Covid-19: Alerte sur la pénurie de certains dispositifs médicaux

Des professionnels des dispositifs médicaux alertent sur la pénurie des gants en latex, des masques FFP2 et des masques chirurgicaux sur le marché privé. La situation risque d'empirer si les procédures administratives d'importation ne sont pas simplifiées. 

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Covid-19: Alerte sur la pénurie de certains dispositifs médicaux

Le 29 septembre 2020 à 19:40

Modifié le 30 septembre 2020 à 14:47

Ces produits se font de plus en plus rares dans les pharmacies et chez les revendeurs depuis quelque temps, nous confirment différentes sources jointes par Médias24. Les raisons de cette pénurie diffèrent toutefois pour chaque produit.

Forte demande mondiale pour le latex

Les gants en latex ne sont pas produits au Maroc. Le pays s’approvisionne principalement en Malaisie qui assure plus de 65% de la production mondiale, grâce aux nombreuses plantations d’hévéas, arbres à caoutchouc d’où est extrait le latex.

La demande pour ce produit, jugé essentiel dans la prévention de la transmission des virus en général, a explosé suite à la pandémie du Covid-19. Les médecins libéraux et les établissements de santé privés en particulier, ont de plus en plus de mal à s’approvisionner.

Contacté par Médias24, Anouar Yadini, président de l’Association marocaine des professionnels des dispositifs médicaux (AMPDM), nous explique que cette situation est due à une forte pression sur les usines malaisiennes, mais aussi aux complexités administratives au niveau national.

"En ces temps de pandémie, il y a une énorme pression sur les usines malaisiennes. Les importateurs marocains n’ont donc pas pu recevoir leurs commandes à temps. Celles passées en février et mars, n’arriveront qu’en novembre ou décembre, et celles passées actuellement, n’arriveront qu’en mars 2021, la chaîne de production étant saturée et les carnets de commande pleins". 

S'ajoute à cela toutes les complexités rencontrées par les importateurs nationaux des dispositifs médicaux, notamment administratives, qui ne facilitent pas les choses. "Pour pouvoir importer des dispositifs médicaux, un certificat d’enregistrement accordé par le ministère de la Santé est nécessaire. Donc seuls les importateurs disposant d’un certificat pour les gants en latex peuvent en commander. Autre chose, chaque importateur doit s'approvisionner auprès d'un fabricant bien déterminé. Pour changer de fabricant, il faut déposer une nouvelle autorisation auprès de la Direction du médicament et de la pharmacie du ministère de la Santé". 

Les importateurs sont également pénalisés par une restriction en matière de change. "La majorité des fabricants exigent un prépaiement, or la réglementation des changes limite les prépaiements à 200.000 DH".

"Nous avons alerté le ministère de la Santé sur un risque de pénurie des dispositifs médicaux en février dernier, en vain. Notre alerte n’a pas été prise en considération", poursuit M. Yadini. 

Flambée des prix des gants en latex

Comme nous le rapportent nos interlocuteurs, la demande pour ce produit a significativement augmenté au niveau mondial depuis le début de la pandémie. Le prix du latex aussi, y compris sur le marché marocain.  

"Le latex est un produit coté, dont le prix varie en fonction de différents facteurs", souligne le président de l'AMPDM.

Selon un revendeur des dispositifs médicaux à Casablanca, "les gants en latex coûtent actuellement entre 65 et 70 DH à l’international, pour une boîte de 100 unités".

"Au Maroc, celle-ci est vendue à partir de 85 DH chez les revendeurs", contre 40 DH avant la pandémie. Les prix diffèrent selon les types de gants et leur qualité.

D’après Anouar Yadini, "parmi les conditions imposées par les fabricants étrangers, si le prix du latex baisse au niveau international, c’est le prix d’accord qui est pris en considération lors de la livraison. Si le prix augmente, les importateurs devront payer la différence lors de la livraison".

Qu'est-ce qui empêche une production locale ? Selon des professionnels du secteur, la construction d'une unité de production de gants en latex nécessite un investissement relativement conséquent, estimé à 40 millions de DH.

