épidémique démontre une baisse du nombre de cas confirmés entre le 2 et le 10 février. Leur nombre est alors passé à 12.030.

Sans affirmations certaines, l’étude explique que cette baisse est "peut-être" due à "l’isolement de villes entières, la diffusion d’informations de sensibilisation (par exemple: la promotion du lavage des mains, du port du masque...) avec une fréquence élevée à travers de multiples canaux, et la mobilisation des équipes d’intervention rapide".

Par ailleurs, en raison du retour au travail et aux écoles, suite aux vacances prolongées du nouvel an lunaire, un appel à la vigilance a été lancé à travers cette étude: "Bien que l’épidémie semble emprunter une trajectoire descendante à partir du 11 février 2020, nous pourrions encore faire face à plus de défis". "Nous devons nous préparer à un éventuel rebond de l’épidémie de Covid-19 dans les semaines et les mois à venir", lit-on dans le rapport.

(Photo AFP)

Coronavirus: ce que révèle une étude chinoise menée sur plus de 72.000 cas

Le 05 mars 2020 à15:13

Modifié le 06 mars 2020 à 07:01

Une étude menée par le centre chinois de contrôle et de prévention des maladies a été publiée par le Journal chinois d’épidémiologie. Elle a porté sur 72.314 personnes. Il s’agit de l’étude la plus large jamais effectuée jusqu’à présent. Voici ses principales conclusions.

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Cette étude est une "analyse exploratoire descriptive de tous les cas de Covid-19 diagnostiqués à l’échelle nationale, en Chine", entre le début de l’épidémie et le 11 février 2020. Sur les 72.314 cas étudiés, 44.672 ont été confirmés porteurs du virus, 16.186 suspectés, 10.567 diagnostiqués cliniquement et 889 asymptomatiques.

L’analyse a porté sur plusieurs volets dont les caractéristiques des patients, la répartition par âge et sex-ratio, les taux de létalité et de mortalité ainsi que sur la propagation virale. Voici ce que rapporte cette étude:

Caractéristiques des personnes à risque: bénin pour 81% des personnes contaminées

"Compte tenu de sa propagation rapide, il est positif de constater que pour 81% des personnes contaminées, le Covid-19 est bénin, avec un taux de létalité global très faible de 2,3%". En effet, sur les 44.672 cas confirmés, 2.087 sont critiques, 6.168 sévères et 36.160 bénins.

Selon cette étude, le plus grand nombre de cas confirmés (10.008) concerne la tranche d’âge des 50-59 ans. Mais, le taux de mortalité le plus élevé (14,8%) est celui des personnes âgées de plus de 80 ans. Elles sont donc les plus menacées par l’épidémie. A contrario, les enfants entre 0 et 9 ans n’enregistrent aucun décès sur les 416 cas confirmés.

Tandis que le corps médical n’enregistre "que" 1.716 cas confirmés, les retraités (9.193), les agriculteurs et ouvriers (9.811) apparaissent comme les catégories professionnelles les plus touchées.

Autres facteurs menaçants: les conditions de comorbidité. Les personnes souffrant de maladies préexistantes telles que l’hypertension, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les maladies respiratoires chroniques ou n’importe quel type de cancer sont plus exposées aux formes graves du virus.

Quant au rapport des sexes, l’étude présente les hommes comme étant plus menacés. Le nombre de cas confirmés pour les hommes (22.981, soit 54,1%) est supérieur à celui des femmes (21.691). Avec un taux de létalité de 2,8% pour le sexe masculin contre 1,7% pour les femmes, la différence est visible mais pas expliquée par cette étude.

Se préparer à un éventuel rebond de cas de contamination en Chine

L’étude fait le point sur l’évolution de ce qui est aujourd’hui "une urgence de santé publique de portée internationale". En remontant à son apparition dans la province de Hubei et suivant sa propagation dans le reste du pays, cette étude présente notamment les périodes durant lesquelles la Chine a enregistré le plus grand nombre de cas.

C’est avec un total de 26.468, soit 59.2% des cas confirmés, que la période du 21 au 31 janvier 2020 est considérée comme étant la plus critique. Ce pic est expliqué par les déplacements effectués dans tout le pays à l’occasion du nouvel an lunaire, bien que les célébrations aient été annulées.  

Cependant, la courbe épidémique démontre une baisse du nombre de cas confirmés entre le 2 et le 10 février. Leur nombre est alors passé à 12.030.

Sans affirmations certaines, l’étude explique que cette baisse est "peut-être" due à "l’isolement de villes entières, la diffusion d’informations de sensibilisation (par exemple: la promotion du lavage des mains, du port du masque...) avec une fréquence élevée à travers de multiples canaux, et la mobilisation des équipes d’intervention rapide".

Par ailleurs, en raison du retour au travail et aux écoles, suite aux vacances prolongées du nouvel an lunaire, un appel à la vigilance a été lancé à travers cette étude: "Bien que l’épidémie semble emprunter une trajectoire descendante à partir du 11 février 2020, nous pourrions encore faire face à plus de défis". "Nous devons nous préparer à un éventuel rebond de l’épidémie de Covid-19 dans les semaines et les mois à venir", lit-on dans le rapport.

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