Dépistage : la CGEM rassure les entreprises sur le risque de fermeture

En cas de détection de cas positifs au Covid-19, les entreprises redoutent une fermeture imposée par les autorités. La CGEM tient à les rassurer en précisant que les fermetures ne sont pas systématiques.

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Dépistage : la CGEM rassure les entreprises sur le risque de fermeture

Le 14 juillet 2020 à 09:45

Modifié le 14 juillet 2020 à 15:31

La campagne de dépistage massif en entreprises déployée par la CGEM et le ministère de la Santé se poursuit. A la date 11 juillet, 133.367 personnes ont été testées, soit 98% de l’effectif ciblé (transmis aux régions) par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le ministère de la Santé, sur un total de 2.529 sites déterminés dans tout le Maroc.

821 cas ont été dépistés positifs, principalement dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (à hauteur de 465), Laayoune Es Sakia Al Hamra (239) et Casablanca-Settat (115).

Si la quasi-totalité de l’effectif ciblé a donc été atteint, les entreprises, y compris celles qui respectent les mesures sanitaires, sont cependant récalcitrantes à l’idée de procéder à des dépistages, craignant que les autorités de santé découvrent des cas positifs asymptomatiques et ordonnent la fermeture de l’entreprise.

Des entreprises réticentes à fermer leurs portes

''Les réticences de certaines entreprises s’expliquent surtout par le fait qu’elles craignaient la suspension de leur activité en cas de découverte de cas positifs'', explique une source à la CGEM, contacté par Médias24. Dans la région de Casablanca-Settat, des entreprises ont parfois annulé des dépistages à la dernière minute, sans compter le personnel qui n’était pas toujours disponible. 

Si une entreprise détecte un cas positif parmi ses effectifs devra-t-elle fermer ? La réponse est "cela dépend des cas". Il n'y a pas de fermeture systématique, nous avait indiqué la CGEM début juin. Si cette entreprise observe les consignes de sécurité sanitaire et remplit les conditions exigées par les autorités et que le nombre de cas détectés est faible, "elle continuera à exercer. Elle ne subira aucune fermeture", nous explique une source sûre. A contrario, si le nombre de cas détectés est élevé, en raison du non-respect des mesures de sécurité, il est évident que la fermeture s'impose. 

''A notre niveau, nous continuons de mobiliser et de sensibiliser les entreprises membres et non membres de notre confédération à l’importance du respect rigoureux des mesures sanitaires et préventives, de l’adhésion à la campagne de dépistage comme un préalable pour une reprise sécurisée, mais également de l’adoption de l’application Wiqaytna pour faciliter la détection précoce des cas positifs afin de les traiter rapidement, évitant ainsi d’éventuelles suspensions d’activité'', ajoute notre source.

Rassurées, de plus en plus d’entreprises inscrivent leurs salariés dans l’opération de dépistage. Parmi les 560.000 salariés inscrits jusqu’à présent, 110.000 salariés ont été inscrits durant ces 10 derniers jours.

''Aucune entreprise n’a payé les tests''

La CGEM a également communiqué, mi-juin, la taille des échantillons du personnel testé, puisqu’il est impossible de pratiquer des tests sur les 3.5 millions de salariés du privé déclarés, au vu du coût que ces tests feraient porter sur l’État ou les entreprises. Karim Tazi indique que pour l’heure, aucune entreprise n’a payé le test (en attendant que le ministère fixe le prix et qui le paiera).

''Dans le cadre de l’opération de dépistage des entreprises du secteur privé coordonnée par la CGEM et le ministère de la Santé, aucun paiement n’a été effectué pour l’instant. Cependant, certaines entreprises ont eu directement recours à des laboratoires privés et ont donc payé la prestation'', explique notre source. Quoi qu'il en soit, "la prise en charge de ces tests va se faire dans la continuité de l'élan de solidarité observé depuis le début de cette pandémie", nous avait également affirmé la CGEM. Si un coût est fixé, le système a été pensé pour que l'entreprise ne paie pas directement les autorités sanitaires. Le paiement se fera via un compte bancaire mis en place par la CGEM.

Notre source précise également que la capacité pour le dépistage en entreprise dans le cadre de la campagne coordonnée par la CGEM et le ministère de la Santé est de l’ordre de 25.000 tests par semaine.