Pour M. Yadini, ce n’est pas l’investissement en lui-même qui pose problème, mais la matière première. "Pendant la pandémie, on a travaillé avec le ministère de l’Industrie pour étudier la possibilité de lancer une unité de production locale. Ce n’est pas l’investissement qui pose problème mais le montage pour détenir la matière première, qui représente une plus-value importante. Il s’agit d’une plante naturelle, qui nécessite un traitement spécial. Il y a donc pas mal d’éléments techniques qu’il faut prendre en considération". L’Algérie et la Tunisie en disposent.

Les masques FFP2 et chirurgicaux bloqués à la douane

"Pour ce qui est des masques FFP2 et chirurgicaux, le problème est local. Il n’y a pas de pénurie à l’international", poursuit-il.

"Le ministère de l’Industrie exige depuis le mois de juin une licence pour l’importation de ce type de masques, le but étant d’encourager la production locale. Sauf qu’au Maroc, il n’y a que les masques de protection grand public qui sont disponibles en grande quantité. Le Royaume a aussi démarré la production des masques chirurgicaux en septembre, mais la production des FFP2 ne se fait pas encore localement. Le ministère a donc stoppé l’importation d'un produit qui n'a pas son substitut au Maroc."

En effet, dans une note publiée le 8 juin sur son site, le ministère informe les importateurs que ces deux types de masques sont soumis, à compter du 4 juin, au régime de la licence d’importation. La demande de licence doit être déposée sur la plateforme PortNet, accompagnée d’une copie de la facture et d’une fiche technique du produit. 

"Ainsi, tous les masques FFP2 et chirurgicaux importés sont bloqués à la douane depuis le mois de juin, puisqu’on s’approvisionne principalement en Chine."

"Nous avons suggéré au ministère d’enlever de la liste des produits soumis à cette licence ceux qui ne sont pas produits au Royaume, en vain. Nous avons également cherché à trouver une solution pour permettre à certaines sociétés de récupérer leurs marchandises payées et arrivées au Maroc, mais nous n'y sommes malheureusement pas parvenus". 

Comme pour les gants, le prix de ces masques a flambé. Les FFP2 coûtent à partir de 25 DH / unité, et les masques chirurgicaux à partir de 4,5 DH /unité, selon la qualité, nous confie un fournisseur casablancais.

Les pharmaciens dénoncent cette situation. "Nous, pharmaciens, nous nous abstenons de dispenser les masques FFP2 en pharmacie, tout simplement parce que leur prix est hors normes", dénonce Mohamed Lahbabi, président de la Confédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc. "Pour les masques chirurgicaux, il faut avoir la chance de trouver un fournisseur qui pourrait les procurer aux officines. Il y a une grande pénurie sur le marché, de telle sorte que les officines ne reçoivent même pas une boite par semaine". 

Rappelons que ces deux types de masques fournissent une protection très élevée. Les FFP2 sont principalement réservés au corps médical, et en particulier aux médecins qui font des gestes sur la voie ORL. Les masques chirurgicaux sont, eux, réservés aux médecins lors des consultations, aux malades positifs au Covid ou aux cas contacts.  

L’implication des laboratoires privés dans le dispositif Covid va aggraver la situation

Le ministère de la Santé a annoncé le 26 septembre que tous les laboratoires de biologie médicale peuvent désormais effectuer le dépistage moléculaire par RT-PCR du Sars-CoV2 avec ou sans tests sérologiques. 

Cette mesure va augmenter le besoin du pays en termes de gants et de masques professionnels. Selon nos informations, tout le personnel des laboratoires doit porter l'un des deux types de masques pour s'assurer une protection maximale, notamment ceux qui sont amenés à être en contact avec les cas suspects ou positifs au Covid. 

Les gants en latex sont également obligatoires pour tout le personnel de la santé et paramédical. "Il s’agit d’une barrière entre le professionnel de la santé et le patient", nous indique M. Yadini, ajoutant qu'"indépendamment de la pandémie, l’exercice habituel de la médecine implique l’usage de ces gants". Il faut toutefois noter que ces derniers sont changés après chaque consultation.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l'usage de ces gants pour deux raisons principales:

1- La réduction du risque de contamination des mains du personnel soignant par du sang ou d’autres liquides biologiques;

2- La réduction de la dissémination des germes dans l’environnement et le risque de transmission des germes du personnel soignant au patient et vice-versa, et d’un patient à un autre.

