Croissance économique: voici les prévisions du HCP pour 2019

Après avoir annoncé une croissance de 2,8% au premier trimestre, le HCP estime la progression du PIB à 2,6% au deuxième trimestre et s’attend à une croissance de 2,4% au troisième trimestre.

Croissance économique : voici les prévisions du HCP pour 2019

Le 03 juillet 2019 à 11:05

Modifié le 03 juillet 2019 à 11:11

Au deuxième trimestre, l’économie nationale a pâti d’une légère décélération de la croissance des activités hors agriculture, dont le rythme serait passé de 3,8% à 3,4%, en variations annuelles. La valeur ajoutée agricole aurait, pour sa part, poursuivi sa tendance baissière pour le deuxième trimestre successif, affichant un repli de 2,7%.

Bonne tenue du commerce extérieur

Sur le plan de la demande, et malgré un essoufflement de la croissance mondiale et un ralentissement du commerce mondial, la demande étrangère adressée au Maroc se serait affermie de 3,2%, bénéficiant de l'orientation relativement plus favorable des importations des pays de la zone euro.

Les exportations de biens se seraient améliorées de 11,3% au deuxième trimestre 2019, profitant de la bonne performance des ventes extérieures hors phosphates.

Les importations auraient, quant à elles, augmenté de 9,1% au deuxième trimestre 2019, sous-tendues par l'accroissement de la demande intérieure.

Ralentissement de la demande intérieure

Cette dernière, tout en continuant à soutenir la croissance économique, a toutefois connu une modération de son rythme de croissance.

Malgré la poursuite d’apaisement des tensions inflationnistes, la consommation finale des ménages, en volume, se serait affermie de 3,2%, au lieu de +3,8% un trimestre plus tôt, contribuant pour +1,8 point à la croissance globale du PIB.

Pour sa part, la consommation des administrations publiques se serait affermie de 2,8%, en ligne avec l’augmentation des dépenses de fonctionnement.

La formation brute de capital (FBC) aurait, elle, poursuivi son redressement amorcé au début de 2019, affichant une hausse de 2,8%, au deuxième trimestre 2019, au lieu de +2,6% un trimestre auparavant. Sa contribution au PIB aurait atteint +1 point, au lieu de +0,8 point la même période de l’année précédente.

Tassement des activités hors agriculture

Du côté de l’offre, la valeur ajoutée agricole se serait infléchie de 2,7%, en variation annuelle, après avoir régressé de 3,2% un trimestre auparavant.

Plus de la moitié de la baisse de la production agricole incomberait au repli de 41% et 14,4% des récoltes des céréales et des légumineuses, pratiquées, en moyenne, sur plus de 60% de la superficie agricole utile. Le rythme de progression des autres cultures s’accélérerait légèrement, pour atteindre +4,8%.

La croissance des activités hors agriculture aurait, elle, ralenti à +3,4%, après +3,8% un trimestre plus tôt. Cette évolution aurait été attribuable à une décélération de la valeur ajoutée du secteur secondaire dont la croissance serait passée, respectivement, de 4,6% à 3,7% sous l’effet d’un retournement à la baisse des activités minières et d’une progression moins soutenue de l’électricité qu’au premier trimestre. Les activités tertiaires auraient, quant à elles, progressé de 3,2% au lieu de 3% un trimestre plus tôt, portant leur contribution à la croissance économique globale à +1,6 point.

Poursuite du ralentissement au troisième trimestre

Au troisième trimestre, la croissance économique devrait rester, pâtissant du repli de 2,5% de la valeur ajoutée agricole. Cette baisse s’accompagnerait par une augmentation des charges des agriculteurs, en raison principalement de la hausse des prix des aliments de bétail, notamment ceux de l’orge et de la paille. Les disponibilités en affouragement de l’orge local se seraient sensiblement repliées, consécutivement à la chute de sa production de 57,4% au terme de la campagne agricole 2018/2019.

Hors agriculture, l’activité économique évoluerait dans un contexte international marqué par les incertitudes. La demande mondiale adressée au Maroc enregistrerait une hausse de 2,9%, en variation annuelle. Cette amélioration profiterait, notamment, au secteur secondaire dont la croissance s’établirait à 3,1%, au troisième trimestre 2019. Quant au secteur tertiaire, sa valeur ajoutée croîtrait de 3,2%, contribuant pour 1,6 point à la croissance globale du PIB.

Globalement, la valeur ajoutée hors agriculture s’améliorerait de 3,2% au troisième trimestre 2019. Compte tenu d’une régression de 2,5% de la valeur ajoutée agricole, la croissance économique nationale serait de 2,4%, au lieu de +3% la même période une année auparavant.