Dépistage : la CGEM rassure les entreprises sur le risque de fermeture

Le 14 juillet 2020 à09:59

Modifié le 14 juillet 2020 à 15:31

En cas de détection de cas positifs au Covid-19, les entreprises redoutent une fermeture imposée par les autorités. La CGEM tient à les rassurer en précisant que les fermetures ne sont pas systématiques.

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La campagne de dépistage massif en entreprises déployée par la CGEM et le ministère de la Santé se poursuit. A la date 11 juillet, 133.367 personnes ont été testées, soit 98% de l’effectif ciblé (transmis aux régions) par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le ministère de la Santé, sur un total de 2.529 sites déterminés dans tout le Maroc.

821 cas ont été dépistés positifs, principalement dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (à hauteur de 465), Laayoune Es Sakia Al Hamra (239) et Casablanca-Settat (115).

Si la quasi-totalité de l’effectif ciblé a donc été atteint, les entreprises, y compris celles qui respectent les mesures sanitaires, sont cependant récalcitrantes à l’idée de procéder à des dépistages, craignant que les autorités de santé découvrent des cas positifs asymptomatiques et ordonnent la fermeture de l’entreprise.

Des entreprises réticentes à fermer leurs portes

''Les réticences de certaines entreprises s’expliquent surtout par le fait qu’elles craignaient la suspension de leur activité en cas de découverte de cas positifs'', explique une source à la CGEM, contacté par Médias24. Dans la région de Casablanca-Settat, des entreprises ont parfois annulé des dépistages à la dernière minute, sans compter le personnel qui n’était pas toujours disponible. 

Si une entreprise détecte un cas positif parmi ses effectifs devra-t-elle fermer ? La réponse est "cela dépend des cas". Il n'y a pas de fermeture systématique, nous avait indiqué la CGEM début juin. Si cette entreprise observe les consignes de sécurité sanitaire et remplit les conditions exigées par les autorités et que le nombre de cas détectés est faible, "elle continuera à exercer. Elle ne subira aucune fermeture", nous explique une source sûre. A contrario, si le nombre de cas détectés est élevé, en raison du non-respect des mesures de sécurité, il est évident que la fermeture s'impose. 

''A notre niveau, nous continuons de mobiliser et de sensibiliser les entreprises membres et non membres de notre confédération à l’importance du respect rigoureux des mesures sanitaires et préventives, de l’adhésion à la campagne de dépistage comme un préalable pour une reprise sécurisée, mais également de l’adoption de l’application Wiqaytna pour faciliter la détection précoce des cas positifs afin de les traiter rapidement, évitant ainsi d’éventuelles suspensions d’activité'', ajoute notre source.

Rassurées, de plus en plus d’entreprises inscrivent leurs salariés dans l’opération de dépistage. Parmi les 560.000 salariés inscrits jusqu’à présent, 110.000 salariés ont été inscrits durant ces 10 derniers jours.

''Aucune entreprise n’a payé les tests''

La CGEM a également communiqué, mi-juin, la taille des échantillons du personnel testé, puisqu’il est impossible de pratiquer des tests sur les 3.5 millions de salariés du privé déclarés, au vu du coût que ces tests feraient porter sur l’État ou les entreprises. Karim Tazi indique que pour l’heure, aucune entreprise n’a payé le test (en attendant que le ministère fixe le prix et qui le paiera).

''Dans le cadre de l’opération de dépistage des entreprises du secteur privé coordonnée par la CGEM et le ministère de la Santé, aucun paiement n’a été effectué pour l’instant. Cependant, certaines entreprises ont eu directement recours à des laboratoires privés et ont donc payé la prestation'', explique notre source. Quoi qu'il en soit, "la prise en charge de ces tests va se faire dans la continuité de l'élan de solidarité observé depuis le début de cette pandémie", nous avait également affirmé la CGEM. Si un coût est fixé, le système a été pensé pour que l'entreprise ne paie pas directement les autorités sanitaires. Le paiement se fera via un compte bancaire mis en place par la CGEM.

Notre source précise également que la capacité pour le dépistage en entreprise dans le cadre de la campagne coordonnée par la CGEM et le ministère de la Santé est de l’ordre de 25.000 tests par semaine.

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