"Les gants médicaux doivent être utilisés lors de toutes les procédures de soins impliquant une exposition à du sang ou à tout autre liquide biologique (y compris lors des contacts avec des muqueuses ou de la peau lésée), lors de l’application de précautions de 'contact' et en situation épidémique", ajoute l’OMS.

"Pendant la pandémie, l’activité médicale était en baisse. Les professionnels de la santé étaient plus concentrés sur les malades Covid, ce qui a un peu réduit la consommation des gants en latex. Celle-ci est actuellement en hausse, suite à la reprise de l’activité médicale", note Anouar Yadini.

"Si les procédures administratives pour l'importation des dispositifs ne connaissent pas un assouplissement, la situation risque de se détériorer, et d'autres dispositifs pourront connaître une pénurie. Avec les mesures en vigueur, les importateurs nationaux ne sont pas en mesure d’assurer leur responsabilité d’approvisionner le marché. A ce rythme, nous serons incapables de répondre à des besoins immédiats", conclut-il.

Le secteur public n'est pas concerné par la pénurie

Une source sûre nous confirme également que le secteur public n'est pas concerné par cette pénurie. "Aucune réclamation n'a été enregistrée au niveau du ministère de la Santé concernant une éventuelle rupture de gants en latex, masques FFP2 et masques chirurgicaux dans les hôpitaux publics". 

Actuellement le ministère planifie l'approvisionnement pour les gants, ajoute notre source. "Il y a une hausse des prix du latex au niveau mondial, qui va peut-être impacter le rythme d'approvisionnement et les quantités".

Pour les masques FFP2, "il n'y a aucune rupture, puisque la gendarmerie dispose d'une unité de production avec une grande capacité de fabrication de ce type de masques. Une certaine quantité est livrée quotidiennement au ministère". Egalement, d'autres sociétés seront prochainement certifiées pour la fabrication de ces masques.

"Le problème se pose au niveau des masques chirurgicaux, puisqu'ils n'étaient pas produits au Maroc, et le ministère est conscient de cela. Nous sommes actuellement en train de rattraper ce retard avec la certification de certaines sociétés", conclut notre source.   

Covid-19: Alerte sur la pénurie de certains dispositifs médicaux

Le 29 septembre 2020 à19:44

Modifié le 30 septembre 2020 à 14:47

Des professionnels des dispositifs médicaux alertent sur la pénurie des gants en latex, des masques FFP2 et des masques chirurgicaux sur le marché privé. La situation risque d'empirer si les procédures administratives d'importation ne sont pas simplifiées. 

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Ces produits se font de plus en plus rares dans les pharmacies et chez les revendeurs depuis quelque temps, nous confirment différentes sources jointes par Médias24. Les raisons de cette pénurie diffèrent toutefois pour chaque produit.

Forte demande mondiale pour le latex

Les gants en latex ne sont pas produits au Maroc. Le pays s’approvisionne principalement en Malaisie qui assure plus de 65% de la production mondiale, grâce aux nombreuses plantations d’hévéas, arbres à caoutchouc d’où est extrait le latex.

La demande pour ce produit, jugé essentiel dans la prévention de la transmission des virus en général, a explosé suite à la pandémie du Covid-19. Les médecins libéraux et les établissements de santé privés en particulier, ont de plus en plus de mal à s’approvisionner.

Contacté par Médias24, Anouar Yadini, président de l’Association marocaine des professionnels des dispositifs médicaux (AMPDM), nous explique que cette situation est due à une forte pression sur les usines malaisiennes, mais aussi aux complexités administratives au niveau national.

"En ces temps de pandémie, il y a une énorme pression sur les usines malaisiennes. Les importateurs marocains n’ont donc pas pu recevoir leurs commandes à temps. Celles passées en février et mars, n’arriveront qu’en novembre ou décembre, et celles passées actuellement, n’arriveront qu’en mars 2021, la chaîne de production étant saturée et les carnets de commande pleins". 

