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Coronavirus : la lutte sera longue, prévient l'OMS (Photo AFP)

Coronavirus: la lutte sera longue, prévient l'OMS

Le 23 avril 2020 à 10:20

Modifié le 23 avril 2020 à 13:27

Le nouveau coronavirus, contre lequel des essais de vaccins sont en cours, n'est pas près d'être vaincu, a averti mercredi 22 avril l'Organisation mondiale de la Santé au moment où les mesures de confinement sont progressivement allégées dans certains pays.

"Ne vous y trompez pas : nous avons encore un long chemin à parcourir. Ce virus nous accompagnera pendant longtemps", a prévenu le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus depuis Genève.

Alors que les manifestations anticonfinement surgissent ça et là, comme aux Etats-Unis et au Brésil, le patron de l'OMS a estimé que ces "rassemblements ne feront qu'alimenter l'épidémie".

Dans les pays, notamment européens, où les mesures de confinement des populations mises en place le mois dernier commencent à être allégées, la crainte d'une seconde vague de contaminations est omniprésente et les appels à la prudence fréquents.

"L'un des plus grands dangers auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui est la complaisance" face à la pandémie, a ajouté le patron de l'OMS, soulignant que "les premiers éléments indiquent que la majeure partie de la population mondiale reste susceptible" d'être infectée.

 "On s'en sortira" 

La pandémie de nouveau coronavirus a fait plus de 180.000 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles.

Alors que 759 décès étaient enregistrés en Grande-Bretagne au cours des dernières 24 heures, portant le bilan dans le pays à 18.000 morts, le chef des services sanitaires britanniques, Chris Whitty, a douché les espoirs de ceux qui espéraient que Londres allait suivre la tendance européenne à alléger dans les semaines à venir les mesures de confinement.

"A long terme, on s'en sortira (...) idéalement avec un vaccin très efficace (...) ou des médicaments très efficaces qui permettront aux gens de ne plus mourir de cette maladie, même s'il l'attrapent", a-t-il dit.

"Jusqu'à ce que nous ayons ceux-ci - et la probabilité de les avoir dans l'année qui vient est incroyablement faible, et je pense que nous devons être réalistes à ce sujet - nous devrons compter sur d'autres mesures, sociales, qui sont bien sûr très perturbatrices", a-t-il prévenu.

La course mondiale à l'élaboration d'un vaccin, à laquelle participent toutes les nations et tous les grands laboratoires et firmes pharmaceutiques, a été relancée mercredi avec le feu vert donné par l'autorité fédérale allemande chargée de la certification des vaccins à un essai clinique sur les humains par le laboratoire BioNTech, basé à Mayence, en lien avec le géant américain Pfizer.

Actuellement, cinq projets de vaccin dans le monde en sont aux essais sur des humains mais la mise au point d'une formule efficace et sûre ne devrait pas prendre moins de douze à 18 mois, estiment les experts.

En attendant ce vaccin, dont le monde entier voudra disposer en même temps et dont l'obtention risque de donner lieu à une compétition féroce, la pandémie va continuer à alimenter une crise économique mondiale aux répercussions inédites.

 Deuxième vague 

L'Italie, la France, la Suisse, la Finlande et la Roumanie préparent un prudent déconfinement.

Le constructeur automobile Renault a commencé à relancer sa production en France, qui avait été interrompue le 16 mars.

Malgré des signes de décélération, le seuil des 112.000 morts a été dépassé sur le Vieux Continent. L'Italie (25.085 morts) et l'Espagne (21.717) sont les pays en Europe les plus atteints, suivis de la France (21.340) et du Royaume-Uni (18.100).

Aux Etats-Unis, un haut responsable de la santé publique, Robert Redfield, a dit redouter pour l'hiver prochain un épisode "encore plus difficile que celui que nous venons de vivre", en raison d'une possible coïncidence avec la grippe saisonnière.

Berceau du coronavirus, parti de Wuhan fin 2019, la Chine craint aussi une deuxième vague épidémique. Dans le collimateur: les personnes venant de l'étranger. Face à cette menace, la métropole de Harbin, proche de la Russie, a renforcé mercredi ses mesures de restriction.