>>Lire aussi: Le HCP confirme le ralentissement de la croissance au 1er trimestre 2019

Croissance économique: voici les prévisions du HCP pour 2019

Le 03 juillet 2019 à11:05

Modifié le 03 juillet 2019 à 11:11

Après avoir annoncé une croissance de 2,8% au premier trimestre, le HCP estime la progression du PIB à 2,6% au deuxième trimestre et s’attend à une croissance de 2,4% au troisième trimestre.

Au deuxième trimestre, l’économie nationale a pâti d’une légère décélération de la croissance des activités hors agriculture, dont le rythme serait passé de 3,8% à 3,4%, en variations annuelles. La valeur ajoutée agricole aurait, pour sa part, poursuivi sa tendance baissière pour le deuxième trimestre successif, affichant un repli de 2,7%.

Bonne tenue du commerce extérieur

Sur le plan de la demande, et malgré un essoufflement de la croissance mondiale et un ralentissement du commerce mondial, la demande étrangère adressée au Maroc se serait affermie de 3,2%, bénéficiant de l'orientation relativement plus favorable des importations des pays de la zone euro.

Les exportations de biens se seraient améliorées de 11,3% au deuxième trimestre 2019, profitant de la bonne performance des ventes extérieures hors phosphates.

Les importations auraient, quant à elles, augmenté de 9,1% au deuxième trimestre 2019, sous-tendues par l'accroissement de la demande intérieure.

Ralentissement de la demande intérieure

Cette dernière, tout en continuant à soutenir la croissance économique, a toutefois connu une modération de son rythme de croissance.

Malgré la poursuite d’apaisement des tensions inflationnistes, la consommation finale des ménages, en volume, se serait affermie de 3,2%, au lieu de +3,8% un trimestre plus tôt, contribuant pour +1,8 point à la croissance globale du PIB.

Pour sa part, la consommation des administrations publiques se serait affermie de 2,8%, en ligne avec l’augmentation des dépenses de fonctionnement.

La formation brute de capital (FBC) aurait, elle, poursuivi son redressement amorcé au début de 2019, affichant une hausse de 2,8%, au deuxième trimestre 2019, au lieu de +2,6% un trimestre auparavant. Sa contribution au PIB aurait atteint +1 point, au lieu de +0,8 point la même période de l’année précédente.

Tassement des activités hors agriculture

Du côté de l’offre, la valeur ajoutée agricole se serait infléchie de 2,7%, en variation annuelle, après avoir régressé de 3,2% un trimestre auparavant.

Plus de la moitié de la baisse de la production agricole incomberait au repli de 41% et 14,4% des récoltes des céréales et des légumineuses, pratiquées, en moyenne, sur plus de 60% de la superficie agricole utile. Le rythme de progression des autres cultures s’accélérerait légèrement, pour atteindre +4,8%.

La croissance des activités hors agriculture aurait, elle, ralenti à +3,4%, après +3,8% un trimestre plus tôt. Cette évolution aurait été attribuable à une décélération de la valeur ajoutée du secteur secondaire dont la croissance serait passée, respectivement, de 4,6% à 3,7% sous l’effet d’un retournement à la baisse des activités minières et d’une progression moins soutenue de l’électricité qu’au premier trimestre. Les activités tertiaires auraient, quant à elles, progressé de 3,2% au lieu de 3% un trimestre plus tôt, portant leur contribution à la croissance économique globale à +1,6 point.

Poursuite du ralentissement au troisième trimestre

Au troisième trimestre, la croissance économique devrait rester, pâtissant du repli de 2,5% de la valeur ajoutée agricole. Cette baisse s’accompagnerait par une augmentation des charges des agriculteurs, en raison principalement de la hausse des prix des aliments de bétail, notamment ceux de l’orge et de la paille. Les disponibilités en affouragement de l’orge local se seraient sensiblement repliées, consécutivement à la chute de sa production de 57,4% au terme de la campagne agricole 2018/2019.

Hors agriculture, l’activité économique évoluerait dans un contexte international marqué par les incertitudes. La demande mondiale adressée au Maroc enregistrerait une hausse de 2,9%, en variation annuelle. Cette amélioration profiterait, notamment, au secteur secondaire dont la croissance s’établirait à 3,1%, au troisième trimestre 2019. Quant au secteur tertiaire, sa valeur ajoutée croîtrait de 3,2%, contribuant pour 1,6 point à la croissance globale du PIB.

Globalement, la valeur ajoutée hors agriculture s’améliorerait de 3,2% au troisième trimestre 2019. Compte tenu d’une régression de 2,5% de la valeur ajoutée agricole, la croissance économique nationale serait de 2,4%, au lieu de +3% la même période une année auparavant.

>>Lire aussi: Le HCP confirme le ralentissement de la croissance au 1er trimestre 2019

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