S'ajoute à cela toutes les complexités rencontrées par les importateurs nationaux des dispositifs médicaux, notamment administratives, qui ne facilitent pas les choses. "Pour pouvoir importer des dispositifs médicaux, un certificat d’enregistrement accordé par le ministère de la Santé est nécessaire. Donc seuls les importateurs disposant d’un certificat pour les gants en latex peuvent en commander. Autre chose, chaque importateur doit s'approvisionner auprès d'un fabricant bien déterminé. Pour changer de fabricant, il faut déposer une nouvelle autorisation auprès de la Direction du médicament et de la pharmacie du ministère de la Santé". 

Les importateurs sont également pénalisés par une restriction en matière de change. "La majorité des fabricants exigent un prépaiement, or la réglementation des changes limite les prépaiements à 200.000 DH".

"Nous avons alerté le ministère de la Santé sur un risque de pénurie des dispositifs médicaux en février dernier, en vain. Notre alerte n’a pas été prise en considération", poursuit M. Yadini. 

Flambée des prix des gants en latex

Comme nous le rapportent nos interlocuteurs, la demande pour ce produit a significativement augmenté au niveau mondial depuis le début de la pandémie. Le prix du latex aussi, y compris sur le marché marocain.  

"Le latex est un produit coté, dont le prix varie en fonction de différents facteurs", souligne le président de l'AMPDM.

Selon un revendeur des dispositifs médicaux à Casablanca, "les gants en latex coûtent actuellement entre 65 et 70 DH à l’international, pour une boîte de 100 unités".

"Au Maroc, celle-ci est vendue à partir de 85 DH chez les revendeurs", contre 40 DH avant la pandémie. Les prix diffèrent selon les types de gants et leur qualité.

D’après Anouar Yadini, "parmi les conditions imposées par les fabricants étrangers, si le prix du latex baisse au niveau international, c’est le prix d’accord qui est pris en considération lors de la livraison. Si le prix augmente, les importateurs devront payer la différence lors de la livraison".

Qu'est-ce qui empêche une production locale ? Selon des professionnels du secteur, la construction d'une unité de production de gants en latex nécessite un investissement relativement conséquent, estimé à 40 millions de DH.

Pour M. Yadini, ce n’est pas l’investissement en lui-même qui pose problème, mais la matière première. "Pendant la pandémie, on a travaillé avec le ministère de l’Industrie pour étudier la possibilité de lancer une unité de production locale. Ce n’est pas l’investissement qui pose problème mais le montage pour détenir la matière première, qui représente une plus-value importante. Il s’agit d’une plante naturelle, qui nécessite un traitement spécial. Il y a donc pas mal d’éléments techniques qu’il faut prendre en considération". L’Algérie et la Tunisie en disposent.

Les masques FFP2 et chirurgicaux bloqués à la douane

"Pour ce qui est des masques FFP2 et chirurgicaux, le problème est local. Il n’y a pas de pénurie à l’international", poursuit-il.

"Le ministère de l’Industrie exige depuis le mois de juin une licence pour l’importation de ce type de masques, le but étant d’encourager la production locale. Sauf qu’au Maroc, il n’y a que les masques de protection grand public qui sont disponibles en grande quantité. Le Royaume a aussi démarré la production des masques chirurgicaux en septembre, mais la production des FFP2 ne se fait pas encore localement. Le ministère a donc stoppé l’importation d'un produit qui n'a pas son substitut au Maroc."

En effet, dans une note publiée le 8 juin sur son site, le ministère informe les importateurs que ces deux types de masques sont soumis, à compter du 4 juin, au régime de la licence d’importation. La demande de licence doit être déposée sur la plateforme PortNet, accompagnée d’une copie de la facture et d’une fiche technique du produit. 

"Ainsi, tous les masques FFP2 et chirurgicaux importés sont bloqués à la douane depuis le mois de juin, puisqu’on s’approvisionne principalement en Chine."

"Nous avons suggéré au ministère d’enlever de la liste des produits soumis à cette licence ceux qui ne sont pas produits au Royaume, en vain. Nous avons également cherché à trouver une solution pour permettre à certaines sociétés de récupérer leurs marchandises payées et arrivées au Maroc, mais nous n'y sommes malheureusement pas parvenus". 

Comme pour les gants, le prix de ces masques a flambé. Les FFP2 coûtent à partir de 25 DH / unité, et les masques chirurgicaux à partir de 4,5 DH /unité, selon la qualité, nous confie un fournisseur casablancais.

