Covid-19: des consultations psychiatriques à distance démarrent à Casablanca

Dès ce lundi 27 avril, chaque centre dédié au Covid-19 à Casablanca aura des psychiatres et des psychologues référents à la disposition des malades, des cas contacts, du personnel de santé ou des familles.

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Covid-19: des consultations psychiatriques à distance démarrent à Casablanca (Photo MAP)

Le 25 avril 2020 à 14:45

Modifié le 26 avril 2020 à 14:03

Au début, ça avait démarré par des numéros de téléphone réservés à l'écoute. Dès lundi, il s'agira de "consultations à distance", nous explique le Dr Hachem Tyal, psychiatre très connu dans la ville blanche.

L'organisation se met en place sur une initiative du wali de la région, prise le vendredi 24 avril. Dans la soirée, l'organisation était dessinée et les listes de psychiatres et psychologues référents pour chaque centre, connus. Tous bénévoles.

Par centre, on entend les hôpitaux, le CHU, les polycliniques CNSS, les cliniques privées, les hôtels qui reçoivent les malades ou les cas contacts confinés dans l'attente des résultats de leurs tests.

"Une simple écoute ne suffit pas", nous explique le Dr Tyal. "Nous constatons parfois une souffrance psychologique énorme".

"L'attente du résultat d'un test" est le moment le plus difficile, témoignent Dr Tyal et Dr Nadia Hermani. Il s'agit ici des cas contacts à haut risque, proches de personnes dont le test s'est avéré positif; ou de personnes qui ont été positives et qui après un traitement, espèrent un test négatif. "Au début, on est dans le déni. Après, dans la souffrance, parfois atroce. L'attente est une étape très difficile", témoigne Dr Nadia Hermani. Elle propose d'intégrer ces consultations d'emblée dans le protocole thérapeutique officiel.

Car le spectre est très large. Et les personnes qui souffrent ne demandent pas forcément de l'aide: les enfants hospitalisés (une dizaine selon des sources non officielles); les familles des malades ou des décédés; les malades eux-mêmes; les cas contacts dans l'attente des tests; le personnel de santé qui sont sous tension; les personnes qui vivent mal le confinement; les personnes souffrant de maladies mentales et qui doivent continuer à se faire suivre.

Au lieu d'une simple écoute et d'un simple numéro de téléphone, on donnera à la personne qui a besoin d'aide, le nom d'un psychiatre et en cas de besoin, celui d'un psychologue dans les cas où une psychothérapie s'avère nécessaire. Il y avait eu plusieurs actes de bonne volonté y compris de la part d'un collectif ou encore des initiatives individuelles. Cette fois-ci, les choses seront organisées avec le soutien de l'autorité publique.

(Photo MAP)

Covid-19: des consultations psychiatriques à distance démarrent à Casablanca

Le 25 avril 2020 à15:22

Modifié le 26 avril 2020 à 14:03

Dès ce lundi 27 avril, chaque centre dédié au Covid-19 à Casablanca aura des psychiatres et des psychologues référents à la disposition des malades, des cas contacts, du personnel de santé ou des familles.

Au début, ça avait démarré par des numéros de téléphone réservés à l'écoute. Dès lundi, il s'agira de "consultations à distance", nous explique le Dr Hachem Tyal, psychiatre très connu dans la ville blanche.

L'organisation se met en place sur une initiative du wali de la région, prise le vendredi 24 avril. Dans la soirée, l'organisation était dessinée et les listes de psychiatres et psychologues référents pour chaque centre, connus. Tous bénévoles.

Par centre, on entend les hôpitaux, le CHU, les polycliniques CNSS, les cliniques privées, les hôtels qui reçoivent les malades ou les cas contacts confinés dans l'attente des résultats de leurs tests.

"Une simple écoute ne suffit pas", nous explique le Dr Tyal. "Nous constatons parfois une souffrance psychologique énorme".

"L'attente du résultat d'un test" est le moment le plus difficile, témoignent Dr Tyal et Dr Nadia Hermani. Il s'agit ici des cas contacts à haut risque, proches de personnes dont le test s'est avéré positif; ou de personnes qui ont été positives et qui après un traitement, espèrent un test négatif. "Au début, on est dans le déni. Après, dans la souffrance, parfois atroce. L'attente est une étape très difficile", témoigne Dr Nadia Hermani. Elle propose d'intégrer ces consultations d'emblée dans le protocole thérapeutique officiel.

Car le spectre est très large. Et les personnes qui souffrent ne demandent pas forcément de l'aide: les enfants hospitalisés (une dizaine selon des sources non officielles); les familles des malades ou des décédés; les malades eux-mêmes; les cas contacts dans l'attente des tests; le personnel de santé qui sont sous tension; les personnes qui vivent mal le confinement; les personnes souffrant de maladies mentales et qui doivent continuer à se faire suivre.

Au lieu d'une simple écoute et d'un simple numéro de téléphone, on donnera à la personne qui a besoin d'aide, le nom d'un psychiatre et en cas de besoin, celui d'un psychologue dans les cas où une psychothérapie s'avère nécessaire. Il y avait eu plusieurs actes de bonne volonté y compris de la part d'un collectif ou encore des initiatives individuelles. Cette fois-ci, les choses seront organisées avec le soutien de l'autorité publique.

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