Croissance: pas plus de 2,4% au 3e trimestre, 2,6% attendus au 4e

Ralentissement de la demande mondiale adressée au Maroc, décélération de la consommation des ménages, et faible augmentation de l’investissement marquent la conjoncture économique au troisième semestre 2019.

Croissance : pas plus de 2,4% au troisième trimestre, 2,6% attendus au quatrième

Le 08 octobre 2019 à 14:07

Modifié le 08 octobre 2019 à 15:20

Enième confirmation du ralentissement économique que vit le Maroc en 2019. Le Haut Commissariat au Plan vient de publier sa dernière note de conjoncture trimestrielle, annonçant une croissance estimée à 2,4% au troisième trimestre, contre 2,5% au trimestre précédent, en raison d’une décélération des activités non agricoles et d’une poursuite de la baisse des activités agricoles.

Pour le dernier trimestre de l’année, le HCP prévoit une croissance de 2,6% contre 2,8% une année auparavant.

L’institut explique ces faibles réalisations et perspectives par les éléments suivants :

Inflation toujours faible

Du côté de la demande, il y a une décélération de la demande étrangère adressée au Maroc : +1,6% au 3ème trimestre contre 4,9% un an auparavant.

Malgré cela, les exportations auraient cru de 8,8%, portées par l’aéronautique, l’agriculture et le textile. Avec des importations qui auraient ralentit à +1,2%, le déficit commercial se serait allégé de 7,3% et le taux de couverture se serait amélioré de 4 points, à 57,4%.

Pour sa part, la consommation des ménages connait un tassement de sa progression : +3,5% au lieu de 3,7% un trimestre plus tôt, malgré une inflation toujours faible, une bonne progression des crédits à la consommation et la hausse des transferts des MRE.

Quant à l’investissement, il aurait augmenté légèrement de 2,6%, porté par l’investissement industriel et dans les infrastructures.

Pour ce qui est de l’offre, la valeur ajoutée agricole se serait contractée de 2,6% au troisième trimestre, alors que les activités hors agriculture auraient ralenti à +3,1% contre +3,3% un trimestre plus tôt. Aussi bien le secteur secondaire que tertiaire aurait connu un tassement.

Dans ce contexte, les prix à la consommation se seraient légèrement redressés mais l’inflation demeure faible : +0,6% au troisième trimestre contre +0,2% un trimestre auparavant.

Un quatrième trimestre dans la continuité

Les prévisions pour le quatrième trimestre 2019 portent sur les hypothèses suivantes :

- La demande mondiale adressée au Maroc devrait poursuivre son ralentissement, affichant une hausse de 1,3%, en variation annuelle, dans un contexte mondial toujours tendu.

- Cette légère progression profiterait, notamment, au secteur secondaire dont la croissance s’établirait à +3%, au quatrième trimestre 2019. Quant au secteur tertiaire, sa valeur ajoutée croîtrait de 3,2%, en glissement annuel.

- La valeur ajoutée agricole continuerait de subir les effets décalés du déficit pluviométrique. En variation annuelle, la baisse de la valeur ajoutée agricole s’établirait à -2,5%, soustrayant 0,3 point à la croissance économique globale.

Compte tenu d’une hausse de 3,2% de la valeur ajoutée hors agricole, la croissance économique nationale serait de 2,6%, au lieu de +2,8% la même période une année auparavant.

>>Lire aussi: Situation économique : Ahmed Lahlimi dresse un nouveau tableau sombre

Croissance: pas plus de 2,4% au 3e trimestre, 2,6% attendus au 4e

Le 08 octobre 2019 à14:07

Modifié le 08 octobre 2019 à 15:20

Ralentissement de la demande mondiale adressée au Maroc, décélération de la consommation des ménages, et faible augmentation de l’investissement marquent la conjoncture économique au troisième semestre 2019.

Enième confirmation du ralentissement économique que vit le Maroc en 2019. Le Haut Commissariat au Plan vient de publier sa dernière note de conjoncture trimestrielle, annonçant une croissance estimée à 2,4% au troisième trimestre, contre 2,5% au trimestre précédent, en raison d’une décélération des activités non agricoles et d’une poursuite de la baisse des activités agricoles.

Pour le dernier trimestre de l’année, le HCP prévoit une croissance de 2,6% contre 2,8% une année auparavant.

L’institut explique ces faibles réalisations et perspectives par les éléments suivants :

Inflation toujours faible

Du côté de la demande, il y a une décélération de la demande étrangère adressée au Maroc : +1,6% au 3ème trimestre contre 4,9% un an auparavant.

Malgré cela, les exportations auraient cru de 8,8%, portées par l’aéronautique, l’agriculture et le textile. Avec des importations qui auraient ralentit à +1,2%, le déficit commercial se serait allégé de 7,3% et le taux de couverture se serait amélioré de 4 points, à 57,4%.

Pour sa part, la consommation des ménages connait un tassement de sa progression : +3,5% au lieu de 3,7% un trimestre plus tôt, malgré une inflation toujours faible, une bonne progression des crédits à la consommation et la hausse des transferts des MRE.

Quant à l’investissement, il aurait augmenté légèrement de 2,6%, porté par l’investissement industriel et dans les infrastructures.

Pour ce qui est de l’offre, la valeur ajoutée agricole se serait contractée de 2,6% au troisième trimestre, alors que les activités hors agriculture auraient ralenti à +3,1% contre +3,3% un trimestre plus tôt. Aussi bien le secteur secondaire que tertiaire aurait connu un tassement.

Dans ce contexte, les prix à la consommation se seraient légèrement redressés mais l’inflation demeure faible : +0,6% au troisième trimestre contre +0,2% un trimestre auparavant.

Un quatrième trimestre dans la continuité

Les prévisions pour le quatrième trimestre 2019 portent sur les hypothèses suivantes :

- La demande mondiale adressée au Maroc devrait poursuivre son ralentissement, affichant une hausse de 1,3%, en variation annuelle, dans un contexte mondial toujours tendu.

- Cette légère progression profiterait, notamment, au secteur secondaire dont la croissance s’établirait à +3%, au quatrième trimestre 2019. Quant au secteur tertiaire, sa valeur ajoutée croîtrait de 3,2%, en glissement annuel.

- La valeur ajoutée agricole continuerait de subir les effets décalés du déficit pluviométrique. En variation annuelle, la baisse de la valeur ajoutée agricole s’établirait à -2,5%, soustrayant 0,3 point à la croissance économique globale.

Compte tenu d’une hausse de 3,2% de la valeur ajoutée hors agricole, la croissance économique nationale serait de 2,6%, au lieu de +2,8% la même période une année auparavant.

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