(AFP)

(Photo AFP)

Coronavirus: la lutte sera longue, prévient l'OMS

Le 23 avril 2020 à10:27

Modifié le 23 avril 2020 à 13:27

Le nouveau coronavirus, contre lequel des essais de vaccins sont en cours, n'est pas près d'être vaincu, a averti mercredi 22 avril l'Organisation mondiale de la Santé au moment où les mesures de confinement sont progressivement allégées dans certains pays.

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"Ne vous y trompez pas : nous avons encore un long chemin à parcourir. Ce virus nous accompagnera pendant longtemps", a prévenu le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus depuis Genève.

Alors que les manifestations anticonfinement surgissent ça et là, comme aux Etats-Unis et au Brésil, le patron de l'OMS a estimé que ces "rassemblements ne feront qu'alimenter l'épidémie".

Dans les pays, notamment européens, où les mesures de confinement des populations mises en place le mois dernier commencent à être allégées, la crainte d'une seconde vague de contaminations est omniprésente et les appels à la prudence fréquents.

"L'un des plus grands dangers auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui est la complaisance" face à la pandémie, a ajouté le patron de l'OMS, soulignant que "les premiers éléments indiquent que la majeure partie de la population mondiale reste susceptible" d'être infectée.

 "On s'en sortira" 

La pandémie de nouveau coronavirus a fait plus de 180.000 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles.

Alors que 759 décès étaient enregistrés en Grande-Bretagne au cours des dernières 24 heures, portant le bilan dans le pays à 18.000 morts, le chef des services sanitaires britanniques, Chris Whitty, a douché les espoirs de ceux qui espéraient que Londres allait suivre la tendance européenne à alléger dans les semaines à venir les mesures de confinement.

"A long terme, on s'en sortira (...) idéalement avec un vaccin très efficace (...) ou des médicaments très efficaces qui permettront aux gens de ne plus mourir de cette maladie, même s'il l'attrapent", a-t-il dit.

"Jusqu'à ce que nous ayons ceux-ci - et la probabilité de les avoir dans l'année qui vient est incroyablement faible, et je pense que nous devons être réalistes à ce sujet - nous devrons compter sur d'autres mesures, sociales, qui sont bien sûr très perturbatrices", a-t-il prévenu.

La course mondiale à l'élaboration d'un vaccin, à laquelle participent toutes les nations et tous les grands laboratoires et firmes pharmaceutiques, a été relancée mercredi avec le feu vert donné par l'autorité fédérale allemande chargée de la certification des vaccins à un essai clinique sur les humains par le laboratoire BioNTech, basé à Mayence, en lien avec le géant américain Pfizer.

Actuellement, cinq projets de vaccin dans le monde en sont aux essais sur des humains mais la mise au point d'une formule efficace et sûre ne devrait pas prendre moins de douze à 18 mois, estiment les experts.

En attendant ce vaccin, dont le monde entier voudra disposer en même temps et dont l'obtention risque de donner lieu à une compétition féroce, la pandémie va continuer à alimenter une crise économique mondiale aux répercussions inédites.

 Deuxième vague 

L'Italie, la France, la Suisse, la Finlande et la Roumanie préparent un prudent déconfinement.

Le constructeur automobile Renault a commencé à relancer sa production en France, qui avait été interrompue le 16 mars.

Malgré des signes de décélération, le seuil des 112.000 morts a été dépassé sur le Vieux Continent. L'Italie (25.085 morts) et l'Espagne (21.717) sont les pays en Europe les plus atteints, suivis de la France (21.340) et du Royaume-Uni (18.100).

Aux Etats-Unis, un haut responsable de la santé publique, Robert Redfield, a dit redouter pour l'hiver prochain un épisode "encore plus difficile que celui que nous venons de vivre", en raison d'une possible coïncidence avec la grippe saisonnière.

Berceau du coronavirus, parti de Wuhan fin 2019, la Chine craint aussi une deuxième vague épidémique. Dans le collimateur: les personnes venant de l'étranger. Face à cette menace, la métropole de Harbin, proche de la Russie, a renforcé mercredi ses mesures de restriction.

(AFP)

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