Les pharmaciens dénoncent cette situation. "Nous, pharmaciens, nous nous abstenons de dispenser les masques FFP2 en pharmacie, tout simplement parce que leur prix est hors normes", dénonce Mohamed Lahbabi, président de la Confédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc. "Pour les masques chirurgicaux, il faut avoir la chance de trouver un fournisseur qui pourrait les procurer aux officines. Il y a une grande pénurie sur le marché, de telle sorte que les officines ne reçoivent même pas une boite par semaine". 

Rappelons que ces deux types de masques fournissent une protection très élevée. Les FFP2 sont principalement réservés au corps médical, et en particulier aux médecins qui font des gestes sur la voie ORL. Les masques chirurgicaux sont, eux, réservés aux médecins lors des consultations, aux malades positifs au Covid ou aux cas contacts.  

L’implication des laboratoires privés dans le dispositif Covid va aggraver la situation

Le ministère de la Santé a annoncé le 26 septembre que tous les laboratoires de biologie médicale peuvent désormais effectuer le dépistage moléculaire par RT-PCR du Sars-CoV2 avec ou sans tests sérologiques. 

Cette mesure va augmenter le besoin du pays en termes de gants et de masques professionnels. Selon nos informations, tout le personnel des laboratoires doit porter l'un des deux types de masques pour s'assurer une protection maximale, notamment ceux qui sont amenés à être en contact avec les cas suspects ou positifs au Covid. 

Les gants en latex sont également obligatoires pour tout le personnel de la santé et paramédical. "Il s’agit d’une barrière entre le professionnel de la santé et le patient", nous indique M. Yadini, ajoutant qu'"indépendamment de la pandémie, l’exercice habituel de la médecine implique l’usage de ces gants". Il faut toutefois noter que ces derniers sont changés après chaque consultation.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l'usage de ces gants pour deux raisons principales:

1- La réduction du risque de contamination des mains du personnel soignant par du sang ou d’autres liquides biologiques;

2- La réduction de la dissémination des germes dans l’environnement et le risque de transmission des germes du personnel soignant au patient et vice-versa, et d’un patient à un autre.

"Les gants médicaux doivent être utilisés lors de toutes les procédures de soins impliquant une exposition à du sang ou à tout autre liquide biologique (y compris lors des contacts avec des muqueuses ou de la peau lésée), lors de l’application de précautions de 'contact' et en situation épidémique", ajoute l’OMS.

"Pendant la pandémie, l’activité médicale était en baisse. Les professionnels de la santé étaient plus concentrés sur les malades Covid, ce qui a un peu réduit la consommation des gants en latex. Celle-ci est actuellement en hausse, suite à la reprise de l’activité médicale", note Anouar Yadini.

"Si les procédures administratives pour l'importation des dispositifs ne connaissent pas un assouplissement, la situation risque de se détériorer, et d'autres dispositifs pourront connaître une pénurie. Avec les mesures en vigueur, les importateurs nationaux ne sont pas en mesure d’assurer leur responsabilité d’approvisionner le marché. A ce rythme, nous serons incapables de répondre à des besoins immédiats", conclut-il.

Le secteur public n'est pas concerné par la pénurie

Une source sûre nous confirme également que le secteur public n'est pas concerné par cette pénurie. "Aucune réclamation n'a été enregistrée au niveau du ministère de la Santé concernant une éventuelle rupture de gants en latex, masques FFP2 et masques chirurgicaux dans les hôpitaux publics". 

Actuellement le ministère planifie l'approvisionnement pour les gants, ajoute notre source. "Il y a une hausse des prix du latex au niveau mondial, qui va peut-être impacter le rythme d'approvisionnement et les quantités".

Pour les masques FFP2, "il n'y a aucune rupture, puisque la gendarmerie dispose d'une unité de production avec une grande capacité de fabrication de ce type de masques. Une certaine quantité est livrée quotidiennement au ministère". Egalement, d'autres sociétés seront prochainement certifiées pour la fabrication de ces masques.

"Le problème se pose au niveau des masques chirurgicaux, puisqu'ils n'étaient pas produits au Maroc, et le ministère est conscient de cela. Nous sommes actuellement en train de rattraper ce retard avec la certification de certaines sociétés", conclut notre source.   

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